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La nécessité de la pensée

Publié le par Eric Bertrand

Sheep have shosen...

          Que n’a-t-on pas dit et écrit sur la nécessité de la pensée dans la vie. Nous autres instruits à l’école de Descartes nous souvenons instinctivement de la formule adage « je pense donc je suis »…

          Ce qui fait un homme, c’est (entre autres !...) le fait qu’il soit capable de penser le monde dans lequel il vit. Penser, et donc se comporter autrement qu’en « couillon »… J’aime le mot de Rabelais qui énonce le fabuleux paradoxe : « il y a en ce monde plus de couillons que d’hommes »…

           Qu’on pense aussi au magistral ouvrage de Bradbury, Fahrenheit 451, qui souligne le danger que représente pour un pouvoir politique l’homme qui pense…

Bref, formulons les choses au plus simple…

Quand on pense, on compense, quand on ne pense pas on pense con

Epilogue

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Pour faire tenir le ciment

Publié le par Eric Bertrand


Road to the western Highlands

               Méfions-nous du brillant, du cliquetis et des paillettes ! Du superflu et du blig-bling. Toute entreprise solide doit se faire avec persévérance et même obstination. Le pari est d’autant plus difficile à tenir qu’il passe assez mal en présence d’un groupe.

               Il est plus aisé de flatter la masse en caressant son indolence qu’en sollicitant sa patience. Au cours d’un dîner aux chandelles, on est moins ridicule quand on offre des perles… Mais qu’en est-il de ce qui entoure ces perles ?

 

Ce n’est pas avec les perles qu’on fait le collier mais avec le fil


Fantôme du passé.

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Je pars avec Théodore

Publié le par Eric Bertrand


L’installation dans une maison dont on est propriétaire implique évidemment la fréquentation beaucoup plus régulière de ces grandes surfaces de la consommation dont je ne citerai pas les noms.

         Hier, je me trouvais dans l’une d’entre elles, à pousser mon caddie en quête d’équipements divers et autres pots de peinture : référence « sable d’or »… Une bande musicale passait quelque part dans l’espace du magasin, airs à la mode ou bande son un peu jazzie sur les bords. Et puis soudain, « la Vie Théodore », Souchon, du meilleur Souchon !

Marcher dans le désert
Marcher dans les pierres
Marcher des journées entières…

         C’est le creux de l’après-midi. L’heure oasis du goûter ? Des enfants braillent, les files d’attente s’allongent aux caisses, les gens essaient de passer les premiers. Un chameau pique un caprice.

Marcher dans le désert
Dormir dehors
couché sur le sable d'or
Les satellites et les météores…

           J’ai mal au genou, je me suis blessé hier à l’entraînement, mon pot de peinture a rejoint un verrou de salle de bain, le tube de colle à bois et le catalogue « L’hiver dans votre magasin ».

il faut un minimum
une bible, un coeur d'or
un petit gobelet d'aluminium…

          Dans un coin, sous un arbre en bois dur, un écran diffuse un message publicitaire : « voici quelques conseils pour bien poser votre tapisserie… »  Petite voix factice, ton dans le vent…

si loin de la nature ici
le coeur durci
chercheur de trésor
de brindille et de phosphore…

          Aux caisses, ça tourne vinaigre. « Calmez-vous, monsieur, ou je vais être obligée d’appeler le vigile … »

« On s’ennuie tellement, on s’ennuie tellement… »


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Bonheur américain

Publié le par Eric Bertrand

Wild sea...

              J’interromps le fil du blog, j’ajourne l’article prévu pour aujourd’hui et je marque mon enthousiasme. Cette Amérique que j’aime tant, cette Amérique qui habite mon imaginaire a enfin retrouvé les couleurs qu’elle avait perdues.

              Depuis des années, je ressentais ce manque, je ne reconnaissais pas ce grand pays sous la bannière de son désormais ex-président. Je me rappelle déjà dans « Jack, on the route again », j’avais fait maudire par le héros le «gouverneur du Texas ». Bush n’avait pas encore été élu.

              Je réentends le mot d’une collègue d’histoire rentrant en salle des profs le matin de l’élection et déclarant, sombre : « les Etas-Unis sombrent dans les ténèbres ». Je me revois conduisant sur une route de Bretagne et écoutant incrédule les résultats des élections suivantes.

              Je repense à toutes ces figures aimables croisées dans « La Route, la Poussière et le Sable ». Figures de Blacks, figures de rouges, hispanos, assis dans leur voiture, refaisant le monde aux côtés de deux bons Frenchies, deux bons Frenchies auxquels ils se faisaient un plaisir d’offrir un lift… « Oh, la belle France ! »

               L’Espoir est en marche. « On the road, man ! Take care ! »


Retour à la réalité ! "O Bella Ciao !"

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Noter le dernier album de Julien Clerc (2/2)

Publié le par Eric Bertrand


Old harbour near the croft house...

-FRERE ELLE... : M:8 T:7 R: on est, dans ce texte particulièrement, comme souvent dans les chansons de julien, du côté de l’étrange. Tout ne peut s’expliquer, et le texte s’impose à la conscience par fragments. La voix est retenue et convient à l’intimité de ce moment musical.

-SOUVENEZ-VOUS : M:9 T:9 R: j’ai en mémoire la chanson que Souchon a consacrée à Sagan. Ce thème me plaît bien et l’ambiance qui se dégage correspond bien à ce à quoi j’associe le « Bonjour tristesse ». En plus, un climat d’insouciance que j’apprécie, cette volonté qui prend parfois de tout laisser tomber et de glisser en Ford Mustang ou en Jaguar Type E sur le vernis de la vie facile.

-FORCEMENT: M.5 T: 1 R: texte particulièrement pauvre sur un thème qui aurait pu susciter d’autres mots. Et puis la voix en intro m’insupporte !

-LA RUE BLANCHE : M:7 T:6 R: chanson agréable à écouter.

 -DERANGER LES PIERRES :M:10 T:10 R: grand moment de l’album, la chanson accède à un degré élevé, poésie, profondeur, et le double vecteur de la voix et de la musique pour assurer l’élévation !

-DORMEZ : M:9 T: 8 R: texte intéressant qui associe les mots de l’émotion aux mots de la berceuse. La nature palpite autour de ce cœur inquiet, qui reçoit et écrit et qui, en même temps, se souvient des mots simples et apaisants des berceuses.

-TOBOGGAN : M:8 T:7. Chanson plaisante, sans plus.

-LE JUGE ET LA BLONDE : M:9 T: 8 R. Bon effet d’entrainement, le mécanisme de la chanson et du texte prennent. Bon effet conclusif pour ce disque.


Scène en contrepoint sur la plage : comment parler d'amour ?

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