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J’irai dormir à Hollywood

Publié le par Eric Bertrand

            L’idée du film (vu juste avant les vacances) est séduisante : le réalisateur et acteur parcourt les Etats-Unis avec l’envie d’aller à la rencontre des gens, de les écouter et de se faire inviter à passer la nuit chez eux. Et éventuellement, à la fin du voyage, de terminer la journée chez une star à Hollywood, style Spielberg ou Clooney…

            Cette idée ne pouvait que séduire l’ancien routard, narrateur de la Route, la Poussière et le Sable, d’autant que l’itinéraire est sensiblement proche de celui que je retrace dans le livre : New york, New Orleans, Houston, Arizona, Las Vegas, Los Angeles.

            Au fil des kilomètres, le spectateur découvre ces Américains-là qu’on trouve dans les marges et qui ont des choses à dire, à raconter. Le réalisateur filme, caméra sur l’épaule, et je me retrouve dans ces échanges brefs mais précieux avec « les vrais gens », dans le plaisir d’une histoire, d’une confidence, dans l’émotion d’un départ, dans l’appréhension ou la tension de l’inconnu.

            Le projet initial de notre voyage aux States à Pascal et à moi (Pascal dont je retrouve le sac à dos sur les épaules du réalisateur), était bien d’aller à la rencontre des 117 automobilistes qui nous ont accordé un lift à bord de leurs voitures et souvent davantage. Jusqu’à tisser la trame du récit épique généré par ce voyage !


 

Hole in Girnigoe castle...

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Dettes à Souchon : l’article du mois

Publié le par Eric Bertrand



             C’est toujours subjectif, et je laisse au lecteur le soin d’en décider ! Je ne fais que proposer afin de remettre en ligne l’un de ces articles qui émaillent le blog au jour le jour : il s’agit de celui paru en deux parties les 2 et 3 décembre consacré à l’influence des chansons de Souchon..

 

Cette année est importante. Sortent des disques événements pour moi… Julien Clerc comme Souchon ne sortent pas des disques tous les ans. Avez-vous entendu "Ecoutez d'où ma peine vient" ou "parachute doré"?

           Dans mon panthéon musical, ils partagent la même faveur.

           Pas de la même façon. Ce qui m’a toujours séduit chez Souchon, c’est la tonalité et la ciselure des textes. Le regard sur le monde également… Et les mélodies un peu désabusées, entraînantes cependant, les « Foules sentimentales », « Si le ciel était vide » et autres « Rive gauche à Paris ». Je partage des inquiétudes qui sont celles du chanteur et les mêmes élans souvent brisés. Mieux, je trouve chez lui une résonnance littéraire, des côtés Flaubert, et une démarche un peu proustienne qui a suscité mon livre : écoutons Souchon pour commencer :

 

Des villas des mimosas

Au fond de la baie de Somme

La famille sur les transats

Le pommier les pommes

Je regardais la mer qui brille dans l’été parfait

Dans l’eau se baignaient des jeunes filles qui m’attiraient

Les promenades le long des dunes en voiture

Pendant qu’elles regardaient en haut la lune pure

Je mettais dans mes mains leurs doigts et j’étais le roi

Comme dans les chansons d’amour d’autrefois.

Tous ces petits moments magiques de notre existence

Qu’on met dans des sacs plastiques et puis qu’on balance

Tout ce gaspi de nos cœurs qui battent

Tous ces morceaux de nous qui partent

Y’en avait plein le réservoir au départ.

 

           Quand j’ai écrit « Pour y voir Clerc », dans ma peinture des années 72-75, j’ai oublié d’évoquer « l’Amour 1830 », une des premières de Souchon. Tout a commencé là !

           C’était ma période Alfred de Musset et Chopin, « Toi aussi t’en as rêvé des cornemuses »… Et puis il y a eu « bidon », « la balade de Jim », « les nouvelles pour dames de Saumerset Maugham », « de quoi j’ai l’air avec mes détails, mes haltères… ». En présence des filles, les autres mecs me filaient toujours des complexes… « Il a déboulé dans l'soir en disant: "Mes malles sont encore au port", moi j’étais largué, classé, elle était bouche bée, et lui c’était Robert Taylor »… La silhouette désarmante des filles, les "caterpillars" comme il dit...  Hymne permanent à l’élégance, bien au-dessus des « jupes des filles » ! « La beauté d’Ava Gardner »… « J’suis mal dans ma peau, en cow-boy très beau… ».

