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theatre au lycee

Réactions dans le public

Publié le par Eric Bertrand

              Je consacre un nouvel article aux réactions qui sont si nombreuses et si intéressantes. Il y avait dans le public ce soir là de nombreux collègues qui n’avaient pu venir le mardi, des gens pour lesquels c’était la deuxième, et puis des anciens, Fleurette, du Loft (Bambou dans Gainsbourg et Louise dans le Tennessee), Fabien, Max dans Gainsbourg et Béta dans le Loft, et puis des jeunes qui ont quitté Loudéac mais qui ne voulaient pas manquer le rendez vous. Des adultes, des enfants qui riaient aux sorcières…
              Dans le champs des réactions, je joins le poème qu’a écrit en anglais l’une de nos collègues, je le trouve authentique et spontané, il illustre parfaitement bien ce que nous avons pu ressentir du public aux cours de ces trois représentations :
 
« On the stage / Actors and dancers / filled with passion / Of being others / Dances and choregraphies / Blackness and colors / Of others / I twas nice / To see / Wisdom and spirituality / Disorder, love and freedom / Expressed by pupils / That we saw and discovered / Spontaneous, generous / Proud in elegance / Simply marvellous / To all of you “Thank you !” / And that woman / Jennifer, the spanish one / Dancing in consideration / Rhythm, Rhythm / Gestures – liberation / Public – waiting for emotions / In partition / With music, flute and clarinet / Feminine voices / Completed with accordion / It was that woman in black / In charge of communication / Who came a witch in heaven / Embracing the stage / Venturing in our imagination / And finally / Keeping William – our master - / Alive –Alive”
 
              Je finis cette série demain, en consacrant l’article aux réactions des élèves présents dans la salle le mardi après midi et à qui j’ai proposé un petit questionnaire...

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One the pictures in the show... When Heather and John come on the stage.

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Invitation au voyage : seconde représentation

Publié le par Eric Bertrand

Elle a commencé à 20h45, s’est achevée aux alentours de 22h30. Cette fois, « la mécanique » est rodée. Les techniciens maîtrisent l’ensemble de l’éclairage et les synchronisations sont tout à fait assurées. Les comédiens n’ont déjà plus le trac, je perçois même chez eux comme un essoufflement, signe de fatigue de la journée exigeante qu’ils viennent de traverser mais aussi signe de déception devant le public beaucoup plus « humble » venu pour les applaudir. On divise le nombre par 10 : 70 au lieu de 700, ça fait une différence ! Mais attention, c’est aussi un public de qualité, un public de fidèles particulièrement attentifs. Beaucoup d’entre eux ont acheté le livre et connaissent sinon la pièce du moins sa version narrative.
              Et du coup, une sourde contrariété, une envie moins forte de jouer, chez certains du moins. Je les encourage en mettant ça sur le dos de la fatigue. Je me rappelle des représentations devant un pauvre public avec les comédiens du « Loft » ou de « l’homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut » : ceux-là ont pourtant toujours eu autant de plaisir à jouer. Jouer, jouer, avant tout jouer pour continuer d’exister dans l’espace de la pièce et dans la peau de « personnage papillon », condamné à perdre de ses couleurs sitôt que le rideau sera retombé. Julie est la première à être touchée par cette forme de dépression qui saisit chaque membre de la troupe après un spectacle. Elle a vécu son personnage avec une telle intensité…
              Ils en savent quelque chose ceux qui sont venus nous voir ce soir. Il y a là deux des membres les plus passionnés de l’ex-troupe, ceux de Gainsbourg, du « Loft » et du  « Tennessee ». Thelma, la Goulue, Manon, Tom, Tarzan, Dorian… C’est un bonheur de les savoir dans la salle. De leur offrir ce texte…
              Ils reviennent dans les coulisses, ils me confient avoir distillé chaque mot, avoir plongé dans l’atmosphère de la pièce et regretté presque de ne pas y être resté davantage. Outre l’intrigue qu’ils découvrent, la musique, l’ambiance hithkockienne, ils ont éprouvé l’étrange sensation de se retrouver dans des attitudes, des mots, des personnages. Yohann incarnait Tarzan dans « le Loft » et il retrouve un peu du dandy dans le personnage de Ronald. Céline incarnait Thelma dans « le Tennessee club » et elle retrouve un peu du désespoir de cette épouse délaissée dans Rebecca.
              Dans ce rôle là, je la voyais bien en effet.
              Je reviendrai demain sur certaines autres réactions du public.

