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theatre au lycee

répétition du soir : sordide macdonald!

Publié le par Bertrand

          Belle répétition hier, galvanisée par la  présence du livre. La seule ombre au tableau, c’était l’absence de Sélouane. Il faut que chacun des membres ait en tête l’engagement que représente sa présence à l’atelier, d’autant qu’en cas de force majeure, il est essentiel de me contacter afin de s’expliquer et de ne pas laisser choir les autres. En l’occurrence Rebecca qui se retrouvait seule.

          J’ai donc dû assumer le rôle de Ronald Mac Donald et je dois dire que j’y ai trouvé un certain plaisir. Jouer « les méchants », les cyniques, les fats, a quelque chose de jubilatoire. Ronald conjugue tout et je ne l’ai pas plus épargné dans la pièce que dans le récit. 

          Et puis, dans ce climat tragique, notamment au début, c’est une affaire de fluide : entre deux acteurs qui sont plongés dans la démesure, on perçoit une circulation d’énergie réciproque et c’est ce que j’ai ressenti au contact de Rebecca.

          Cette impression de « circulation d’énergie », c’est aussi Suzy qui l’a éprouvée. L’une des grandes satisfactions de la soirée, c’est de voir à quel point elle a trouvé sa place dans le chorus des trois sorcières qui, enfin retrouvées, Françoise ayant pu se libérer, se livrent à des numéros désopilants. Notamment dans le pub, lorsqu’elles embêtent les deux tourtereaux et lorsque, lubriques, concupiscentes, écoeurantes, elle palpent la chair de Max… 

            Les autres confirment leurs bonnes dispositions. Notamment dans l’acte deux, où nous plongeons dans le drame de Girnigoe. Ils découvrent aussi le plaisir de jouer dans la grande salle. Nous avons juste eu le temps de finir l’intégralité en moins d’une heure trente, durée idéale qui va nous permettre de bien travailler dans les semaines qui vont suivre Noël. En effet, étant donné la semaine chargée qui s’annonce et la promotion du livre, j’ai annulé la répétition de mercredi prochain.
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A drama specialist in Caithness : Wick Players producer 

 

 

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Loft History 2084 : le retour !

Publié le par Bertrand

Voilà donc le tableau d'exposition qui nourrit les scènes de l'acte 1. Nous avons déjà joué la version courte du Loft en ne faisant que les actes 2 et 3, c'était dans une salle à Ploufragan, devant un public de petits qui avaient beaucoup ri, ce qui nous avait aussi montré que la pièce pouvait se lire à un premier degré. Pour des raisons de distribution et de temps limité, nous avions donc opté pour cette version.

Solenn a par conséquent tout intéret à proposer ce "retour" dans le loft ! ...

"Depuis 2050, un régime totalitaire inspiré de celui imaginé par le « 1984 » de Georges Orwell, s’est mis en place et contrôle toutes les couches de la société. En 2084, les individus ne sont non seulement plus capables de penser par eux-mêmes ou d’exercer une activité librement, mais ils sont aussi contrôlés en laboratoire. Un vigoureux dispositif répressif veille à l’épuration. Les équipes d’une certaine «359 In Vitro » contrôlent les naissances et mettent en place une nouvelle humanité : les Alphas et les Bétas, qui ont quasiment remplacé les anciens hommes. Les derniers représentants sont appelés désormais « les Indécents ». Le type du mâle reproducteur intelligent est en voie de disparition.

Tirant parti de la peur du SIDA qui continue de sévir parmi les Indécents, et qui a pris des formes nouvelles puisqu’il se transmet aussi par la voie du sentiment, Big Brother, souverain absolu, décide d’exhumer le vieux concept du Loft Story…

Dans ce loft d’un nouveau genre, un seul mâle reproducteur sera mêlé à cinq jeunes femmes choisies par les soins de Big Brother. Comparés aux anciens lofteurs, ces lofteurs détonnent : en dehors du fait d’appartenir à la caste des Indécents, ils ont en commun l’amour du théâtre et de l’esprit critique. Le but que Big Brother poursuit avec la complicité de son associé 360 Spot, responsable du secteur multimédiatique, c’est, par le biais de cette émission jadis si populaire, de livrer une dernière bataille à la Pensée et aux passions diverses, afin de « récupérer » les lofteuses et de se débarrasser définitivement du mâle."


shotgun.JPGMais les idées et les passions ont la vie dure, et la résistance à la Pensée Unique n’hésite pas à s’affirmer, même au cœur du loft...

 

 



 

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Une periode de "secousse"

Publié le par Bertrand

Il y a, dans la période de création d'un spectacle, des moments réguliers d'immobilisme, où l’on travaille sur le fond, des périodes de « frémissement », ou des choses sont en train de se passer, et des périodes de secousse où tout se précipite.

