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theatre au lycee

Ronald Macdonald et Tom Desire

Publié le par Eric Bertrand

 

Ronald et Tom

Petite parenthèse avant le retour sur le contenu des répétitions (et surtout celui de la connection qui fait cruellement défaut !). Les articles ne manquent pas d’autant que le moment, on le sait depuis le dernier article inséré, est à la dramatisation ! Patience, il y aura forcément dépannage !

Je suis allé samedi assister à une représentation théâtrale qui mettait en scène avec beaucoup d’astuce le film de Hitchcock, « l’Homme qui en savait trop ». L’un des plaisirs de la représentation a été pour moi de retrouver, entre autres, deux de mes meilleurs acteurs qui n’avaient pas eu l’occasion de jouer ensemble (puisqu’ils ne sont pas de la même « génération ») mais qui, par un hasard de la distribution, se retrouvaient en confrontation au cours de l’une des scènes.

Ce qu’il y a peut être de plus intime dans un acteur, c’est sa voix. Je fermais les yeux et je retrouvais les accents du Tom Desire du Tennessee club joué par Yohann et les accents du Ronald Mac Donald du Ceilidh joué par Sélouane… Et puis, un peu plus tard, c’est devenu saisissant parce qu’à un moment donné, Yohann, comme habillé dans une silhouette intemporelle, a saisi une arme… à ce moment précis, j’ai retrouvé non seulement la voix mais le geste de Tom quand dans le Tennessee Club, lorsqu’il menace l’ensemble de l’assistance : et Liliane, Jenny qui étaient présentes elles aussi ont entendu comme moi, du fond d’une mémoire profondément involontaire, la tirade de Tom : « Que personne ne bouge… Vous les mamies, vous sortez tout de suite… c’est pas de votre âge ce qui se passe ici ! »

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« La chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams

Publié le par Eric Bertrand

J’ai revu samedi dans la perspective de la préparation d’un cours sur un extrait de Tennessee Williams, cette pièce filmée pour le cinéma avec Paul Newman et Elisabeth Taylor. Cela m’a ramené trois ans en arrière, au moment où je travaillais à l’adaptation de Tennessee pour « le Tennessee club » : mon but à l’époque était de percevoir un univers d’auteur afin de le restituer dans un univers qui fût en même temps le mien (voir article récent à ce sujet).
              Par rapport à la transposition que j’ai opérée, trois choses m’ont paru évidentes dans ce texte original : d’abord la relation problématique de Mick à sa femme. Il ne veut plus lui parler ni coucher avec elle, et il souffre intérieurement parce qu’il la rend coupable de la mort de son meilleur ami (cela, on l’apprend au cours de la pièce : ce mouvement vers l’intériorité des êtres, au-delà d’une crise profonde est aussi ce qui m’a intéressé dans Tennessee). De cette lecture, j’ai tiré le personnage de Tom, ivrogne brutal et Thelma, sa tendre épouse, complètement fascinée par ce mari qui la brutalise. Il y a aussi le personnage de Mitch, le vieil ami de football de Tom avec lequel la relation était à la limite de l’homosexualité. Mitch fait partie de cette société minable qui accompagne Mitch dans l’échec du Tennessee club, le bar de Tom.
              On découvre aussi dans le film ce climat d’aristocratie, d’aisance, la grande propriété du Mississipi dans laquelle vit la famille de Brick et le grand-père richissime. Cela, on le retrouve dans la personnalité des gens de la belle famille de Tom qui, abandonnées par le père, Charlie, sont à la recherche d’un homme pour tenir la propriété. Le thème de l’errance du père est présent dans d’autres pièces, mais ça, c’est une autre histoire…
              Voilà pour l’intertexte. Il y a aussi, explicitement comme dans « le Ceilidh », où Rebecca citait Macbeth, autre intertexte, un passage qui cite Tennessee : le voilà :
 
« (…) Tom : d’accord, d’accord ! N’en rajoute pas ! Je vais te dire ma conviction, quand on a soif, on boit ! Y’a un personnage de Tennessee Williams qui dit : (Il fait un effort de mémorisation, soulève son verre d’alcool comme s’il voyait à travers) « C’est purement mécanique… » Oui, c’est ça, « purement mécanique… Ce petit claquement sec qui me donne la paix. Je suis forcé de boire jusqu’à ce que ça se déclenche… Comme un commutateur qui éteint dans ma tête une lumière étouffante et allume une lumière nouvelle, toute fraîche, et alors j’ai la paix… » C’est beau ça, hein ? C’est du Tennessee ! Louise dixit ! Au « Tennessee club », je bois à Tennessee ! (…) »
tom.JPGQuando al gatto piace di bevere...

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Mobilisation

Publié le par Eric Bertrand

Une remise de pendule à l’heure a « le mérite de l’horlogerie » : la mécanique interne propre au comédien se remet en marche… J’ai reçu cette semaine des mails me confortant dans l’idée que les comédiens du « Ponton » ont envie de se surpasser et de gommer la mauvaise impression de mardi dernier.
              Alors repartons sur ces bases ! J’ai fixé jeudi les deux dates des répétitions liées à l’utilisation du Palais des Congrès et de la Culture : c’est une scène très différente de celle du Moulin à Sons, il nous faudra occuper un espace beaucoup plus large. Par conséquent, ces deux répétitions auront avant tout cette fonction … Dates retenues : mercredi 28.02 de 13h30 à 17h30 et mardi 20.03 de 19h30 à 22h00. Quant au premier filage, ce sera sans doute le 6 février puisque le 30, la salle n’est pas disponible. Je mets en ligne demain un premier récapitulatif des entrées et sorties et jeux de lumière.
 
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Siete organizzati !

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Une dédicace en Amérique !

Publié le par Eric Bertrand

Une amie américaine, Marina, danseuse de claquettes et spécialiste de Victor Hugo me fait le plaisir de me dédicacer son ouvrage à propos de Hugo et de sa pièce « Cromwell » : c’est un honneur dont je la remercie, d’autant qu’elle parle aussi de proposer une traduction du Ceilidh à New York.
              La pièce lui a visiblement plu. Je mets en ligne son courrier demain, aux côtés d’un autre mail que j’ai reçu de Bulgarie, mais cette fois à propos du Ponton. Pour ma part, je suis en train de lire une nouvelle que Marina a écrite et qui met en scène des personnages qui ressemblent beaucoup à ceux de « l’Homme qui rit », roman qu’elle adore. Elle m’a demandé la chose suivante : « shower me with criticism »… Je n’aime pas ce rôle de critique, mais je vais lui donner mon point de vue !
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Americana...

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Répétition du 9.01 (1/6)

Publié le par Eric Bertrand

Comme prévu, c’était mardi le retour à la scène. Il manquait Salvatore, malade, mais le reste de la troupe était présent et notamment Francesca et Carolina, qui ont jusqu’à présent travaillé seules et sur enregistrements MP3.
              Nous avons donc opté pour la mise au point des deux scènes « inédites » : celle pendant laquelle elles accostent au ponton et celle pendant laquelle elle « dérangent » les deux couples.
              Dans les deux scènes, les accessoires jouent un rôle important : elles arrivent en effet en bateau pneumatique. Motif burlesque de ce pneumatique et des tenues qu’elles vont porter. Elles arrivent par la salle et une poursuite les met en lumière dans cette traversée… Palmes, combinaisons de plongée accentuent le caractère ridicule et évacuent le souci du port de « maillot de bain » en public…
              Demain, je reviens sur la confrontation dans la première des deux scènes…
 
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A Torremuzza ?...

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