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livres

Un avis de lectrice sur « Pour y voir Clerc »

Publié le par Eric Bertrand

Voilà, j'ai fini ton livre et j'ai envie de te donner mes 1ères impressions " à chaud" en espérant que je ne vais pas t'ennuyer...

D'abord, j'ai adoré, il faudra que je le relise!
Ensuite, je sais pourquoi tu es en kilt sur ta photo de profil facebook et je trouve ça original et dans ton cas, plein de sens.

J'ai été émue par l'évocation de ton accident, celle de ton enfance, de ta vie de jeune homme un peu rêveur, et de quelques aspects de ta vie actuelle; cette intrusion dans ta vie m'a un peu "pertubée" parce que tu n'es pas un auteur inconnu, parce qu'on correspond depuis qqtemps et que même si on ne se connait pas, on se connait un peu...

J'ai aimé ta façon " littéraire" d'aborder les chansons de Julien Clerc, avec qq chose de "sérieux" ( le prof de français qui garde toujours son acuité) et de plus "intellectuel" ( ca n'est pas péjoratif) que la mienne qui ai tendance à me laisser bercer par les mots.

J'ai vu aussi qu'on était de la même génération, j'ai cru comprendre que tu étais né en 60, mais je suis ton aînée de 5 ans!
( je suis même grand-mère! mais bon, je n'ai pas l'air trop 3ème âge)

A l'occasion, je te raconterai , si tu le veux , mes années Maxime Le Forestier, puis Julien Clerc ( que j'écoutais en boucle dans ma chambre à l'Ecole Normale), puis Michel Berger ( que j'adorais aussi) et Souchon!

J'aurais surement d'autres impressions à te livrer à propos de ton livre, mais là, il commence à être tard!
Voilà, à bientôt de te lire


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L’importance des avis de lecteurs...

Publié le par Eric Bertrand

                 Il m’arrive dans ce blog d’interrompre le fil des articles pour proposer, avec l’accord des principaux intéressés, les avis qu’ils ou elles ont eu la gentillesse de m’adresser. Au fil des courriels, articles, livres, j’ai lié des liens depuis quelque temps avec une lectrice  (rencontrée sur un forum Souchon)... Internet tisse ainsi des relations et permet de rentrer en contact avec des lecteurs encore mieux que dans un salon du Livre où l’on perd tout de même beaucoup de temps et où l’on déploie aussi beaucoup d’artifices...

                 Rien de mieux que le temps, les goûts partagés, les échanges sur la toile... Cette lectrice a lu d’abord « Pour y voir Clerc », puis « la Route, la Poussière et le Sable » (qui est mentionné dans la genèse de « Pour y voir Clerc »), et elle est en train de découvrir « l’organisme »... elle m’a donné ses impressions que je proposerai dès demain.

                 Comme je l’ai souvent indiqué à travers d’autres chroniques, la réalité du livre existe non seulement dans « l’atelier » qui le produit mais aussi dans l’esprit de ceux qui le ressentent. Je trouve intéressant, de fait, de fournir aux lecteurs de ce blog, la matière qu’y ont prélevée ceux qui ont lu et interprêté à leur façon un ouvrage. Je crois qu’un livre existe non pas d’abord parce qu’il a été « compris », mais parce qu’il a été interprêté, qu’il est entré en résonance intérieure... A partir de là, il bénéficie d’une compréhension intuitive beaucoup plus signifiante que la compréhension formelle.

 

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« Suite à l’hôtel Crystal » d’Olivier Rolin (3/3)

Publié le par Eric Bertrand

                 Chaque chambre est d’abord rituellement décrite (c’est la partie un peu fastidieuse de ce qui ressemble fort à un exercice de style) puis le reste de la page (chaque « chambrée » comporte entre deux et trois pages) laisse place à l’une des ces anecdotes souvent humoristiques, parfois scabreuses, toujours stimulantes pour l’esprit.