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Quiet and peaceful : "les petits lochs au fond des glens" (Ronald)
 

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Vertigo

Publié le par Eric Bertrand

"Yeux rouges et paupières jaunes... Ma, tu n'as pas dormi de la nuit" ! J'emprunte cette formule à Lou pour indiquer dans quel état se trouve la plupart d'entre nous... Je les ai croisés hier, j'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots ou regards, c'est à chaque fois l'impression d'un secret qu'il va falloir dévoiler au grand jour, des yeux battus, la mine défaite, le témoignage d'un sommeil agité de cauchemars... Des spectateurs agités, des trous de mémoire, des partenaires incapables, l'orage sur la scène, le texte qui se dévide sans l'acteur comme une bobine de fil...

Nous nous sommes donné rendez vous à 10h00 mais les musiciens encadrés par Alain s'installent dés 9h00. Jenny et Françoise s'occupent d'abord du pique nique et des dernières nécessités liées aux programmes (500 programmes ont été tirés hier, il reste à les plier), il faut aussi acheter les carnets de souche pour les entrées, prévoir un fond caisse... Je rejoins Liliane pour installer le vidéo projecteur et nous serons sur la scène dés 9h00 nous aussi pour les dernières mises au point avec les techniciens et le caméraman qui découvre le spectacle. Une petite répétition est prévue à partir de 10h00, mais elle se fait sans user l'énergie. Les élèves sont impatients, les collègues aussi. Reste à ne pas les décevoir..

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Is there anybody on the stage ?

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"La tournée" des comédiens

Publié le par Eric Bertrand

Cinq comédiens sur six ont pris en main la présentation du spectacle dans les classes. Ils se donnent l’occasion de saisir au plein jour les visages de ceux qui seront dans la salle noire au moment du spectacle. Pendant deux jours, ils visitent une vingtaine de classes et font ainsi l’épreuve du premier contact….
              L’une des magies du théâtre, c’est précisément cette approche du public. Le public est un corps collectif sur lequel l’acteur ne met pas toujours de visage très précis. Quand on est dans les coulisses, on perçoit davantage une palpitation qui vient de la salle. Comme disait la claquettiste Thelma dans son beau monologue du Tennessee club :
 
« Thelma : et pendant ce temps, toutes les trois, on improvise autre chose dans le domaine de la nostalgie et du langoureux ! C’est peut être ça qui me fascine dans les claquettes ! Ca me parle d’une autre époque… Je m’avancerai devant le public, comme ça… (Elle suspend son jeu, se met à rêver)… Il est là, il ouvre la bouche, il s’attend à tout. Je me donne le luxe de quelques secondes de silence. Le temps est suspendu, les yeux sont grands ouverts, quelques sourires attendris sur les lèvres bienveillantes, un chuchotement ou deux à des oreilles attentives, les coudes qui se frôlent, la toux masquée d’un spectateur, un regard collectif… Je m’avance vers l’avant scène… « Se décidera-t-elle enfin à parler ou à dire quelque chose ?"… La musique s’élève, une musique troublante, la chorégraphie imaginée par Miranda et Sissy, je trouve ma place dans le ballet, les claquettes se mettent à résonner sur le parquet, la porte du « Ziegfeld Follies » vient de s’entrouvrir… »
 
