Mon journal d’écriture s’arrête là. A la date du deux août, j’ai cessé de consigner des éléments de la progression de l’ouvrage.
Je vais continuer ce blog en suivant dorénavant les étapes de la publication et donner des infos sur les autres publications.
Je reviens demain sur la version PDF que vient de m’envoyer l’éditeur et qui impose une relecture.
Le temps des idoles
2.08 : le travail se déploie, rentre dans le détail des souvenirs de l’accident, donne toute sa signification au rapport entre les formes de l’imaginaire et la chanson
« ivanovitch ». Travail méticuleux sur les jeux et les livres qui ont préparé l’irruption de textes comme « la petite sorcière malade » et « Yann et les dauphins ».
Travail aussi sur la réception de Julien Clerc par le reste de la famille.
En même temps qu’une réflexion sur les raisons qui m’ont fait aimer Julien Clerc à cette époque, je propose un tableau de l’époque et un regard sur la façon dont
les autres l’ont perçu, avec leurs sensibilité, leur façon d’être, leurs idoles du moment.
On est dans les années 70, qu’on appelait je crois le temps des idoles…
Des Contes d’Andersen à Ivanovitch
1.08 : l’évidence de relier l’accident à « Ivanovitch ». C’est ma mère qui m’a rappelé dans quelles conditions j’ai découvert Julien Clerc et la chanson
« Ivanovitch ». Le travail consiste donc pour moi à relier cet univers (neige, gare) à ces motifs découverts préalablement dans la lecture que j’effectuais à peu près à la même époque.
J’ignore s’il y a une vérité chronologique dans ce que j’évoque dans les semaines qui ont précédé l’accident, mais peu importe, il y a une vérité littéraire intéressante à
reconstruire…
On touche là au plaisir de la reconstruction du vécu que j’évoquais préalablement. J’ai trouvé intéressant de mettre sur le même plan des contes, des textes de grande littérature
et des chansons, soulignant qu’à un certain âge, tous ces éléments se complètent pour nourrir un imaginaire et « préparer le terrain » des « goûts et des
couleurs ».
Répertoire de Julien Clerc
Voici la liste des chansons qui font l’objet d’un chapitre dans cet ouvrage qui en comporte 46. Avis aux connaisseurs !
« Ivanovitch, l’éléphant est déjà vieux, le Canon de la nation, Adélita, Zucayan, Sertao, la Californie, Cris, tambours et masques de guerre, Rolo le baroudeur, les Fleurs des
gares Niagara, elle a au fond des yeux, le patineur, des jours entiers à t’aimer, la fille de la véranda, si tu reviens, ce n’est rien, la petite sorcière malade, Yann et les dauphins, la
Veuve de Joe Stan Murray, les Menhirs, la citadelle ».
D’autres titres croisent tous ceux là, mais de façon beaucoup
moins déterminantes. Par ailleurs, on croise aussi d’autres figures de la variété des années
70.
Pour y voir Clerc
31.07 : « Pour y voir Clerc : d’Ivanovitch à Zucayan » : proposition de titre et, partant, d’organisation dans le fil de la narration… Le
titre propose en même temps qu’un jeu de mots un peu facile un premier élément d’orientation à travers le genre de l’autobiographie qui suppose un effort de lucidité et de recherche (y voir
clair), un second élément qui renvoie au chanteur et à cet univers que je circonscris à deux textes : « Ivanovitch », d’une part, « Zucayan » d’autre part.
Toute entreprise autobiographique, pour qu’elle ait un sens, doit passer par une recherche sur soi et une recherche de sens. Cette démarche si particulière suppose ce que les
universitaires appellent un travail de « l’analepse » et de « la prolepse, dont l’intérêt réside surtout dans la confrontation du passé et du présent.
Le titre s’est imposé facilement dans la mesure où l’écriture sur soi oblige à choisir une entrée dans ce manuscrit du passé et à en arranger les pages en fonction des principaux
« chapitres » et ici, des principales « chansons »… Quelles sont-elles ? J’y reviens demain…