Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le dernier Souchon (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

          Quand j’ai écrit « Pour y voir Clerc », dans ma peinture des années 72-75, j’ai oublié d’évoquer « l’Amour 1830 », une des premières de Souchon. Tout a commencé là !

           C’était ma période Alfred de Musset et Chopin, « Toi aussi t’en as rêvé des cornemuses »… Et puis il y a eu « bidon », « la balade de Jim », « les nouvelles pour dames de Saumerset Maugham », « de quoi j’ai l’air avec mes détails, mes haltères… ». En présence des filles, les autres mecs me filaient toujours des complexes… « Il a déboulé dans l'soir en disant: "Mes malles sont encore au port", moi j’étais largué, classé, elle était bouche bée, et lui c’était Robert Taylor »… La silhouette désarmante des filles, les "caterpillars" comme il dit...  Hymne permanent à l’élégance, bien au-dessus des « jupes des filles » ! « La beauté d’Ava Gardner »… « J’suis mal dans ma peau, en cow-boy très beau… ».

            Les chansons de Souchon offrent un cinéma à bon marché et tout est tellement cinématographique dans la plupart de ses textes… « Vendeuse de glaces, boulevard de la plage, sous sa bâche elle était belle »… Tailler la zone, Robert Zimmerman, l’ambiance Bugatti, sur les banquettes de molesquine des Limousines, « J'aime les regretteurs d'hier, qui trouvent que tout c'qu'on gagne, on l'perd, les fumées dans les chemins de fer, la beauté d’Ava Gardner »

            Souchon repasse les années comme sur une bande super 8 : « écoutez l'histoire entre Trouville et Dinard »…  Le passé tremble, le présent se crispe : « Moi aussi j’en ai  rêvé des rêves tant pis, tu la voyais grande et c’est une toute petite vie, Tu la voyais pas comme ça l’histoire, Toi  t’étais tempête et rocher noir, Mais qui t’a cassé ta boule de cristal, cassé tes envies rendu banal… Mais qui t’a rangé à plat dans ce tiroir, comme un espadon dans une baignoire … c’est pas toi qui y’es, dans le bagad de Lann Bihouë ».

            C’est au bout du compte des pages de la vie de chacun qui s’écrivent et s’écoutent à travers plus de trente ans des chansons de Souchon. Si nos vies se déploient au-dessus de nous comme les ramures d’un arbre, à chacun de retrouver sa souche !


 Stream down the sigle track road...         

 

Voir les commentaires

Le dernier Souchon (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

           Mon article d'hier l'annonçait en filigranes. Souchon...

           Cette année est importante. Sortent des disques événements pour moi… Julien Clerc comme Souchon ne sortent pas des disques tous les ans. Avez-vous entendu "Ecoutez d'où ma peine vient" ou "parachute doré"?

           Dans mon panthéon musical, ils partagent la même faveur.

           Pas de la même façon. Ce qui m’a toujours séduit chez Souchon, c’est la tonalité et la ciselure des textes. Le regard sur le monde également… Et les mélodies un peu désabusées, entraînantes cependant, les « Foules sentimentales », « Si le ciel était vide » et autres « Rive gauche à Paris ». Je partage des inquiétudes qui sont celles du chanteur et les mêmes élans souvent brisés. Mieux, je trouve chez lui une résonnance littéraire, des côtés Flaubert, et une démarche un peu proustienne qui a suscité mon livre : écoutons Souchon pour commencer :

 

Des villas des mimosas

Au fond de la baie de Somme

La famille sur les transats

Le pommier les pommes

Je regardais la mer qui brille dans l’été parfait

Dans l’eau se baignaient des jeunes filles qui m’attiraient

Les promenades le long des dunes en voiture

Pendant qu’elles regardaient en haut la lune pure

Je mettais dans mes mains leurs doigts et j’étais le roi

Comme dans les chansons d’amour d’autrefois.

Tous ces petits moments magiques de notre existence

Qu’on met dans des sacs plastiques et puis qu’on balance

Tout ce gaspi de nos cœurs qui battent

Tous ces morceaux de nous qui partent

Y’en avait plein le réservoir au départ.

 

Broch in Sutherland...

Voir les commentaires

Théodore au supermarché : l’article du mois

Publié le par Eric Bertrand

        Au fil des jours, les articles se succèdent à un rythme soutenu et j’ai envie de marquer une pause dans ce rythme en proposant une nouvelle rubrique : « l’article du mois ». Le jour de la sortie du nouveau Souchon à qui je consacre dès demain deux articles, je remets en ligne celui que j'avais consacré à "la vie Théodore".

