Avant de reprendre le journal d’écriture de l’ouvrage à paraître, je reviens sur les démarches que j’ai accomplies ces jours-ci autour de la personnalité de Julien Clerc.
A la différence des livres précédents qui me laissaient les coudées franches puisque je nageais en plein dans un univers personnel, celui-ci m’amène à m’associer
à des gens différents et à leur demander leur avis ou leur collaboration …
Tout a commencé par la suggestion de mon éditeur qui, intéressé par le projet, suggérait d’essayer de contacter Julien Clerc pour lui en parler et lui proposer la
lecture du texte en avant-première. Par ailleurs, il proposait aussi de mettre des photos à l’intérieur de l’ouvrage. (Certains des ouvrages d’Aléas sont remarquables du
point de vue de l’illustration…)
Cela m’a conduit à un certain nombre de démarches sur lesquelles je reviens demain.
Je reviens sur le blog dès demain pour ventiler quelques infos sur les démarches qui accompagnent la finalisation de l'ouvrage et notamment les différents contacts pris pour proposer le projet.
23.06 :à l’occasion d’une interview pour « le Télégramme », je révèle le projet au public. Difficile d’expliquer le sens de ce travail, d’autant que les
journalistes me donnent l’étiquette d’écrivain de théâtre ou de voyage. Disons pour faire bref que mon but est d’explorer l’univers des chansons de Julien Clerc et
d’analyser leur retentissement dans mon imaginaire d’enfant
L’impact de certaines chansons dans mon imaginaire… C’est surtout cela que le lecteur va trouver dans mon livre. Je citerai prochainement les titres qui sont mis à
l’honneur tout au long des 35 chapitres.
A noter : pause dans ce blog jusqu’en fin de semaine prochaine : bonne rentrée !
12.06 :véritable séance d’écriture pendant que je surveille l’épreuve de français du bac. Cette fois, je suis bien parti dans un univers : celui de
l’adolescence. Je retrouve des images associées aux disques des années soixante-dix. Il me semble important, par le biais d’une autobiographie voilée, d’amener le lecteur à
retrouver cette période tellement particulière. Je crois aussi me décider en faveur d’un « tu » à la place d’un « je », un peu à la manière dont Rolin dans
« Tigre en papier » en fait l’usage. C’est une façon plus marquée de mettre de la distance.
Ce qui peut désorienter le lecteur, c’est peut être cet usage du « tu » à la place du « je ». Mais je trouve que cela donne un autre rythme et évite en tout
cas le sentimentalisme qu’auraient pu avoir certaines scènes. Cela donne même un brin de dérision que j’apprécie dans le cadre de l’autobiographie.
8.06 :le point de départ, un voyage en voiture et la redécouverte de vieux titres de Julien Clerc. Le tout sur une cassette de 90 minutes que j’écoute
sur un long trajet.
La difficulté qui se posait, c’était de trouver un moyen pour « entrer » dans certaines chansons afin d’agiter les souvenirs qu’elles
comportaient. Le motif d’un voyage seul en voiture permet « la rumination » à travers un ensemble de sélections telles qu’on les organise sur la plage d’un
enregistrement.
L’occasion aussi de revenir sur les conditions de l’enregistrement dans les années 70, ce qui constitue un fossé par rapport à notre époque ! Cet ouvrage se
veut en cela un regard amusé sur cette période.
Par ailleurs, ce travail à partir d’un support auditif m’amène à analyser ce mouvement de mémoire fondé non sur la
volonté mais sur la sensation, expérience que chacun peut faire (c’est ainsi qu’on ressuscite un moment, Proust l’a bien expliqué à partir du motif du
goût)
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/