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theatre au lycee

"Je suis un aventurier", à vos plumes !

Publié le par Eric Bertrand

         Dans la réalisation des cubes farcis de vers proposés à la sortie des salles où aura lieu le spectacle de La Fontaine, je continue à chercher des idées pour en faire écrire aux élèves et hier, en voiture, j’ai entendu une vieille chanson de Dutronc  intitulée « l’aventurier ».

 

J'ai fait la vie à Varsovie.
J'ai fait le mort à Baltimore.
J'ai fait le rat à Canberra.
J'ai joué aux dés à Yaoundé.
J'ai joué aux dames à Amsterdam.
J'ai fait des gammes à Birmingham.

          On voit aisément le principe d’écriture de ce texte. Voilà une bonne base pour expliquer comment l’une des ressources de la poésie consiste à jouer sur le rapprochement de syllabes proches.

          Après un rappel de cette dimension ludique de la poésie, jeu sur les sons, mots, paronymes, allitérations, asonnances… je demande aux élèves de 6° qui participent à la pièce de théâtre de travailler à partir d’un atlas, d’une carte du monde et d’écrire une quinzaine de vers à la manière de Dutronc. Ce sera noté comme une rédaction et me donnera l’occasion d’une sélection de vers qui iront alimenter les fameux cubes.

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Cadavre exquis à la rescousse de La Fontaine

Publié le par Eric Bertrand


                 Pour finaliser le travail accompli en parallèle par mon collègue de mathématiques qui, dans la perspective de préparer le décor fait construire aux élèves cubes, losanges, rectangles divers, l’idée est de « farder » ces figures de messages poétiques

                Je rappelle que les spectateurs auront droit, en sortant de la salle de maths, à ces petits coffrets. Reste pour moi à imaginer un exercice qui fasse écrire les élèves de sorte qu’ils puissent surprendre le lecteur par le biais de la langue poétique

                Pour travailler vite et bien et faire sentir l’étrangeté et la spécificité du message de la Poésie, je choisis de passer par le biais du « cadavre exquis » qu’ont si bien pratiqué les surréalistes. Tout écolier a, au cours de sa scolarité, et à des degrés divers, pratiqué cet exercice fort commode pour faire écrire.

                 Son principe réside dans l’exploitation du hasard dans la créativité. Ainsi, je donne des consignes précises à chaque élève (cf ci-dessous). Chacun écrit sa formule, la cache, plie sa feuille, lui affecte un numéro, la met dans la valise que je fais circuler, puis que je secoue avant dépouillement.

                  Voici la consigne :

 

Je pars de la phrase suivante que j’analyse grammaticalement : « le petit lapin part dans la garenne avec grand appétit pour savourer le goût du thym. » puis je demande aux élèves d’inventer chacun l’un des quatre membres de phrase de la façon suivante :

 

- Un verbe de mouvement conjugué au présent à la personne de votre choix.

- Un complément de lieu (précédé par sa préposition : « à », « sous », « vers », « sur »…

- Un complément de manière

- Un complément de but.

 

                     Cette activité permet au passage de réviser la construction du verbe et ses compléments… Je laisse le lecteur imaginer le résultat ! Elle favorise en tout cas la rencontre incongrue de mots.

Un autre exercice consiste à valoriser un autre ingrédient non négligeable en poésie : la part de l’image…

- Un nom commun accompagné de son déterminant.

- Un verbe.

- Un « comme » plus un nom commun

- Un complément de lieu.

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La distribution dans le travail sur La Fontaine (réunion du 9.01)

Publié le par Eric Bertrand

              Rencontre vendredi dernier du metteur en scène avec laquelle nous montons le projet La Fontaine. La distribution est faite à l’issue des deux heures. Tout s’est déroulé parfaitement.                        Sur les 27 élèves, il n’en restait que quatre, résolument opposés à l’idée de jouer. A cela s’ajoutaient quatre ou cinq « réticents », les autres se déclarant « volontaires ».

              A partir d’une première proposition sur le papier, nous avons « auditionné » et redéfini les rôles en tenant compte des suggestions des élèves. Dés vendredi prochain, seconde rencontre avec le metteur en scène qui va permettre de travailler davantage le jeu et les personnages. Les élèves sont engagés sur le texte.

              Dès la première lecture, le metteur en scène fait des propositions intéressantes qui montrent que nous sommes bien sur la même longueur d’onde. Notamment à partir des personnages des commères à qui il souhaite donner des airs de sorcières de Macbeth… Le spectateur ou le lecteur du Ceilidh se souvient de leur extravagance...

 

Bucholie Castle...


 

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Le projet La Fontaine

Publié le par Eric Bertrand

              Où en sommes-nous de nos projets pédagogiques en ce début d’année ? Je rappelle au lecteur occasionnel de ce blog que deux des projets auxquels j’ai consacré un certain nombre d’articles sont en cours. Celui sur Simenon, qui recommence fin janvier avec un nouveau groupe et celui sur La Fontaine, plus directement lié à la création et qui entre dans sa phase de mise en scène dès janvier.

               Le lecteur a pu suivre les phases de l’écriture de la pièce, et maintenant que c’est derrière, que le texte est prêt à la distribution (j’en ai tiré un jeu de trente exemplaires d’un texte qui fait 9 pages en format A4, police 9, afin d’économiser le papier !), nous nous apprêtons à travailler la mise en scène avec l’intervenante théâtre.

               Les élèves sont impatients d’autant qu’ils ne connaissent pas la dernière mouture de la pièce. Je leur ai demandé de m’indiquer dans quelle mesure ils sont prêts à « jouer » devant public afin d’anticiper la distribution. Sur une classe de 27, il y en a pour l’instant 17  qui oseront ! Mais le travail en atelier peut encore aider à libérer certains d’entre eux, toujours très complexés !

View from Bucholie...

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Homme et animaux

Publié le par Eric Bertrand

              Travailler sur les animaux des Fables c’est d’une certaine manière revenir à la problématique de La Fontaine qui est celle de l’Antiquité. Les élèves me demandent parfois si dans la mise en scène ils auront à se grimer en animaux ! Non bien sûr, et là-dessus la metteur en scène est, elle aussi, intransigeante. Pas de ridicule !

              Les hommes du XVII° étaient, faut-il le rappeler, bien plus savants que nous sur les récits mythologiques. Qui se souvient du récit des Origines dans lequel on voit Zeus confier à Epiméthée, le frère du fameux Prométhée, le partage des qualités entre les différents règnes du vivant... Tel animal obtient la griffe, tel autre, la dent, tel autre les ailes… Mais quand vient le tour de l’homme il ne reste plus rien !

              A défaut d’autre chose, Epiméthée remet à l’homme l’esprit. C’est précisément cet esprit qui va causer tant de tracas à l’homme, le placer dans un corps encombrant, perpétuellement inquiet face à un destin à construire … Et je relisais récemment cette fable moins connue du dernier livre des Fables : « les Compagnons d’Ulysse » qui explique comment les compagnons d’Ulysse métamorphosés en animaux par Circé habitent mieux leurs nouveau corps et refusent de redevenir des hommes…

             Je souhaite que les élèves mettent en scène et donnent à voir la part d’animalité que nous avons gardée.

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