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theatre au lycee

Nouvelles perspectives

Publié le par Eric Bertrand

               Avant de reprendre le journal écossais auquel est consacré ce blog, je peux à ce jour annoncer au lecteur que je vais changer de pôle… Et nous transporter dans l’atmosphère méridionale de la Sicile.
              C’est en effet dans cet autre pays que je connais bien que j’ai décidé de camper le cadre de ma future pièce. Je me suis donc lancé dans l’écriture depuis début juin et j’alimente un journal de la création que je mettrai en ligne quand le temps sera venu. Dans l’intervalle, je préfère avancer dans un relatif  incognito le plus longtemps possible…
              Avant de me lancer dans cette aventure (compulsive ?) de l’écriture, j’ai pourtant ressenti de petites réticences au moment du spectacle : lourdeur administrative, remarques désobligeantes, souvenir cuisant des difficultés pour mener de front les cours, l’écriture et la mise en scène, absence de reconnaissance par le lycée… Par exemple, toujours pas de lieu pour répéter et une salle de claquettes qui va être démolie l’an prochain du fait du programme de restructuration de l’établissement (restructuration qui annonce un hypothétique « pôle culturel » pour 2009 mais rien dans l’immédiat !)
              Mais je dois dire que l’implication de mes acteurs, de nos partenaires, notamment de l’Ecole de musique, m’ont redonné la foi. Philippe et Arlette ont d’ores et déjà retenu la date du 1er juin 2007. En échange de quoi ils nous laissent l’utilisation de la scène du Moulin à Sons.
              C’est donc parti pour un voyage dans la Sicile profonde… je tourne délibérément le dos à la littérature anglo-américaine que j’ai honorée six années d’affilée. Je tourne le dos à toute référence littéraire aussi. (Les spectateurs pourront bien lire Pirandello ou Sciascia ou Vittorini, s’ils veulent se mettre dans l’ambiance), je n’exploiterai cette fois aucune oeuvre ! Plus de clin d’œil ou d’intertextualité… Que ceux qui ont jugé mes pièces « trop intello » ou « trop compliquées » se rassurent, je saurai ménager leur petite intelligence.
              J’ai donc choisi de faire cavalier seul. Mon objectif pédagogique est toujours d’ouvrir les élèves à d’autres cultures et de poser, à travers la scène et le texte des questions qui les touchent de près…
              A suivre dans quelque temps… Il faudra que je commence par changer le nom de ce blog !
 
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Cambiare...
 

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Le masque du théâtre dans le théâtre

Publié le par Eric Bertrand

J’ai reçu dernièrement ce point de vue de lecteur qui m’amène à revenir sur la difficulté essentielle de la pièce : le jeu entre le réel et la fiction sur lequel réside le principe de la mise en abyme.
              « J'ai relu et je peux dire que j’avais chinté pas mal de choses. Ce qui m'a interrogé un moment dans une page (que j'ai été contraint de lire plusieurs fois) c'est l'indifférenciation entre le jeu et la personne elle-même ; par la suite j'ai retrouvé cela en clair, le personnage et la personne jouant en discontinu leur rôle et leur soi ; à la fin est-ce cet amalgame que tu veux montrer ou bien le ceilidh est-il, plus que la rencontre avec l'autre, la rencontre avec ses personnages ? »
              Comme quoi, ce principe de construction amène le lecteur perspicace à se poser de bonnes questions… Je suis tombé sur un article qui évoque l’une des pièces baroques de Corneille : l’Illusion comique : il y est question d’un jeune homme en opposition avec son père parce que ce dernier l’empêche de s’adonner à sa passion du théâtre. Le jeune homme est d’abord banni par son père. Ce dernier parvient ensuite à le retrouver grâce à l’intervention d’un magicien qui fait apparaître son fils : celui-ci est en train de jouer une pièce… Et nous y voilà, la pièce dans la pièce donc
              L’auteur de l’article écrit à ce propos : « Qu’on ne s’imagine pas que Corneille innove ici dans la forme, annonce Claudel ou Pirandello ; Shakespeare bien avant lui avait déjà usé du procédé… Plein de préjugés quand le spectacle commence, le père du jeune Clindor s’en débarrassera au fil de la représentation que met en scène pour lui le magicien Alcandre. Initiation à la contemplation, école de l’œil, l’IIlusion Comique devient une curieuse fable sur la véracité de ce qu’on observe, le prétendu réalisme, la supposée vraisemblance… On ne sait jamais vraiment ce qu’est le réel. »
              Analyse qui pourrait tout à fait convenir à la lecture du Ceilidh
 
Jack on the route again : "le vrai problème de l'auto-stoppeur, ce sont les chaussettes !"

