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Stacks of Duncansbay et « l’Ile au trésor » (lundi 27.07, matin)

Publié le par Eric Bertrand




              Le temps écossais est aussi l’une des curiosités de la région. Il n’y a pas « un » temps écossais mais plusieurs et celui du nord n’est pas celui du nord ouest et encore moins du sud… L’Ecosse est un grand pays, traversé par des courants très variés du point de vue de la météorologie comme du point de vue mythologique ou linguistique…

              On se souvient encore de la chaleur quasi caniculaire d’hier, et ce matin, c’est une brume rampante qui rôde entre les maisons et sur les invisibles collines. La pluie s’est mise à tomber, mais elle s’interrompt aussitôt… « Patches of rain ».

              Nous prenons la direction de John o’Groats. Il est 9h00. Les trois châteaux de la baie des Sinclair (Sinclair Girnigoe, Ackergill Tower et Keiss) apparaissent à peine dans la brûme. Nous abordons le sentier qui monte aux Stacks of Duncansbay. La mer est plongée elle aussi dans une brume épaisse augmentée du vol velouté de quelque grosse mouette.          Des moutons épars fournissent un supplément de tricot pour ourler l'herbe du sentier.

              Les Stacks sont d’imposants éperons rocheux détachés de la haute falaise principale. Dans ce calme matin en suspension où passent en contre-bas les oiseaux de mer et les ombres de personnages de Stevenson (dont le grand-père a construit quelques grands phares comme celui de Duncansbay), je ne peux que les imaginer, ces récifs immenses propices au naufrage.

              Et l’île au trésor serait sur l’une des plages de sable blanc toute proches, accessibles seulement de la mer…



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Highland games à Halkirk (samedi 26.07, journée) 2/2

Publié le par Eric Bertrand





              Au centre du terrain, inlassablement, un autre joueur de cornemuse, jeune fille aux joues gonflées, à l’œil fixe, assure le tempo pour les groupes de Highland dancers qui se succèdent et rivalisent dans des danses aux pas complexes. Les mains levées, doigts pincés comme pour imiter les cornes des cerfs, tout en grâce et en virtuosité, dressées sur la pointe des pieds, (je dirais des « pinceaux ») car elles dessinent un véritable tableau entre les deux épées qui leur imposent un cadre.

              Le clan Sinclair est réuni. Ou du moins ses personnages les plus importants et représentatifs. Ceux que nous connaissons, Ian, Kay, Graham, mais aussi ceux qui nous sont présentés à cette occasion : Malcolm, le chef du clan, Ron, l’éditeur de la revue, des membres rattachés au clan, Américains et Australiens.

              Plaisir aussi de revoir des amis venus là spécialement pour nous voir. Diana Mac Boyle qui était une de mes élèves à l’époque où j’enseignais à Wick (nous avons revu ses parents mercredi soir), Alison, à qui nous avons laissé un petit mot dans la boite aux lettres alors qu'elle était en déplacement à Londres pour son travail et qui nous avoue, l’air réjoui, que « les Highland games de Halkirk » sont ses premiers Highland games ! 


 



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Highland games à Halkirk (samedi 26.07, journée) 1/2

Publié le par Eric Bertrand



              Le grand rassemblement du nord des Highlands a lieu cette année encore à Halkirk, à l’occasion des « Highland games ». L’occasion pour les athlètes de la région de s’affronter sur une vaste aire de pelouse verte, disons, sans chercher à vexer personne, de « gazon anglais » !

              Cyclistes, coureurs, danseuses, lanceurs de poids, de troncs d’arbres (« toss the cabber »), tout ces acteurs de la tradition si hauts en couleurs et majoritairement habillés du kilt rivalisent presque simultanément. Les juges occupent le terrain un peu partout et officient dignement sans se préoccuper ni de la foule ni des autres épreuves.

              Jeux d’origine tribale, fondés sur la force brute, la vivacité ou encore l’habileté. Le tout dans le fracas des cornemuses. Car régulièrement, le « pipe band » fait le tour du terrain et entonne un air traditionnel qui met le monde en joie. Tambours, houpettes, cornemuses. Et puis, aussitôt, les épreuves recommencent de plus belle : sur une estrade, isolément, un joueur mesure ses efforts, son souffle, ses notes, sa position, sous l’œil avisé d’un juge assis sur une chaise pliante.

 

 

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Port de Sarclet (vendredi 25.07, soirée)

Publié le par Eric Bertrand


              Comme Whaligoe, Sarclet est un petit port de l’époque du « herring fishing » qu’il faut aller chercher à l’écart des grandes routes et même au-delà des limites de la civilisation. Cela s’explique par la configuration des lieux.

              La falaise est abrupte au bout de la route et les dernières maisons avec vue sur mer semblent marquer la limite extrème. Et pourtant, si on s’avance un peu plus vers cette lumière marine qui émerge au bout de l’horizon, on aperçoit une crique entre deux blocs de granite.             

 

              Sarclet est une ancienne anse équipée pour recevoir la flotille et traiter immédiatement les harengs. A la tombée du jour, un soir d’été, l’endroit est enchanteur. A plat ventre dans la bruyère en fleurs, on se délecte du bleu intense de l’eau, de l’herbe sucrée et mauve. Le regard navigue entre les teintes changeantes du bleu, vert, gris de la mer (en gaélique, le mot « mer » n’est pas fixe, il dépend des infinies nuances du jour et de l’eau…), il navigue, un peu à l’image des goélands qui s’amusent dans les courants ascensionnels.


 






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Castle of Mey (vendredi 25.7, matin)

Publié le par Eric Bertrand


              Où sont les touristes? Pas rencontré un seul tout au long de nos marches, randonnées, expeditions. Les  seuls êtres vivants semblent être les oiseaux, phoques, coquillages, fleurs…

              Ce matin encore, une colonie de cinq ou six phoques nous a suivis le long de la balade de John’o Groats à Duncansbay. Ils apprécient visiblement le son de la voix et le sifflement.

              Mais, à la deuxième étape de la journée, Castle of Mey, les touristes réapparaissent… Pas très satisfaisant d’entendre un Français chantonner l’air de « Castorama » !

              La grande dame qui a habité les lieux jusqu’à son décès, la « Queen Mother », avait le sens de l’acceuil et de la simplicité. Elle avait acquis ce château qui appartenait à la famille Sinclair passablement désargentée en 1952, et elle avait entrepris de rénover le bâtiment.

              Elle en a fait son  séjour de vacances et le château est ouvert aux visiteurs à certaines périodes jusqu’à la venue du Prince Charles et de son épouse. Alors, branle-bas de combat pour les régiments prêts à servir sa grâcieuse majesté.

 

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