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pedagogie

« Twilight au nom commun »

Publié le par Eric Bertrand

Petite fable en complément au travail sur le fantastique

 

             Présentation : l’étude du groupe nominal a permis de rappeler certains éléments importants. Pour proposer une synthèse, et suite à la recherche effectuée dans le cadre du nouveau chapitre sur le fantastique, voici une petite fable qui va nous permettre de travailler sur les deux tableaux :

- Définir le fantastique.

- Réviser le groupe nominal.

 

           Un petit mot tout frileux avançait en se dissimulant derrière un pauvre déterminant aussi terrorisé que lui sous un ciel menaçant d’adjectifs qualificatifs qui dessinaient un spectre mouvant dans le crépuscule de la phrase. Derrière la ligne des nuages noirs et sanguinolents des épithètes, gonflait une vague de propositions subordonnées relatives dont les pronoms, aux serres aiguisées,  aux crocs acérés, cherchaient avidement un antécédent.

            Quand le vent de la description souffle sur la phrase, quand les couleurs du jour pâlissent, les adjectifs qualificatifs et les propositions relatives ont soif. Ils s’abattent sur les mots isolés et sucent le sang et la substance des noms communs. Les déterminants ne suffisent pas pour les défendre et les malheureux s’abandonnent au vertige de la passion fugitive.

            La main de l’expansion nominale s’est emparée du foulard de déterminant, a découvert la gorge du nom commun. La victime s’abandonne. Elle frémit sous la fièvre du baiser. Elle sent en elle un long frisson. Et le déterminant épouvanté voit alors se dresser devant lui une créature nerveuse qu’il n’a pas pu contenir : un groupe nominal aux lèvres encore tâchées de sang.

 

Exercice :

- Identifiez les éléments qui appartiennent au genre fantastique.

- Identifiez les éléments qui appartiennent à la grammaire.

- Soulignez les adjectifs épithètes.  

  

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Grammaire et écriture

Publié le par Eric Bertrand

                 Je termine en quatrième une leçon sur le groupe nominal. Toujours un peu austère, la grammaire ne soulève pas en général la passion dans les rangs. De mon côté, je n’y vais pas non plus avec grand enthousiasme. Sauf lorsque la grammaire devient objet d’écriture... Et c’est cela qu’il faut expliquer aux élèves... La grammaire fournit une matière, un outil qui permet de prendre plaisir à l’opération d’écriture.

                 Voyons les faits... A l’occasion du nouveau chapitre qu’on commence cette semaine sur le genre fantastique, je les ai invités à définir précisément ce qui identifie ce genre. Et en complément à la leçon de grammaire, j’ai écrit une petite fable intitulée « Twilight au nom commun ». A lire demain.

 

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Extrait de l’article des Cahiers pédagogiques

Publié le par Eric Bertrand

 

            Vous êtes plusieurs à déplorer que l’article signalé dans les Cahiers pédagogiques (et qui paraît ce mois-ci) ne soit pas en ligne. Pour des raisons de copyright, je ne le reproduis pas tel quel mais j’en remets un extrait...

             Je rappelle que le contenu fait le point sur ce roman que Simenon situe à La Rochelle et sur les activités qu’avec mon collègue d’EPS nous menons pour la seconde année. En effet, l’opération est reconduite au premier et au second semestre.

 

« Cavalcade pour Simenon »

En décembre a lieu notre sortie. Froid vif, vingt-huit élèves de quatrième, quatre collègues ayant tous planché sur l’ouvrage afin d’entraîner la joyeuse équipe sur les pas des personnages de la fiction. Nous débarquons au parc des Esplanades. Les élèves sont répartis par groupes de sept : ils doivent réaliser leur parcours à travers les rues de La Rochelle et passer aux cinq points fixes indiqués sur cinq cartes qui leur seront remises au fur et à mesure. À chacun de ces points, un commerçant valide leur passage. Ils doivent alors présenter leur feuille de route poinçonnée au professeur qui les suit à distance et ne peuvent continuer leur mission qu’à condition de répondre à la question sur le roman et le lieu où ils se trouvent. Voilà pour le principe.

Ce parcours physique et culturel est aussi une course d’orientation et l’équipe qui réalise la meilleure performance est celle qui conjugue les deux qualités nécessaires : déplacement rapide et vivacité intellectuelle. La bonne connaissance de l’ouvrage facilite évidemment la tâche. La méthode est vite rôdée : certains galopent le livre en main pour répondre à la question pendant que d’autres « sprinters » progressent à toute allure vers le lieu indiqué sur la carte. Les Rochelais assistent médusés à cette folle cavalcade qui réunit un adulte et sept ados lancés à toute allure dans la trame d’un roman de Simenon !

 

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Atelier théâtre autour du « Petit Prince » (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

         J’ai signalé en juin dans ce blog que j’allais reproposer une activité similaire à celle de l’an dernier autour des Fables de La Fontaine. J’avais indiqué dans un article les ambitions de ce nouveau projet : disons, pour faire vite, poésie et « Petit Prince ».

         Nous voici au pied du mur au lendemain d’une première réunion en équipe pédagogique. En voici le bilan.

 

         « En l’absence de la comédienne intervenante, l’équipe de la 6°E fait le point sur le projet. Le principe retenu l’an dernier serait à nouveau appliqué selon les mêmes modalités : spectacle à l’intérieur du collège avec « déambulation » de salle en salle.

           Dans la perspective du nouveau projet, la collègue d’histoire géo souhaite travailler sur le thème du désert. La collègue de SVT, nouvelle arrivante dans l’équipe, propose également d’orienter son enseignement sur les différentes formes de vie dans le désert.          

           La bonne volonté ne manque pas, mais il faudra aussi réfléchir à ce projet en termes de moyens puisque nous avons perdu les subventions du ministère et que l’atelier ne pourra fonctionner que sur les fonds de l’établissement.

           Une prochaine rencontre devra permettre de fixer le nombre d’heures effectuées par l'intervenante et de faire un premier point sur la classe et sa capacité à se mobiliser autour du projet ».            

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L'article du mois

Publié le par Eric Bertrand

            Depuis quelques jours, les martinets sont en liesse dans les rues du centre-ville et le soleil déjà lourd échauffe l’atmosphère dans le matin. J’aime les cris des martinets, ils me ramènent aux rues de Lyon à l’époque où mon frère et moi finissions l’année scolaire dans notre chambre d’étudiant. Le martinet est un oiseau qu’on n’entend qu’en ville, dans les soirs chauds d’été.

           Et pendant ce temps-là, dans la campagne, le long des sentiers, les blés ont déjà pris la blondeur d’été et leur tête incline sous le vent en meme temps que j’écrase les pédales du VTT. Le bruit fin du dérailleur et le chant de la chaîne accompagnent la mélodie de juin. C’est la fin d’une période de travail intense. Le temps du Pélican qui, selon le mythe, n’a plus rien dans le ventre ou le foie pour nourrir ses enfants.

           Dans le feu de l’été, Prométhée panse ses blessures et se refait un foie tout neuf, en se disant que l’été est bien long avant qu’il ne remonte en haut du Caucase et que les coups de pédale, les foulées sur le sentier, les bains de mer finiront bien par reconstituer « le stock » à donner en pâture à la rentrée prochaine, à de petits aigles qu’il trouve de moins en moins affamés !

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