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civilisation sicilienne

Préparation au filage

Publié le par Eric Bertrand

Comme prévu, un œil sur le découpage scénique car les premiers « filages » sont en général l’occasion de cafouillement ! L’idée est de rentrer dans une logique d’autonomie sans que le metteur en scène n’intervienne ! (Exercice difficile pour se dernier qui ronge son frein quand il assiste à ce qui ressemble parfois à une véritable « exécution !) En théorie, le comédien donne le maximum comme s’il était devant le public.
 
Prologue
 
-          Le prologue s’ouvre sur une tarentelle menée par les enfants et adolescents (ceux qui ne dansent pas commencent à s’installer) et la Befana (elles entrent à la fin). Création de Gilles : Type Angelo Branduardi : « la demoiselle »
-          Les spectateurs sont dans le public et sur la scène. Au cours de ce prologue, une première chanson : Paolo Conte : « Via con me » (claquettes) et puis Richard Cocciante : « Il mio rifugio ».
 
Acte 1
 
-          Scène 1 : Noir après le prologue : Gilda au ponton. Fin de scène : Gianmaria Testa : « Gli amanti di Roma ».
-          Scène 2 : sous « le commandement de Tiziana », les filles siciliennes observent l’Américaine. Elles sont sur le côté de façon à mieux être entendues. Un noir après la scène assure la transition
-          Scène 3 : Celentano : « C’é sempre un motivo ». Pendant le morceau, Carolina arrive au ponton, s’installe.
-          Scène quatre : Francesca accoste. Elle rejoint sa soeur sur le ponton et la scène s’achève sur l’air de Celentano : « Ancora vivo » (danse) et sur un noir. (Pendant le noir, Gigi et Salv installent le décor)
-          Scène 5 : Gigi au bar. Avant l’arrivée de Salvatore sur sa trottinette, Toto Cuttogno : « l’Italiano ». Passage de Gilda devant les deux garçons sidérés sur l’air dePaolo Conte : « Sotto le stelle del jazz ». À la fin de la scène, Zucchero : « Senza una donna » et noir pour marquer le changement d’acte et de lieu. (Pendant le noir, Gigi et Salv enlèvent le décor)
-           
 
Acte deux
 
-          Scène 1 : au ponton, d’abord Gilda qui se pavane sur une création musicale de Gilles (thème strip-tease) puis arrivée de Tiziana par la salle.
-          Scène 2 : Salvatore rejoint les deux filles, Gilda se retire : (elle « plonge » et passe en coulisses).
-          Scène trois : arrive le bateau sur lequel s’agitent Francesca, Carolina et Lauredana. Elles entrent par la salle et seront éclairées par poursuite. Noir à la fin de la scène, lorsqu’elles ont fait « évacuer » l’espace du ponton (bruit de plongeon ?)
-          Scène 4 : Gigi et Gilda pour la scène censurée « matée » par le groupe des adolescents.
-          Scène 5 : après le départ des deux Siciliennes, restent en scène les deux couples. La chanson « Bella ciao » entonnée par les deux sœurs interrompt la parade sentimentale.
-          Scène 6 : la « Befana » met en garde la jeunesse. Elles se retrouvent seules sur scène. Chanson qu’elles entonnent : « Gigi l’Amoroso » (accordéon dans la salle). Noir à la fin de la scène.
 
Epilogue
 
-          Sur le ponton, avec les deux « Befana ». Adriano Celentano : « la barca » et puis en finale, dans la pénombre, Gianmaria Testa : « Sono belle le cose » dit par le metteur en scène.
Colori di ripetizioni...

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Répétition du 9.01 (6/6)

Publié le par Eric Bertrand

Acte 2, scène 6 (3) on assiste au cours de cette scène à une sorte de retournement de situation : d’abord, ce sont les jeunes et leur indécence qui sont montrés du doigt par les représentantes de la morale et de la tradition, puis c’est autour des jeunes de montrer du doigt les conteuses.
              En effet, au nom de la pudeur et de la vertu, elles affichent une certaine hypocrisie. Gilda a bien compris qu’elles cachent quelque chose dans leur passé.
              Pour dramatiser ce moment de retournement, je suggère au groupe des jeunes de serrer de plus en plus près les deux femmes de façon à les étouffer et à les faire sortir de leurs gonds.
« … Gilda : et quand ils ont grandi, vous leur interdisez d’interpréter vos histoires !... Il a grandi, Gigi !... Il a grandi et il a certainement compris dans votre dernière histoire quelque chose que vous ne voulez pas admettre !... Quelque chose qui vous dérange et que vous avez refoulé !... Peut-être que vous jouez un double jeu dans vos spectacles ! Peut-être que cela vous aide à supporter la vie, parce qu’entre nous, elle n’est pas drôle votre vie ! (…) »
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Répétition du 9.01 (5/6)

