Nous
continuons dans le cadre de cette fête de la musique à redécouvrir des extraits de spectacle où la musique rejoint le théâtre pour une belle harmonie sur la scène.
Ouvrons à partir d’aujourd’hui les portes du Tennessee
club ou plus exactement du Ziegfeld Follies puisque c’est de cet endroit que se souviennent les deux stars de claquettes un peu déchues, Sexy Sissi et Miranda…
Elles ont été miraculeusement invitées pour une « animation musicale » dans le
Tennessee club. Cela fait un peu « tournée des années 80 », sauf que leurs références à elles, ce sont Fred Astaire et Ginger Rogers…
Dernière étape dans ce
« Loft » musical, celle qui nous permet de refermer le « dossier Big Brother » sur une touche optimiste. Malgré la répression mise en place et les nombreux exécutants
du pouvoir aveugle (celui-là même qui sévit dans Fahrenheit 451, dans Brave New world ou dans
1984) certains opposants osent provoquer le pouvoir.
On les appelle les Indécents pour les ridiculiser et stigmatiser leur parole et par provocation, ces
derniers prennent justement plaisir à choquer à travers des ballets enthousiastes et sensuels.
Il reste
pour finir d’évoquer ce spectacle très musical on le voit (et encore ai-je passé sous silence les nombreux « spots » publicitaires, destinés à brouiller davantage encore le sens
des paroles que pouvaient risquer dans ce loft les lofters les plus audacieux….)
Il me reste donc à évoquer la figure délirante de Big Brother que j’avais imaginé sur la scène en
m’inspirant du gourou à la mode à l’époque : un certain Raël… L’occasion en tout cas de parodier tous ces personnages inquiétants qui font du prosélytisme en jouant de grandes
idées…
Cependant, tout n’est pas perdu ! Certains des lofters préfèrent se sacrifier au nom de la Liberté et de … l’Amour vrai pour deux d’entre eux : Tarzan et Fleurette, qui bravent
en direct la volonté de Big Brother. Pour Rosalinde aussi, qui préfère Shakespeare et le beau langage, les tirades qui lui donnent la chair de poule et qu’elle se récite toute seule, comme ces
marginaux de « Fahrenheit 451 ».
Ceux qui se sont compromis affirment haut et fort qu’ils préfèrent abdiquer et
ironisent sur une « sentimentalité » d’un autre âge !
Dénouement tragiquedans ce loft… Big
Brother est parvenu à semer la discorde entre les derniers opposants et le gout de la gloire et de l’argent a corrompu la pureté et l’énergie de la pensée rebelle.
Diva, l’une des lofteuses, entonne “the
show must go on!”; elle n’est plus qu’une marionnette dont Piou Piou et Happy Face tirent les ficelles…
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
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