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ecriture et reecriture

Le travail à partir du manuscrit

Publié le par Eric Bertrand

                  Depuis le 27 décembre dernier, j’ai repris avec acharnement le manuscrit, porté par la conscience de réaliser quelque chose de nouveau par rapport à tout ce que j’ai pu faire jusqu’à présent et par rapport aussi à ce qui se fait en matière de réflexion sur le monde éducatif. 

                 Comment s’y prend-on dans ce cas là, après un « abandon » de plus de huit mois ? La méthode est simple : elle consiste en même temps qu’elle « fluidifie » la phrase, à en enrichir le contenu. Egalement bien cerner le contenu… Le « sujet » majeur de ce récit est l’éducation mais aussi l’adolescence.

                  Je passe au crible les défauts et les qualités des adolescents que je côtoie (et l’inspiration ne manque pas !), ce qui me fait aussi penser que cet ouvrage, beaucoup plus que tous les autres, trouvera un écho chez les collégiens. Il faut bien que cette expérience du collège m’ait servi à quelque chose !

                  Je travaille aussi la cohérence de l’ensemble, et pour cela, j’écris en parallèle un « scénario détaillé » qui consiste surtout à noter tous les « ingrédients » que j’ajoute au fil des séances d’écriture.

 

Other seals

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Rencontre de l’éditeur

Publié le par Eric Bertrand


                  Mes passages à Lyon sont aussi l’occasion de rencontrer mes deux éditeurs et amis, Pascal et Maurice. Maurice était en déplacement mais j’ai vu Pascal. Bon moment partagé dans une pizzéria de l’est lyonnais.

                  Nous en avons avalé bien d’autres des pizzas, et bien loin de Lyon, pizzas de Palerme, dans une rue sombre, pizzas de Venise près du Grand Canal, pizzas de fortunes diverses… Mais cette fois, nous nous retrouvons pour parler de ces routes si diverses que nous avons prises l’un et l’autre depuis le temps de nos gondoles.

                  Aléas marche assez bien malgré la crise et la concurrence. Pascal et Maurice se répartissent le travail et continuent la tâche de distribution et de publication qui permet à la boite de tenir. Pascal m’indique qu’avant-hier encore, il a expédié un « Ponton ». Je lui remets le chèque correspondant aux ventes du salon de La Rochelle en même temps qu’un manuscrit que m’a confié une dame venue me voir pour parler de la difficulté qu’elle éprouvait à se faire éditer. Je l’ai rassurée quant au sort de son ouvrage : remis personnellement à l’éditeur, il ne lui reste qu’à faire confiance au comité de lecture. Je lui ai envoyé un mail pour la rassurer. Le manuscrit vit son destin…

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Addiction ?

Publié le par Eric Bertrand

                Message spécialement destiné à mes bons lecteurs si fidèles et accoutumés à l’article du jour ! Comme vous l’avez constaté, je déserte l’espace du blog à des périodes (rares, et en général définies) pour deux raisons…

                La raison matérielle d’abord, parce que, pendant cette période, je ne dispose pas de l’environnement informatique auquel je suis habitué… Mais depuis ces fêtes de Noël, cette excuse ne va plus car je suis à présent équipé d’un mini ordinateur, « net book » pour les spécialistes, qui me permet aussi bien de taper mes articles que de surfer sur le net.

                 La raison personnelle qui dès à présent seule prévaut : en période de vacances et de déplacement, je trouve un certain plaisir dans cette tension qui consiste à vaincre certains « mécanismes » liés aux technologies nouvelles… Résistance programmée à toute forme d’addiction !


 From the cliff in Caithness

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Meilleurs vœux façon Francis Lepioufle

Publié le par Eric Bertrand

          J’ai déjà évoqué dans plusieurs articles de ce blog le travail de mon ami écrivain Francis Lepioufle. Son intervention hier sur la matière poétique m’amène à continuer dans ce sens en vous offrant ses quelques vers marins, écrits du haut de son blog et du large océan…

http://ecriposoph.wordpress.com/

 

Poser l'ancre quelques heures

A l’abri des vents mugissants

Et ouvrir un portail.

De chacun en son port

Peut naître un pêcheur 

Du bonheur ;

Sur les berges de la mer démontée

Des vagues plus attendries trémoussent d'espoir

Et portent les alizés.

 

Au pêcheur de tendre le fil de son être,

De dessiner

Même dans l'ombre le frémissement d'une nouvelle onde

D'oser marcher sur les rives vertes de l'audace

Pour enfin à l'épuisette, goûter aux trésors du monde

Et partager les plaisirs de l’instant, face à face.