Publié le par Eric Bertrand

Acte 2, scène 6 (2) Lorsqu’elles s’en prennent à l’Américaine, elles sont toutes les deux très virulentes. C’est un débat qui doit s’ouvrir et qui oppose la jeune génération à celle des anciennes. Gigi est nettement du côté de sa conquête lorsqu’il dit :
« (…) Gigi : Vous n’avez jamais quitté votre Sicile et votre province de Messine !... Vous avez toujours vécu dans vos contes, vos céramiques et vos marionnettes ! Et vous prétendez donner des conseils sur l’amour ? (…)
              Même Ornella qui entretient une relation affective avec les deux femmes (elle est restée du côté de l’enfance et de la délicatesse comme l’a révélé la scène précédente) finit par se moquer de leur caractère arriéré. On sait depuis le début qu’elle est attirée par ce que représente l’Américaine…
              C’est ce qui l’amène à vouloir les provoquer à travers le thème du surfeur.
«  (…) Ornella : Imaginez l’histoire !... Mettez un jeune Américain à la place de Gilda, un bel Américain, style surfer, sur le ponton, tous les matins !… Eh ben, je l’aurais suivi sans hésiter, moi aussi !... Par amour, je l’aurais suivi ! (…) »
              C’est pourquoi la tirade doit être dite avec beaucoup de jubilation et presque de cynisme de façon à mettre mal à l’aise les plus prudes
 
Che cosa significa ?

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spécial "blog à part"

Publié le par Eric Bertrand

 
Mot d’accueil à tous ceux qui sont passés par la "blogosphère" aujourd’hui, sur France inter dans l’excellente émission « Blog à part » : bienvenue sur ce blog qui alterne les retours sur les répétitions, les petites histoires « en coulisses », le bilan et la pérennité d'expériences diverses menées au lycée, sur les planches depuis maintenant dix ans, qu’elles aient eu pour thème route, aventures humaines, voyages, sexe, drogue, poésie, société… à travers Gainsbourg, Kérouac, Orwell, Tennessee et bien d’autres… Un petit détour s’impose en tout cas par le site officiel : http://www.atelier-expression-artistique.com
 

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Répétition du 16.01

Publié le par Eric Bertrand

             J’interromps le bilan de la répétition du 9/01 sur laquelle il me reste deux articles pour revenir sur celle qui a eu lieu hier. J’ai beau savoir par expérience qu’il y a dans tout projet théâtral des moments de doute et de crise, je crois pouvoir affirmer qu’hier, nous avons touché le fond et que je n’en ai pas dormi de la nuit ! Une accumulation de doutes, de contrariétés, d’interrogations. Alors je tire la sonnette d’alarme pour ceux de la troupe qui sont lecteurs de ce blog et pour les autres afin qu’ils constatent que toute aventure à médaille a son revers !
              Les comédiens ont perdu le texte ! Catastrophique, mais hier, ils ne savaient plus grand-chose, à part Gigi et Ornella, mais les autres !... Total, une répétition qui piétine, sans cesse interrompue par des remarques sur le fond, sur la forme, et le texte qu’il faut souffler ! Mauvaises excuses des comédiens : « trop de travail en ce moment ! », « on a pourtant révisé ! »… Le fait est là, ça ne passe pas la barre, et quand le texte revient, il est annoné ou débité, et sent la sueur et l’effort de mémoire…
              Et puis Gilda, le personnage pivot, n’est pas là ! Coralie révèle de plus en plus une fragilité physique… Il faudrait un personnage rayonnant, débordant de vitalité et, actuellement, elle n’en a pas les moyens. Je signalais déjà ses problèmes de dos, de genoux, ses béquilles… Elle qui doit danser, rouler des hanches et provoquer les jeunes frimousses…
              Alors j’ai fait le compte (il reste 11 séances), pris des mesures, imposé le texte su et la répétition sans le texte sous les yeux dès mardi prochain. Et puis un filage prochainement, plus de mauvaise excuse.
              Mettre la troupe au pied du mur ! Car derrière, il y a toute une équipe qui s’affine, les musiciens qui proposent des choses intéressantes (j’y reviendrai), Mathieu qui, dans le rôle de Gigi progresse de plus en plus avec de véritables propositions d’acteur, les « Befana » qui mettent au point un jeu irrésistible, Alain, le technicien qui, débordant de vitalité, s’est comme moi ennuyé hier …
 
Nebole sul pontile !

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