                  A travers ces anecdotes, l’auteur se livre notamment à quelques uns de ces autoportraits caustiques dont il a le secret. Et je retrouve au fil des pages, ce visage que je connais bien, et, sous la plume sagace, de plus en plus chahuté par le temps qui passe. Cependant, il ne faudrait pas pour autant commettre l’erreur qui consiste à confondre auteur et narrateur.

                  Rolin, à l’intérieur de cet ouvrage, me semble agir comme en un laboratoire de l’écriture. Ses personnages y sont « expérimentaux » et sous les « je » (qu’on se souvienne du « je est un autre » de Rimbaud, défilent des consciences très diverses, peut être des tentations du « je » Rolin... car, pour qui connaît le bonhomme, le « boxeur trafiquant d’armes », « le poète syrien alcoolique », « le séducteur de bonnes »... ne sont pas éloignés du portrait nature de l’écrivain voyageur ! Qu’on relise cette formule de Paul Valéry figurant en exergue : « Si chaque homme ne pouvait pas vivre une quantité d’autres vies que la sienne, il ne pourrait pas vivre la sienne »

 

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« Suite à l’hôtel Crystal » d’Olivier Rolin (2/3)

Publié le par Eric Bertrand

                Dans l’ouvrage que je découvre, intitulé « Suite à l’hôtel Crystal », Rolin se met à nouveau en scène à travers une série de chambres d’hôtels qu’il a fréquentées au cours de ses nombreux voyages de par le monde. (Pas toujours forcément des chambres d’hôtels, d’ailleurs, ni de voyages non plus...) Ainsi présente-t-il son travail comme une déambulation consentie à travers divers lieux d’inspiration : « Je me souviens toujours, dans ses moindres détails, « comme si j’y étais », de la petite chambre que nous avons partagée, un mois durant : j’y ai gagné non seulement d’émouvants souvenirs, mais aussi, je puis le dire, mon fonds de commerce pour une bonne partie de ma vie. »

                Il indique qu’il doit ce projet en partie à l’ouvrage non réalisé de George Pérec qui annonçait dans « Espèces d’espaces » qu’il avait dans l’idée de consacrer tout un livre aux endroits dans lesquels il avait dormi, en en jouant un peu à la manière de la madeleine de Proust, chaque chambre étant, en quelque sorte, un réservoir à sensations. Qu’on pense aux plumes de l’oreiller ! L’encrier n’est jamais loin de la joue...

 

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« Suite à l’hôtel Crystal » d’Olivier Rolin (1/3)

Publié le par Eric Bertrand

Rolin (Olivier) car il y a Jean (le frère, que je connais moins mais qui s’est fait, lui aussi, dans le milieu des écrivains qui comptent pour notre époque, une solide réputation), est un de ces contemporains dont la lecture me ravit parce que ses livres offrent en même temps qu’une grande érudition et qu’un beau talent, des moments de distraction.

                 En outre, j’ai l’impression de connaître Olivier pour plusieurs raisons. D’abord, parce que je l’ai rencontré en chair et en os lors des rencontres Goncourt des lycéens, à Rennes, il y a une dizaine d’années à propos du splendide « Méroé ». Ensuite, parce que j’ai lu un certain nombre de ses livres. On ne connaît vraiment un écrivain que par ce qu’il écrit... 

                 De fait, Olivier Rolin écrit surtout des récits autobiographiques. J’ai consacré dans ce blog plusieurs articles à cet ouvrage savoureux dans lequel il évoque son militantisme de mai 68 : « Tigre en papier ». Il a un sens particulier de l’auto-dérision qui m’amuse beaucoup. Il incarne un personnage sorti tout droit du « bal des têtes » de Proust, un personnage comme les autres livré à l’épreuve du Temps (l’une des angoisses de l’écrivain)... mais pas un quelconque aristocrate de la Recherche, plutôt un petit nerveux, oint d’une cire populaire et syndicaliste...

 

http://www.dailymotion.com/video/xf28tu_olivier-rolin-tigre-en-papier_news

 

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