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Homme et animaux

Publié le par Eric Bertrand

              Travailler sur les animaux des Fables c’est d’une certaine manière revenir à la problématique de La Fontaine qui est celle de l’Antiquité. Les élèves me demandent parfois si dans la mise en scène ils auront à se grimer en animaux ! Non bien sûr, et là-dessus la metteur en scène est, elle aussi, intransigeante. Pas de ridicule !

              Les hommes du XVII° étaient, faut-il le rappeler, bien plus savants que nous sur les récits mythologiques. Qui se souvient du récit des Origines dans lequel on voit Zeus confier à Epiméthée, le frère du fameux Prométhée, le partage des qualités entre les différents règnes du vivant... Tel animal obtient la griffe, tel autre, la dent, tel autre les ailes… Mais quand vient le tour de l’homme il ne reste plus rien !

              A défaut d’autre chose, Epiméthée remet à l’homme l’esprit. C’est précisément cet esprit qui va causer tant de tracas à l’homme, le placer dans un corps encombrant, perpétuellement inquiet face à un destin à construire … Et je relisais récemment cette fable moins connue du dernier livre des Fables : « les Compagnons d’Ulysse » qui explique comment les compagnons d’Ulysse métamorphosés en animaux par Circé habitent mieux leurs nouveau corps et refusent de redevenir des hommes…

             Je souhaite que les élèves mettent en scène et donnent à voir la part d’animalité que nous avons gardée.

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Musée haut musée bas

Publié le par Eric Bertrand

         Quand j’ai travaillé à Rennes avec des étudiants étrangers, j’ai eu l’occasion de leur faire dire un extrait de cette pièce de Jean Michel Ribes où la faune que l’on côtoie dans les grands musées parisiens est mise en scène sur le fonds des œuvres d’art vers lesquelles ils se précipitent… Les étrangers ont du mal à prononcer les noms comme « Paul Gauguin »… Exercice jubilatoire quand on demande à un jeune Chinois de jouer le rôle du guide et de corriger le mauvais accent d’un groupe où se réunissent des Anglais, italiens, Espagnols ou autres Coréens.

          Pour cette raison, j’avais envie de voir le film tiré de la pièce et qui bénéficie d’une vogue d’avis favorables. J’en ressors avec un avis très mitigé. Certes, le spectateur savoure quelques passages bien enlevés, la circulation dans les différentes galeries aux côtés de grands acteurs, la fébrilité des amateurs d’art, le stress et l’émotion que communique la forêt des salles… J’ai aimé le moment où les gardiens, Lucchini en tête, parlent du malaise que leur inocule la transfusion permanente de la Beauté au quotidien, le moment où les faux artistes bluffent sur l’œuvre d’art, l’agitation permanente du musée, la diversité des gens, la réécriture de certains tableaux (le chemin de croix, le radeau de la Méduse…).

           Mais franchement, je trouve la fin manquée, tirée par les cheveux. Et puis la pièce me semble tenir par un assemblage de sketches type cabaret. Trop de délayage pour chaque scène, cela finit par énerver et alourdir inutilement une observation à l’origine intelligente. Bref, il semble que l’auteur se soit attardé sur une idée de base géniale qui ne suffisait pas pour faire une pièce.


 

Let's go for one more sleep !

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Téléthon au collège

Publié le par Eric Bertrand

         Le téléthon aujourd’hui… Je pense à tous ces enfants injustement frappés... Au cours de ma carrière, j'ai côtoyé deux jeunes filles différentes des autres élèves, j'ai pensé à elles en écrivant ce texte.

Dans les murs de mon collège, il y a des enfants ping-pong qui crient, qui courent, qui crachent, font des croche-pattes, des bécots dans les coins. Moi, je circule en fauteuil roulant et tout ce monde en-dessous me fait peur.  

        Les autres se précipitent vers la cour de récréation, moi, je sors toujours avant-dernière. Le cours qui s’achève me trotte encore dans la tête. C’est précieux un cours de géographie, d’histoire ou de poésie. J’ai une amie qui range mes affaires, l’ordinateur portable et qui pousse le fauteuil. Ce fichu moteur, ça ne marche pas toujours. L’assistance des machines, il ne faut pas toujours compter dessus.

         J’ai l’impression parfois de regarder le monde du haut d’un échafaudage. Je n’ai pas trop envie de m’amuser avec les autres élèves, mais je vais tout de même dans la cour. J’avance en fauteuil roulant, Manon se penche et me parle à l’oreille. Elle est grande et belle, Manon, elle marche derrière moi avec beaucoup d’élégance. Elle est plus classe que les autres.

        J’aime bien voir les garnements jouer au ping-pong ! J’aime regarder la balle rebondir sur la table. Ils ont des gestes souples. La balle est légère. J’aime le son qu’elle produit, j’aime les sourires gracieux sur leurs visages de coquilles.

       En échange, j’aimerais bien qu’ils m’écoutent. C’est Manon qui s’impatiente et qui me fait sortir du préau. « Parce que tu crois encore qu’ils se soucient de toi !...  » Je crois bien que je ne pourrais compter que sur elle ici !... Manon et moi, on parle de tout : des murs du collège, du monde immense ouvert au-delà des grilles, des profs, des élèves qui se moquent de moi, de ceux qui sont indifférents, ou qui ne bougent pas, ou qui passent leur temps à courir après les balles de ping-pong.

         Manon et moi, on s’en fiche. Ce week-end, c’est le téléthon, et on franchit les grilles, et on refait le monde, et on laisse derrière nous ceux qui crient, ceux qui crachent, qui crochent, qui bécotent, qui se cachent pour fumer !

Deer my dear...

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Salon du Livre de La Rochelle (2)

Publié le par Eric Bertrand

            Je reviens aujourd’hui sur l’organisation du salon du Livre. Il commence aujourd’hui, à partir de 10 heures et nous serons nombreux à nous croiser sur le stand des Ecrivains de la Côte. Une rotation est prévue sur tout le week-end et j’ai proposé des horaires en fonction de mes disponibilités : théoriquement, je serai sur place entre 14h et 18h00 samedi et dimanche.

            Je vais passer à l’Encan ce matin pour transmettre mes paquets de livres (7 x 10) aux hôtesses et fixer mes créneaux horaires. J’ai cours à 10h30, il faut donc commencer tôt.

 

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Salon du Livre à La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

               Il débute demain et dure tout le week-end. J’aurai l’occasion d’y revenir… Cela fait déjà un certain temps que je ne participe plus à des salons du livre. Le lecteur se souvient cependant de séances de signatures entreprises dans ma nouvelle région cette année, mais pas de salon. Le dernier en date remonte à celui de St Jean d’Angély.

              Il faut du temps pour participer à des salons et surtout pour pouvoir en profiter pleinement ! Importante logistique d’abord : ressortir tous les ouvrages, les trier, en sélectionner un certain nombre de chaque série, s’interroger sur le nombre à emmener, prévoir le stand avec des marque-pages, des cartes… Répartir les ouvrages dans deux valises, une grosse pour le stock, une petite pour le stand… Se rendre sur le lieu, y faire acte réel de présence…

              Heureusement, j’ai la chance cette année de pouvoir m’installer sur le stand des écrivains de la côte. Deux hôtesses assureront la gestion de l’événement et notamment la vente : c’est là une lourde charge en moins (je me souviens de  salons où il me fallait aussi passer à la banque, préparer des rouleaux de monnaie…)

              Les choses s’annoncent de ce fait plus simples et conviviales, et j’aurai la chance de retrouver les lecteurs dans l’espace Encan, tout près du port, là où ça sent le plus le grand large !

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