Le texte de la dédicace : « A Fred, de Joe Stan Murray à Zucayan » est calqué sur le sous-titre de
l’ouvrage : « D’Ivanovitch à la Citadelle » : il s’agit des deux titres qui marquent le début et la fin de la cassette et en même temps qui indiquent deux
tournants importants.
Le lecteur découvrira bientôt lesquels dans le livre. Quant aux deux titres associés à Fred, c’est qu’ils
renvoient à deux périodes et deux lieux qui le fascinent : le Vietnam et la fameuse guerre menée par les GI, « l’histoire vieille du GI fou, Joe Stan
Murray » et l’Amérique de Jack London « Tout seul, je suis resté parmi les Indiens bleus, les lianes enchevêtrées et les anciennes mines ».
Mon « petit » frère Frédéric est un enfant de 68, « Let the sun shine » et « la
cavalerie ». « Le caravanier » et la « piste des savanes »....
Sur les pistes d’Ecosse, des rêves américains, des microsillons de Ferré aux Corries, en passant
par Alastair Mac Donald, Gainsbourg et Julien Clerc.
Il n’apparaît pas dans l’évocation relative à mon adolescence, période d’égoïsme. J’ai voulu lui consacrer
une dédicace qui est la suivante : « à Fred, de Joe Stan Murray à Zucayan ». J’explique ce titre demain.
Dans le prolongement de l’article d’hier et pour anticiper sur celui de demain, je signale aujourd’hui l’important
travail de saisie qu’est en train de réaliser mon frère autour de « la Route, la poussière et le sable » : la numérisation et l’animation de l’ensemble des diapos
réalisées sur la route pendant le fameux voyage aux States en auto-stop.
Voici deux de ces diapos marquées par une époque et la fraîcheur éphémère du début de voyage, entre
Montréal et New York (15000 kms avant la fin environ)
J’ai vingt-trois ans. Je suis en train d’accomplir « le virage ». Le voyage aux Etats-Unis en
auto-stop juste avant de partir « en mission » pour un an dans les Highlands d’Ecosse. Deux pays qui vont me marquer profondément et générer des livres.
La référence aux States est importante dans le livre car le
thème américain a été un peu « anticipé » par les chansons de Julien Clerc…
J’y accorde aussi de l’importance dans la construction même de
l’autobiographie dans la mesure où l’expérience américaine renvoie à ce que la vie peut offrir d’exaltant pour « tirer » un accidenté grave (référence au 1er
décembre 1970, date où je tombe dans le coma) vers la résistance contre la mort clinique.
Heading to California, through Arizona. "Le Caravanier".
J’ai quatorze ans. Je n’écoute que Julien Clerc. Je vis dans un environnement de
posters et je guette les 33 tours de l’idole. Quatorze ans. Age trouble dont j’évoque les contradictions dans l’ouvrage.
Avec mon frère, éternel complice à qui je consacre la dédicace de « Pour y voir Clerc »,
(je reviendrai prochainement sur cette dédicace), nous dormons dans un « lit-bateau ». Il est au-dessous…
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/