 

         L’installation dans une maison dont on est propriétaire implique évidemment la fréquentation beaucoup plus régulière de ces grandes surfaces de la consommation dont je ne citerai pas les noms.

         Hier, je me trouvais dans l’une d’entre elles, à pousser mon caddie en quête d’équipements divers et autres pots de peinture : référence « sable d’or »… Une bande musicale passait quelque part dans l’espace du magasin, airs à la mode ou bande son un peu jazzie sur les bords. Et puis soudain, « la Vie Théodore », Souchon, du meilleur Souchon !

Marcher dans le désert
Marcher dans les pierres
Marcher des journées entières…

         C’est le creux de l’après-midi. L’heure oasis du goûter ? Des enfants braillent, les files d’attente s’allongent aux caisses, les gens essaient de passer les premiers. Un chameau pique un caprice.

Marcher dans le désert
Dormir dehors
couché sur le sable d'or
Les satellites et les météores…

           J’ai mal au genou, je me suis blessé hier à l’entraînement, mon pot de peinture a rejoint un verrou de salle de bain, le tube de colle à bois et le catalogue « L’hiver dans votre magasin ».

il faut un minimum
une bible, un coeur d'or
un petit gobelet d'aluminium…

          Dans un coin, sous un arbre en bois dur, un écran diffuse un message publicitaire : « voici quelques conseils pour bien poser votre tapisserie… »  Petite voix factice, ton dans le vent…

si loin de la nature ici
le coeur durci
chercheur de trésor
de brindille et de phosphore…

          Aux caisses, ça tourne vinaigre. « Calmez-vous, monsieur, ou je vais être obligée d’appeler le vigile … »

« On s’ennuie tellement, on s’ennuie tellement… »

Stream coming down to the sea.

Voir les commentaires

L’épilogue

Publié le par Eric Bertrand

               Moment délicat… Il s’agissait pour moi de clore cette aventure en « ramenant » tous les personnages des diverses salles dans la cour. Le voyage étant fini, comment conclure sinon comme dans la vie, par des « souvenirs de voyages » ?

 

Sur la scène on voit la fourmi sortir de chez elle. Elle est apparemment très fière d’elle et manie son balai. Elle prend le public à part. Elle récite le début de « la Colombe et la fourmi »

La fourmi : je suis très fière de moi ! Jeudi dernier, je suis sortie et j’ai sauvé une colombe que visait un chasseur ! Ca m’a fait de la peine cette petite bête toute seule face aux dangers qui la guettaient ! Et ça m’a rappelé la cigale qui était venue me voir l’autre hiver ! (Elle voit un groupe de voyageurs s’approcher sur la scène) On fait de bien mauvaises rencontres sur la route ! Heureusement qu’il y a des gens comme nous ! (Elle se met à les apostropher les uns après les autres)

Eh, le lièvre, quelqu’un s’est-il montré charitable avec toi ? Généreux, charitables, tolérants, entreprenants, (qualités morales…………)

Le lièvre :

La chèvre :

Le pigeon :

Loup :

Ours :

Le canard :

La grenouille :

Le chat :

Le chien :

La belette :

La chèvre

La tortue :

Le bouc :

La cigale : une colombe m’a lancé une brindille alors que je me noyais. Mais je l’ai vue au fonds du puits en train de s’épuiser.

La fourmi : alors, écoutez-moi tous ! Suivez-moi ! Partons tous ensemble libérer la colombe afin qu’elle puisse reprendre son voyage et qu’un jour, elle puisse raconter ses aventures à tous ceux qui ne sortent jamais de chez eux et qui ne connaissent pas la réalité du monde !

 

Open scenery on Tongue area...

Voir les commentaires

La Fontaine naturaliste

Publié le par Eric Bertrand

              De la même façon que dans la salle d’histoire-géo, orientée Vendée Globe, j’ai fait travailler les élèves sur une scène pour la salle SVT orientée « naturalisme ». L’idée est cette fois-ci de faire entrer le spectateur dans un voyage au milieu de créatures étranges.

Voici la consigne donnée aux élèves : 

 

Un jour, sur ses longs pieds allait je ne sais où le héron au long bec emmanché d’un long cou…

 

               Ainsi La Fontaine présente son héron…

               En prenant cette phrase pour modèle, trouver le trait caricatural de chacun des animaux suivants : loup-ours-lièvre-fourmi-cigale-canard-grenouille-chat-chien-belette-colombe-chèvre-pigeon-tortue.

 

 

Furious sea...

Voir les commentaires