            Les chansons de Souchon offrent un cinéma à bon marché et tout est tellement cinématographique dans la plupart de ses textes… « Vendeuse de glaces, boulevard de la plage, sous sa bâche elle était belle »… Tailler la zone, Robert Zimmerman, l’ambiance Bugatti, sur les banquettes de molesquine des Limousines, « J'aime les regretteurs d'hier, qui trouvent que tout c'qu'on gagne, on l'perd, les fumées dans les chemins de fer, la beauté d’Ava Gardner »

            Souchon repasse les années comme sur une bande super 8 : « écoutez l'histoire entre Trouville et Dinard »…  Le passé tremble, le présent se crispe : « Moi aussi j’en ai  rêvé des rêves tant pis, tu la voyais grande et c’est une toute petite vie, Tu la voyais pas comme ça l’histoire, Toi  t’étais tempête et rocher noir, Mais qui t’a cassé ta boule de cristal, cassé tes envies rendu banal… Mais qui t’a rangé à plat dans ce tiroir, comme un espadon dans une baignoire … c’est pas toi qui y’es, dans le bagad de Lann Bihouë ».

            C’est au bout du compte des pages de la vie de chacun qui s’écrivent et s’écoutent à travers plus de trente ans des chansons de Souchon. Si nos vies se déploient au-dessus de nous comme les ramures d’un arbre, à chacun de retrouver sa souche !

          

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Retour de vacances et perspectives

Publié le par Eric Bertrand

               Et d’abord meilleurs vœux à vous tous lecteurs de ce blog ! La pause des vacances de Noël s’achève et je reprends ce matin la main sur l’ouvrage. J’ai cependant rédigé un certain nombre d’articles mis en veilleuse pour les jours à venir…

               De quoi les articles traiteront-ils précisément dans les jours à venir ? Après l’article du mois et les deux articles promis avant les vacances, il sera question de livres, de bilans, de cadeaux, de course à pied, d’auteurs, de rencontres, de chansons…

               Alors, ne perdons pas de temps ! A demain !

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Pause de Noël

Publié le par Eric Bertrand

Avec les vacances scolaires, s’amorce le moment rituel du retour aux sources. Nous prenons la route ce matin même et, de ce fait, pause dans ce blog, le temps de changer d’air et de goûter l’espace de respiration qu’accorde ce temps précieux.

           Profitez-en bien vous aussi cher (e) lecteur et rendez-vous au tournant de cette année ! (Titres des articles à venir : « J’irai dormir à Hollywood » et « De la poésie à l’urinoir »)


 

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Cavalcade pour Simenon

Publié le par Eric Bertrand

         Mardi dernier a eu lieu notre sortie IDD qui devait couronner le travail autour du roman de Simenon, « le Voyageur de La Toussaint ». Froid vif, 28 élèves de quatrièmes, quatre collègues ayant tous planché sur l’ouvrage afin d’entraîner la joyeuse équipe sur les pas des personnages de la fiction.

         Les préparatifs de l’opération étant fixées entre 9 et 10h00, pointage, consignes, réfectoire, chargement des sacs à dos, bus de ville, nous débarquons au parc des Esplanades. Une voiture est sur place avec le reste de la logistique. Les élèves sont aussitôt répartis par groupes de 7 : ils doivent réaliser leur parcours à travers les rues de La Rochelle et passer aux cinq points fixes indiqués sur 5 cartes qui leur seront remises au fur et à mesure. A chacun de ces points, un commerçant muni d’un poinçon qu’on lui a remis la veille, valide leur passage. Ils doivent alors présenter leur feuille de route poinçonnée au collègue qui les suit à distance et ne peuvent continuer leur mission qu’à condition de répondre à la question sur le roman et le lieu où ils se trouvent.  Voilà pour le principe.

           Ca parcours physique et culturel est aussi une course d’orientation et l’équipe qui réalise la meilleure performance est celle qui conjugue les deux qualités nécessaires : déplacement rapide et vivacité intellectuelle. La bonne connaissance de l’ouvrage facilite évidemment la tâche. Après quelques tatônnements le matin (les élèves rochelais ne connaissent pas si bien leur ville, et les pages du roman sont figées par le froid de l’hiver), les équipes prennent le coup l’après-midi ! La méthode est rôdée : certains galopent le livre en main pour répondre à la question pendant que d’autres « sprinters » progressent à toute allure vers le lieu indiqué sur la carte. Les profs ne lâchent pas la filature et détalent derrière eux, equipés de leurs dossiers. Place Verdun, Saint Jean d’Acre, place de l’Hôtel de ville, kiosque des Ecrivains de la Côte (clin d’œil au passage), quai Valin… Les Rochelais assistent médusés à cette folle cavalcade qui réunit pour le meilleur ou pour le pire un adulte et sept voyous lancés à toute allure dans la trame d’un roman de Simenon !


 

John Sinclair's rendez vous ! 

 

 

 

 

 


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