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L’Ecosse des Highlands : Into the wild (6/8)

Publié le par Eric Bertrand

          La seconde motivation
           L’Alaska, pour Alexander Supertramp, c’est l’évasion, la quête de l’imaginaire. L’Ecosse, c’était à mes yeux le « grand-nord », loin des grandes villes, Edinbugh ou Glasgow et même Inverness, l’Ecosse des Highlands et d’Ossian, l’Ecosse gaélique…
          Je ne vais pas refaire le blog que j’ai tenu au moment où j’ai écrit « le Ceilidh », mais il y a tout cela si le lecteur se reporte aux pages écrites il y a deux ans…et aux photos qui illustrent ce blog. Tout se tient, même les dernières pages de « Pour y voir Clerc »…

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, plus profonde et directement liée à la précédente, c’était pour moi aussi l’appel du « wild »… qu’on trouve en souche dans « la Route » mais aussi dans la suite immédiate à ce voyage. Je savais qu’à mon retour des Etas-Unis, je partirais pour le Caithness. Que je n’aurais qu’une dizaine de jours pour me retourner… et par conséquent, pendant que j’effectuais le voyage américain, j’avais déjà en perspective, le voyage écossais… L’Ecosse jouait pour moi le rôle de l’Alaska du film.

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Partir vers l’Ecosse et les Highlands : Into the wild (5/8)

Publié le par Eric Bertrand

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               Evidemment, je me suis projeté à travers ce personnage qui écrivait avec précaution son histoire au fur et à mesure qu’il avançait dans son aventure. Les points communs ? On les retrouve dans « La Route, la Poussière et le sable »… La même motivation, les mêmes paysages, la route, la fascination pour « le wild », les personnages.
Par quoi commencer ? Que le lecteur visionne à nouveau le beau clip de Fred qui figure au début de ce blog…
               D’abord la motivation… Pour quelle raison quitter la France et partir si loin de ce à quoi j’étais habitué, préparé ? Citadin lyonnais, installé dans une ville prospère, les études marchent bien, je m’entends bien avec mes parents, j’aime mon frère et ma sœur, j’ai des amis, je sors… Et pourtant, cela s’imposait à moi, je venais de passer ma maitrise, la logique aurait voulu que je passe l’examen final pour devenir professeur…
               Je ne voulais pas entrer dans le rang, être nommé sur un poste et l’occuper jusqu’à la retraite. J’avais un ami proche qui déjà thésaurisait, travaillait l’été et cherchait à entrer dans la banque qui allait ultérieurement lui offrir un emploi juteux. Je ne m’y reconnaissais pas, je voulais tenter autre chose, loin de tout. Juste tenter…

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Rencontres : Into the wild (4/8)

Publié le par Eric Bertrand

                La route qui mène Alexander Supertramp en Alaska est semée de rencontres et de temps forts : le hippie et sa femme qui revivent en sa compagnie les heures fortes de leur jeunesse. Le vieux retraité qui veut faire d’Alex son héritier et qui réapprend l’enthousiasme à ses côtés. La jeune fille sensible et artiste qui tombe amoureuse de lui… Le fermier qui tient une grosse exploitation et qui l’embauche pour un temps....
                 Ils sont tous charmés par ce garçon dont l’énergie les ébranle et les amène à se remettre en question. 

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“L’Appel de la forêt”: into the wild (3/8)

Publié le par Eric Bertrand

               La véritable motivation de Alexander Supertramp, c’est ce que jack London appelle « the Call of the wild ». Ce magnifique roman qu’on traduit faiblement par « l’Appel de la forêt » et qu’on a encore trop tendance à considérer comme un roman pour enfants… Un enfant de nos collèges, avec bonbons, i.pod et portable dans les poches, peut-il comprendre ce que c’est que le « call of the wild » ?
Alex l’a bien compris. Le film met en parallèle deux périodes : celle de la quête de l’Alaska et celle de son séjour dans une carcasse de bus perdu au cœur de la nature.
               Un Ecossais, John Muir, a posé il y a plus d’un siècle le principe selon lequel « Wilderness is a necessity ». A partir de ce principe, il a créé les grands parcs de Yellowstone et Yosemite.Alex a trouvé que cet appel valait bien mieux que celui de la réussite sociale.

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Supertramp : Into the wild (2/8)

Publié le par Eric Bertrand

                     En même temps que le récit d’une aventure haute en couleurs, il m’a semblé que le film offrait un tableau très juste des Etats-Unis, marqué par les fausses valeurs d’une politique de la promotion personnelle, d’une éducation fondée sur l’argent, d’une éthique qui érige la réussite professionnelle comme principe unique.
                     Dans ce contexte, le libre penseur apparaît toujours comme un marginal, un dérouté. Les immeubles, les voitures, la densité du traffic, la rigueur de la loi et la présence obsédante de la police l’écrasent et le défient constamment. (Terrible image de Los Angelès au milieu du film…) Seule, la nature américaine lui offre les grands espaces et un cadre propice à l’épanouissement et aux fantasmes de la vie sauvage, loin des interstates (le film montre les grands lacs, les torrents tumultueux du Colorado, les massifs rouges du Grand Canyon, les rouleaux du Pacifique, les forêts d’Alaska et du Yukon cher à Jack London, souvent cité par Alexander Supertramp…)

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