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Le film

Publié le par Eric Bertrand

              Comme prévu, nous sommes allés mercredi rencontrer Florian qui a pratiquement achevé le montage du film de la pièce et qui souhaitait notre présence pour finaliser l’ensemble.
              Je redoutais ce moment de « retrouvailles avec l’instant théâtral ». C’est finalement une bonne surprise. Pour la première fois depuis que nous visionnons des vidéos après les spectacles, nous sommes pleinement satisfaits.
              Pertinence du cadrage, rythme du film, qualité du son… Le secret insiste Florian, c’est de trouver suffisamment de ressources pour ne pas lasser le spectateur et lui offrir de la variété tant au niveau des plans que des montages. Par exemple, alternance des plans rapprochés et des plans serrés, montrant tour à tour le visage d’un comédien, d’un musicien, ou la dynamique d’une scène.
              Quelques plans sur le public également et surtout, la restitution de l’atmosphère de l’Ecosse telle qu’elle était traduite par la musique et la succession des diapos. Très adroitement, Florian a aussi intégré, en pleine image parfois, certaines des meilleures diapos. Par ailleurs, les génériques de début et de fin sont particulièrement soignés et s’attachent notamment à rendre hommage aux différents intervenants.
              Nous disposerons à la fois d’un support VHS et d’un support CD, de même quelques séquences seront prochainement disponibles sur le site. Il reste donc quelques fignolages à terminer, mais je devrais récupérer l’ensemble avant la fin juin. Si l’un(e) d’entre vous souhaite acquérir ce support par la suite, je crois qu’on peut s’arranger… N’hésitez pas à me le faire savoir. Nous verrons comment cela peut se négocier !

Extrait de "Jack on the route again !"

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Et maintenant ?

Publié le par Eric Bertrand

Je vous devine, au détour de ce blog : ça y est, le spectacle est terminé… Et maintenant ? L’objectif même de ce blog semble devoir se diluer alors même que les acteurs se sont déjà séparés, égarés comme un vol de moineaux, fin des cours, prépa de bac, corrections diverses…
              Et pourtant, tout n’est pas réglé avec l’Ecosse : il me reste à rassurer les inconditionnels de ce pays (et j’en connais quelques uns)… Je vais en effet continuer mon journal de voyage que je n’ai pas encore terminé. J’ai promis des révélations importantes à venir.
              D’autre part, l’aventure du « Ceilidh » n’est pas encore achevée. Comme tout livre, il vit sa propre vie. Par exemple samedi soir, à partir de 20h30, je vais animer une « conversation littéraire » au Café Poche de Dinan. J’ai déjà évoqué cette opportunité de rencontre avec les familiers de ce café qui fonctionne, grâce à son libraire, Edouard Rumel, un peu à la manière d’un café philo.
               Et puis, il n’y a pas que « le Ceilidh », il y a le reste de l’œuvre. Prochainement paraît sur le web une interview à propos du Loft. Dans les jours qui viennent, j’en publie les fragments dans ce blog.
              Enfin, l’aventure de la scène s’enracine dans cette période précieuse qui me laisse un peu plus de temps libre (ce blog a un an depuis le 1er juin dernier et ses premiers articles renvoyaient bien à « la genèse » et aux aternoiements de ce « ceilidh »). En d’autres termes, il me faut envisager l’année à venir… J’ai ma petite idée là-dessus et j’y reviens prochainement (un peu de suspense !)

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What is to come now ?

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Réactions parmi les élèves

Publié le par Eric Bertrand

Il ne faut pas attendre pareil enthousiasme chez nos élèves. Certains sont venus là avec la ferme attention du « tuer du cours ». Et puis la paresse intellectuelle de beaucoup qui achoppent à la mise en abyme s’exprime un peu trop facilement : « trop compliqué ! ». C’est vrai qu’il faut faire un effort, mais l’effort est un exercice stimulant.
              J’ai croisé des élèves qui ont adoré et qui sont revenus. Les réactions sont donc très diverses et c’est pourquoi j’ai opté pour un questionnaire sur la pièce, de façon à tirer des conclusions plus fines. Je viens d’en récolter la plupart. Quelle conclusion ?
              Ils ont aimé le jeu des sorcières, le machiavélisme de Ronald, les diapos qui « les emmènent et les font voyager », la musique, la chanteuse, les scènes violentes (« celle où Matthieu explose la tête de Ronan ! »)… Quelqu’un souligne la qualité cynique de Sheumas qui fait rire tant il est froid : par exemple, quand il avertit John au sujet de la ration d’eau et qu’il se tourne vers le public : « l’eau coûte cher ! ». Un autre signale « le rap de la sorcière ». Tous apprécient le mélange des genres (comique et tragique) et des registres : en effet, musique, claquettes, textes disent tous à leur manière quelque chose sur le sujet…
              Je finirai sur un avis de spectateur qui en dit long sur le niveau de certains de nos élèves : à la question « quel personnage avez-vous préféré et pourquoi ? », il répond : « la sorcière Diana parce qu’elle boit ! »

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The open loch at Drumnadrochit.

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