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theatre au lycee

Répertoire Gainsbourg revisité : chapitre 1/16 : « Elisa »

Publié le par Eric Bertrand

             La pièce : « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut » met en scène « jeunes femmes et vieux messieurs », situation que Serge, sans doute dans le sillage de l’un de ses romanciers préférés : Nabokov, aimait traiter : celui de la Lolita...

             Maintes variations sur ce thème dont la chanson « Elisa » qui a donné l’occasion à Jenny d’imaginer une chorégraphie à partir du support musical...


 

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Annonce d’un feuilleton Gainsbourg

Publié le par Eric Bertrand

              Il est courant dans ce blog d’entamer des « feuilletons » : j’utilise en ce moment un nouveau logiciel qui me permet de reparcourir les anciennes VHS dont je dispose toujours et qui sont devenues quasi inutilisables sauf dans les cas comme celui-là où j’en extrais, grâce au logiciel, des morceaux choisis.

             Comme l’actualité de Gainsbourg m’a fait m’exprimer à plusieurs reprises sur cet auteur interprête dont l’œuvre m’a suivi, je propose à partir d’aujourd’hui, et en alternance avec d’autres articles, une série consacrée à ces textes majeurs qui ont nourri ma création baptisée « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut » dans le cadre d’un travail expérimental mené il y a quelques années avec les élèves de l’atelier de théâtre du lycée de Loudéac. Citons au hasard : « Bonnie and Clyde », « Lunatic asylum », « Cargo culte », « Elisa », « L’hôtel particulier », « la nostalgie camarade »...

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La Nuit des Rois à La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

               Travestissements, île étrange régentée par un duc mélancolique, fous raisonnables et raisonneurs, farces bouffonnes, envolées lyriques, situations burlesques ou saugrenues, tours de passe-passe convergeant vers l’illusion théâtrale poussée dans ses derniers retranchements, « je ne suis pas ce que je joue » affirme un personnage, autant d’éléments délicieusement shakespeariens qu’on retrouve dans cette comédie proposée à La Rochelle mercredi soir.

                 La mise en scène de Jacques Vincey est à la hauteur du brio de la pièce. Musique, danse, chansons (souvent paillardes et jubilatoires), astuces diverses emmènent le spectateur dans un dédale dont l’île d’Illyrie est la toile. Les situations de voyeurisme sont délectables (le ridicule Malvolio, espèce de Matamore aux airs de Mr Bean, se laisse piéger par les faux semblants d’une lettre énigmatique écrite par une servante malicieuse... Et le voilà qui dindonne en jarretière jaune cacatoés sous l’œil narquois des farceurs) La scène offre un plateau en surplomb qui convient parfaitement à cette situation et qui souligne davantage encore la nervosité des mouvements et des répliques.

                Les comédiens prennent plaisir à jouer ce texte et le metteur en scène est l’artificier en chef... Moments de danse enragés, éclairs de musique branchée, lumière saturée, paillettes, pétards, chapeaux pointus, confettis, explosions de rire et le bouquet final du salut de l’ensemble de la troupe qui recueille un tonnerre d’applaudissements. Il y a des soirs où on voudrait bien enfiler le costume !


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L’Homme à la tête de chou sur les planches

Publié le par Eric Bertrand

                Il y a quelques années au lycée, nous menions l’aventure inouïe de « L’Homme à la tête de chou et au cœur d’Artichaut » avec la jubilation de dire les textes ciselés de Serge et en même temps l’impression de vivre sur la scène une aventure d’avant-garde. Témoin, cinq ans plus tard cet article de Céline Laflute à propos du spectacle « l’Homme à la tête de chou » du chorégraphe Jean-Claude Gallotta présenté en ce moment au Théâtre du Rond-Point et bientôt en tournée...

« Avec sa variation sur un album-concept culte de Serge Gainsbourg, Jean-Claude Gallotta frappe fort. Connu pour sa danse jouissive et volubile, le chorégraphe trouve ici matière à une ivresse tournoyante et conjugue lyrisme, violence et lascivité. L’hommage se double de l’absence éloquente d’Alain Bashung, qui a tout spécialement réinterprété ‘L’Homme à la tête de chou’ (avec la réorchestration de Denis Clavaizolle) et devait se mêler aux danseurs du Centre chorégraphique national de Grenoble sur scène. Sa voix de crooner, sombre et moelleuse, enrobe la partition de son ex-acolyte qui avait le timbre plus tranchant. En guise d’ouverture, les quatorze interprètes nous offrent une scène intime de recueillement dansé devant la chaise à roulettes vide du chanteur, décédé quelques mois avant la première.
Vide aussi, le plateau est quant à lui largement empli par la langue imagée et palpable de Gainsbourg et par la "musique visuelle" émanant de cette nuée de danseurs déchaînés. Beaucoup de vie donc - et de chair - déborde des soutiens-gorges noirs, des zips de Levi’s et des talons hauts. Le sordide fait divers est d’abord une incantation à Marilou, petite shampouineuse qui "rend fou et à moitié coucou", comme dit la chanson. Empruntant un peu à la comédie musicale et surtout au film noir, la proposition de Gallotta exhale le parfum morbide et entêtant de cette petite lolita, qui fait de la provoc et joue à la femme fatale. Une très belle entrée de chorégraphe dans l’univers de Gainsbourg, muse parmi les muses. »

            Dorian, Marilou, Manon, Lulu, Max, Jane B, Elisa, Barbarella, Lola Rastaquouère, Bambou, Laetitia, Bloody Jack, Bonnie and Clyde, le Gang Burrow et la clique des infirmières du Lunatic Asylum dans lequel « les Serge » ressuscitaient le fantôme de Marilou, souvenons-nous ! Et sur you tube, à la page « l’homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut », vous pourrez en retrouver de larges extraits.

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Le Petit Prince dans tous ses états (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

             Salle de maths qui est aussi la salle de la scène « Cramoisi-Business man » propice à l’exhibition. C’est le foirail, la fête des affaires, salle colorée, agressive, saturée de sons divers empruntés aux pubs télé, flashs d’infos et autres gimmicks de la modernité. Les comédiens devront être à la hauteur et avoir le franc-parler de camelots sur leurs paquets de marchandises.

            Salle d’histoire géo. Ambiance beaucoup plus paisible, à base d’éclairages qui figurent le passage du temps, le cycle du jour et de la nuit. Possibilité de projection pour représenter le planisphère et figurer par l’image ce qu’il y a dans le texte.

            Salle de musique : le moment de la découverte de l’amour... Attention à ne pas verser dans la grivoiserie ou l’obscénité ! Evidemment, la rose est séductrice, évidemment elle parle de la naissance du désir et du frisson des corps mais il faut amener le spectateur à autre chose... En d’autres termes, les élèves sont en sixième, pas de Bilitis ou d’ambiance Crazy Horse. Comme le souligne le metteur en scène, il est plus intéressant de tirer l’amour du côté du sublime.

             L’idée serait donc de faire sortir la fleur d’un cadre posé bien en évidence comme un grand tableau. Elle s’avancerait lentement, s’arrêterait, repartirait et finirait par retourner dans le cadre, laissant ainsi la voie libre aux accents de la spiritualité... le moment où le Petit Prince se récite des vers.  


 

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