27.06 :dessiner à travers cette évocation les visages de la famille et notamment ces figures surannées, d’une autre époque, celle des grands-parents. Notamment la
grand-mère, si hautement fière. Visage altier qui s’apparente à celui de Liz Taylor et à travers elle tout un cinéma… « La beauté d’Ava Gardner » comme dit Souchon.
J’avais dans « Les Nouvelles pour l’été » évqoué la figure de mon grand-père et le petit appartement de la rue du XX°Corps américain à Montigny les Metz. C’est là que
j’ai passé une partie de mes vacances d’enfant.
Je reviens donc à ce cinquième étage où j’évoque la radio, les chansons que je découvre, et puis cette femme de caractère qu’était ma grand-mère, à peine esquissée dans « le
dernier été ».
Fan elle aussi de Julien Clerc, elle écoutaittoujours « le patineur ».
Comme annoncé au moment du “tournant” qu’a pris ce blog depuis mon départ de Loudéac et l’arrêt de l’Atelier, je continue de donner des infos qui concernent les autres textes. On
se souvient de Marina, amie américaine qui a l’intention de traduire la pièceécossaise « le Ceilidh » pour un public américain. Voici le dernier
échange…
“With your permission, I would like to change Ronald's surname, just because in American culture Ronald McDonald is the clown that advertises McDonald's burgers. I am not joking.
That's the image that comes to mind. Perhaps, we should change it to Ronald McDuff or McLeod, anything but McDonald. Let me know what you think. Thanks!
Marina
I understand what you mean and I had the clown in mind when I created the character because i wanted to show that in any criminal there is a kind of clown behind (that is true in
Shakespeare...) So Ronald Mac Donald is connected with the fast food even in France, and that was my idea ! But you can change if you are sure it's better
Eric
Thanks! I'll think about it. It's just that people may not grasp the humor and think that you didn't do it on purpose but rather that it was a humorous coincidence.
25.06 :la complication des textes de Julien Clerc. L’horizon poétique qu’ils offrent. La part du voyage dans les chansons.
Quand je me suis mis à réfléchir sur les chansons que j’allais retenir pour ma « sélection narrative », (la liste sera bientôt fournie), j’ai privilégié le thème du
voyage (ce qui n’est pas une surprise pour les habitués de ce blog…)
Un autre aspect des chansons de Julien Clerc qui m’a paru évident : leur valeur littéraire et souvent poétique. Derrière l’orchestration, il y a le texte parfois
« hérissé » de Roda Gil… Ce qui mène assez vite à une réflexion très simple (c’est le point de vue de l’ado que je prends dans la narration) sur la parole poétique.
Une petite réflexion avant de reprendre le journal… L’autobiographie, autofiction etc… Tous ces mots sont en vogue dans la littérature actuelle et l’un des auteurs en vue à notre
époque est Annie Ernaux qui a écrit des témoiganges souvent sobres et précis sur son vécu. Je recommande moins ses confidences d’ordre sexuel que ses souvenirs liés à la
personnalité de son père (voir « la Place »).
Annie Ernaux a dit dans un entretien à propos de son travail d’écrivain qu’elle n’écrivait pas sur « Ma jalousie, mon désir, mon désespoir… » mais sur « de la jalousie, du
désir, du désespoir ». Cette démarche me semble pertinente et me renvoie à ce que j’ai tenté de faire dans l’ouvrage sur Julien Clerc : parler de l’enfance, du passage à
l’adolescence, des années 70, des chansons qu’on entend et qui nous modèlent…
Après coup de fil à mon éditeur, j’ai donc d’abord cherché à contacter Julien Clerc. Par le biais d’un site de fans de Julien Clerc, j’ai obtenu grâce à l’un de ses membres les
coordonnées de « Voyez mon agent » à Paris qui m’a directement mis en relation avec le secrétaire du chanteur.
Celui-ci m’a demandé de lui envoyer par mail un résumé du projet. Par ailleurs, il me conseille de demander une autorisation aux éditeurs qui publient les premiers textes de
Julien Clerc (Sidonie et Crécelles) pour les questions de droits. (Même si les citations n’excèdent jamais quatre ou cinq vers).
En ce qui concerne les photos, c’est avant tout avec les photographes qu’il faut traiter. Je suis en relation par mail avec une personne qui a pris de nombreux clichés de
Julien Clerc, cela me semble plus facile de procéder de cette façon.
L’ouvrage reste avant tout lié à un exercice de mémoire (comment des textes de chansons influencent un destin…) et non à une entreprise « people » !
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/