Tout en relisant et en
refondant chacun de mes chapitres et chacun des tournants de mon récit, je travaille à la structure.
C’est ainsi que j’ai fait apparaître les éléments
suivants : le journal de la collégienne nommée Zoé, dont on découvre le témoignage. Le livre baptisé « L’organisme » est la mise en
abyme de ce témoignage.
« L’Organisme » serait constitué de quatre parties : « Adolescence », « Métamorphose », « La Galerie interdite », « Monstrueuse vengeance du
microbe ».
En comparaison à l’organisation du
récit et au travail de l’écriture, le choix des noms des personnages d’un récit paraît un peu dérisoire. Il a cependant, le moment venu, son importance. Etant donné que dans mon récit, le
personnage principal est un narrateur (qui dit « Je » et qui n’est, rappelons-le bien évidemment pas l’auteur !) le problème ne s’était pas
vraiment posé et j’avais, à chaque fois qu’il était question d’un autre, utilisé des prénoms transitoires que j’ai dû fixer ces derniers jours.
Le second personnage principal est une jeune fille dont est amoureux le
narrateur : cette collégienne n’est pas particulièrement sympathique et il me fallait lui choisir un prénom « neutre » qui ne donne pas
l’idée à l’une de mes élèves (amenée l’an prochain à lire le livre) de se projeter dans le personnage !
J’ai donc établi une liste mentale, et ai demandé à ma fille qui passe en
troisième de me donner son point de vue. Finalement, nous nous sommes entendus sur « Zoé ». Prénom d’un personnage que l’on a croisé dans
l’une de mes nouvelles : « Pierrot et Colombine ».
Avec le recul du
temps et le travail effectué en aval, la relecture de l’œuvre que je suis en train d’écrire s’avère à chaque fois un vaste chantier en
restructuration.
Depuis que j’ai remis le nez dans les premières pages, j’ai l’impression de me trouver en face de
véritables « blocs de glace » dont il faut faire fondre la première couche pour en rendre la matière perméable à
l’ensemble.
Pour cette raison, je progresse à tout petits pas et l’été arrive à point nommé pour mener ce
travail de « refonte » dans tous les sens du terme !
Quelques nouvelles de « mon château »
Sinclair and Girnigoe. Le lecteur du Ceilidh sait de quoi je veux parler ! L’été dernier, on le
sait aussi, a été l’occasion de resserrer les liens avec la personne qui a la charge des travaux en cours au château... Je mets ici les indications
qu’il vient de m’envoyer au sujet de l’évolution du site...
Work has been going well at the castle, most of the
rooms in the outer bailey (castle Sinclair) have been exposed and approx 1300 Ton of rubble has been removed exposing all the main building features. The archaeologists are here at the moment
finishing off the main clearance ready for reopening one section to the public in August (fingers crossed).
Sans doute un site exceptionnel livré au public mais en même temps la fin d’une époque exceptionnelle, où le marcheur grimpait à la corde en haut du
bâtiment et laissait son imagination rejoindre les vieux spectres !
J’ai beaucoup travaillé ces derniers
temps et je puis dire que j’arrive enfin au tournant attendu : j’ai mis le point final à « l’Organisme ». Non que le livre soit
prêt à l’envoi et, partant, à l’impression !... Loin de là ! Mais je parle de « tournant » car l’expérience prouve que ce moment
est déterminant.
Il me permet notamment de retravailler en amont et de corriger certains points narratifs en fonction de la logique du dénouement. J’ai aussi quelques nouvelles idées à intégrer, et
la fiction que « j’enrobe » me permet de les intégrer.
L’été arrive à point pour assurer ce travail de fignolage et garantir la finalisation de l’ouvrage pour le mois de septembre, toujours chez le même éditeur.
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/