              Dans cette épreuve, les cinq comédiens s’en sortent bien. Ils s’expriment pendant un petit quart d’heure au sujet de la pièce et le font de manière très efficace. Après une analyse de la question délicate de la mise en abyme si chère à Shakespeare, chacun se présente à travers le(s) personnage(s) qu’il joue.
              Ils sont dépouillés de leurs textes, de leur environnement, de leurs costumes, de leur dimension de personnages. Mais ils en parlent avec conviction et insistent, dans la troisième partie de leur intervention, sur la nécessité de respecter le travail accompli.
              Bien évidemment, je relaie cette information en insistant auprès de chacun des collègues afin qu’il n’hésite pas à sélectionner les élèves. Ceux qui sont susceptibles de « chahuter le spectacle » vont être écartés. Contrairement à ce que croient certains, cette sortie au théâtre n’est ni une obligation ni un pur divertissement. Elle s’inscrit dans une éducation, éducation à l’univers de la tragédie (certains ne sont jamais sortis au théâtre ou ignorent tout de ce genre si particulier), éducation au comportement de ceux que les professionnels du spectacle appellent souvent de ce beau néologisme « les spectacteurs ».
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The high school invited in Sinclair Girnigoe castle !
 
 
 

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Diaporama Highlands : fragments précieux

Publié le par Eric Bertrand

Il y a des fragments précieux qui manquaient à la générale et ces « vides » se comblent progressivement : j’ai dit que des musiciens manquaient à l’appel et que cela nuisait à l’harmonie de l’ensemble. Jenny est allée répéter vendredi soir et est revenue ravie. Le tango de Lou accompagné par un sublime morceau d’accordéon royalement interprété. Le ballet claquettes et le morceau « Fuck them all » plus rythmé pour l’entrée des sorcières. Françoise répète avec nous mardi soir et elle apporte une énergie dingue à la scène des sorcières essentiellement conçue pour le trio. Enfin, le support diapos
              La bécane poussive que nous avons essayée mercredi est à mettre au rencard ! Nous utiliserons un vidéo projecteur. Les photos de la collection personnelle dont les plus anciennes remontent à 83. Des heures à traquer l’image, à tenter de saisir la magie de l’Ecosse. D’anciennes diapos que j’ai fait numériser et qui feront partie du spectacle… Pendant les moments de temps suspendu qu’offre la belle musique écossaise, les images de l’Ecosse vont défiler et créer l’atmosphère si essentielle pour comprendre le grain de la tragédie :
-         Acte 1, scène 1, à l’ouverture quand le premier groupe de musiciens joue un air de Donnie Munroe. Un premier diaporama sur l’Ecosse.
-         Acte 1, scène 1, pendant la scène entre Heather et Max, une photo du château Sinclair Girnigoe en fond pour donner du relief au texte.
-         Acte 1, scène 2 : pendant que Sheumas se met en place, sur fond de Run Rig et pendant le poème en gaélique, second diaporama.
-         Acte 2, scène 3 : quand la scène prépare le théâtre du « Ceilidh », la fameuse mise en abyme se fait sur la photo unique de Sinclair Girnigoe
-         Acte 2, scène 3, fin : quand l’air de Clannad s’élève, le troisième diaporama sur les différentes facettes de Sinclair Girnigoe.
-         A l’épilogue, quand Sheumas rame avec à son bord les fuyards : quatrième diaporama sur le fond de « fisherman’s wife lament. » de Silly Wizard..
-         A l’épilogue, deuxième moment de musique quand les personnages sombrent dans le noir et que la musique reprend sur l’air de « Hame » et le texte en vieil écossais.
              Les diapos choisies le sont en fonction d’un sens particulier, elles racontent à leur façon une histoire, tout  comme les musiciens racontent leur histoire au public.Moment délicat de théâtre pendant lequel le spectateur laisse entrer dans son jardin secret les ombres chinoises de la scène.
 
 
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