Wild sea from Sinclair Girnigoe tower

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Dettes à Souchon : l’article du mois

Publié le par Eric Bertrand



             C’est toujours subjectif, et je laisse au lecteur le soin d’en décider ! Je ne fais que proposer afin de remettre en ligne l’un de ces articles qui émaillent le blog au jour le jour : il s’agit de celui paru en deux parties les 2 et 3 décembre consacré à l’influence des chansons de Souchon..

 

Cette année est importante. Sortent des disques événements pour moi… Julien Clerc comme Souchon ne sortent pas des disques tous les ans. Avez-vous entendu "Ecoutez d'où ma peine vient" ou "parachute doré"?

           Dans mon panthéon musical, ils partagent la même faveur.

           Pas de la même façon. Ce qui m’a toujours séduit chez Souchon, c’est la tonalité et la ciselure des textes. Le regard sur le monde également… Et les mélodies un peu désabusées, entraînantes cependant, les « Foules sentimentales », « Si le ciel était vide » et autres « Rive gauche à Paris ». Je partage des inquiétudes qui sont celles du chanteur et les mêmes élans souvent brisés. Mieux, je trouve chez lui une résonnance littéraire, des côtés Flaubert, et une démarche un peu proustienne qui a suscité mon livre : écoutons Souchon pour commencer :

 

Des villas des mimosas

Au fond de la baie de Somme

La famille sur les transats

Le pommier les pommes

Je regardais la mer qui brille dans l’été parfait

Dans l’eau se baignaient des jeunes filles qui m’attiraient

Les promenades le long des dunes en voiture

Pendant qu’elles regardaient en haut la lune pure

Je mettais dans mes mains leurs doigts et j’étais le roi

Comme dans les chansons d’amour d’autrefois.

Tous ces petits moments magiques de notre existence

Qu’on met dans des sacs plastiques et puis qu’on balance

Tout ce gaspi de nos cœurs qui battent

Tous ces morceaux de nous qui partent

Y’en avait plein le réservoir au départ.

 

           Quand j’ai écrit « Pour y voir Clerc », dans ma peinture des années 72-75, j’ai oublié d’évoquer « l’Amour 1830 », une des premières de Souchon. Tout a commencé là !

           C’était ma période Alfred de Musset et Chopin, « Toi aussi t’en as rêvé des cornemuses »… Et puis il y a eu « bidon », « la balade de Jim », « les nouvelles pour dames de Saumerset Maugham », « de quoi j’ai l’air avec mes détails, mes haltères… ». En présence des filles, les autres mecs me filaient toujours des complexes… « Il a déboulé dans l'soir en disant: "Mes malles sont encore au port", moi j’étais largué, classé, elle était bouche bée, et lui c’était Robert Taylor »… La silhouette désarmante des filles, les "caterpillars" comme il dit...  Hymne permanent à l’élégance, bien au-dessus des « jupes des filles » ! « La beauté d’Ava Gardner »… « J’suis mal dans ma peau, en cow-boy très beau… ».

            Les chansons de Souchon offrent un cinéma à bon marché et tout est tellement cinématographique dans la plupart de ses textes… « Vendeuse de glaces, boulevard de la plage, sous sa bâche elle était belle »… Tailler la zone, Robert Zimmerman, l’ambiance Bugatti, sur les banquettes de molesquine des Limousines, « J'aime les regretteurs d'hier, qui trouvent que tout c'qu'on gagne, on l'perd, les fumées dans les chemins de fer, la beauté d’Ava Gardner »

            Souchon repasse les années comme sur une bande super 8 : « écoutez l'histoire entre Trouville et Dinard »…  Le passé tremble, le présent se crispe : « Moi aussi j’en ai  rêvé des rêves tant pis, tu la voyais grande et c’est une toute petite vie, Tu la voyais pas comme ça l’histoire, Toi  t’étais tempête et rocher noir, Mais qui t’a cassé ta boule de cristal, cassé tes envies rendu banal… Mais qui t’a rangé à plat dans ce tiroir, comme un espadon dans une baignoire … c’est pas toi qui y’es, dans le bagad de Lann Bihouë ».

            C’est au bout du compte des pages de la vie de chacun qui s’écrivent et s’écoutent à travers plus de trente ans des chansons de Souchon. Si nos vies se déploient au-dessus de nous comme les ramures d’un arbre, à chacun de retrouver sa souche !

          

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