La semaine qui vient de se passer est du genre « secousse ». D'abord, l'annonce par Aléas de la remise en ligne officielle de son site Internet (http://www.aleas.fr) et la découverte en page d'accueil de la couverture du « ceilidh ».  

Ensuite, la restructuration et rénovation du site de l'atelier d'expression artistique qui commençait à dater ! (http://www.atelier-expression-artistique.com)  Toute la séquence consacrée à la rubrique « en cours de création » permet enfin aux visiteurs de découvrir non seulement le synopsis de la pièce mais aussi de voir les photos des acteurs et des premières répétitions. Et puis Jenny est devenue une pro dans ce domaine, ce qui lui permet de rendre le site plus accueillant, ludique, plaisant.

Enfin, la restructuration suppose de la part de ceux qui s'en occupent une relecture de tout ce qui s'est passé avant, une analyse a posteriori de toute la filiation qui mène au travail de cette année. Un peu comme dans une autobiographie où l'écrivain reconstruit son passé à partir du présent, j'observe des lignes de convergence, des recoupements, des constantes.

Bien sûr il y a l'esprit de l'atelier qui subsiste comme moteur essentiel. Mais il y a aussi Shakespeare dont l'ombre plane définitivement sur pratiquement l'intégralité de ce qui a été mis en scène depuis 1996. De même, et cela est-il sans doute un effet shakespearien, on observe toujours une certaine dose de bouffonnerie, même au coeur des spectacles les plus tragiques comme c'est le cas cette année. Cela est-il dû aussi à nos deux vedettes de prédilection, Françoise et Jennifer qui parviennent toujours à bouffonner avec beaucoup de brio.

Enfin, à propos de retour en arrière, j'ai revu mercredi Solenn, figure phare de l'atelier puisqu'elle a joué dans Gainsbourg, elle était bambou dans le Loft, elle était Fleurette, dans le Tennessee, elle était Louise, celle qu'on surnommait Bambi… Elle a cette année un projet de théâtre pour financer une opération humanitaire : remonter le loft avec une troupe recomposée (dans laquelle figure malgré tout quatre anciens). Je soutiens bien évidemment ce projet et accepte avec plaisir le rôle qu'elle m'a confié, celui de Big Brother et de Lex… Elle me demande par ailleurs de lui fournir une petite synthèse de l'acte un que l'on ne pourra pas jouer à cause d'un problème de distribution. L'occasion de relire rapidement les scènes d'exposition et de fournir un résumé le plus clair possible. Je le mets en ligne demain, ce sera l'occasion pour le lecteur de redécouvrir cet univers inquiétant de la télé réalité. Ainsi les pièces connaissent-elle une nouvelle vie. 

 

 

 In the loft...

 

 

 

 

 

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Exploitation pédagogique en fonction de Macbeth

Publié le par Bertrand

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En ces temps de bouclage de la maquette "livre", je me demande si je ne vais pas encore ajouter un élément... En effet, je viens de travailler hier dans la perspective d'un cours présenté devant les Terminales Spé jeudi prochain .Cette classe travaille depuis un mois en anglais sur "Macbeth" : avec la collègue d'anglais, nous avons donc prévu une intervention auprès de ces "spécialistes" de Shakespeare.

Le cours est prêt et pourrait figurer tel quel à la fin de l'ouvrage sous le titre par exemple de "exploitation pédagogique". Je vais demander son avis à l'éditeur. Je me souviens que déjà dans les précédentes pièces figuraient des éléments plus directement pédagogiques : références des textes et commentaires...

Après cela en tout cas, c'est promis, l'affaire est bouclée !

 

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"Ma famille"

Publié le par Bertrand

Sortie au théâtre : Passerelle, 20h30. "Ma famille" : pièce d'un auteur uruguayien, Liscano, fable enlevée sur le capitalisme et les travers de cette société où tout s'achète et tout se vend, où l'achat d'une voiture, d'un frigo prime avant tout... Même s'il faut vendre ses enfants pour se les procurer. Alors on vend, on produit des des générations de vendus et on possède, jusqu'à ce qu'on puisse se procurer à nouveau de quoi racheter les enfants.

Tout cela se fait sur un rythme infernal, une course folle qui tient le spectateur surtout grâce au jeu des acteurs et à la vivacité de la mise en scène : music hall, Marx Brothers, changement de costumes, accessoires multiples...

Les élèves ont apprécié. Heureusement que la pièce a duré une heure dix, sans quoi, la monotonie de la situation risquait d'alourdir le rythme qui souffrait un peu de la présence de longs passages narratifs : ombre jetée de la nouvelle à partir de laquelle l'auteur a réécrit la pièce. 
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