Pour finaliser le travail accompli en parallèle par mon collègue de mathématiques qui, dans la perspective de préparer le décor fait construire aux élèves cubes,
losanges, rectangles divers, l’idée est de « farder » ces figures de messages poétiques…
Je rappelle que les spectateurs auront droit, en sortant de la salle de
maths, à ces petits coffrets. Reste pour moi à imaginer un exercice qui fasse écrire les élèves de sorte qu’ils puissent surprendre le lecteur par le biais de la langue poétique…
Pour travailler vite et bien et faire sentir l’étrangeté et la spécificité du message de la
Poésie, je choisis de passer par le biais du « cadavre exquis » qu’ont si bien pratiqué les surréalistes. Tout écolier a, au cours de sa
scolarité, et à des degrés divers, pratiqué cet exercice fort commode pour faire écrire.
Son principe réside dans l’exploitation du hasard dans la créativité. Ainsi, je donne des consignes précises à chaque élève (cf ci-dessous). Chacun écrit sa formule, la cache, plie sa
feuille, lui affecte un numéro, la met dans la valise que je fais circuler, puis que je secoue avant dépouillement.
Voici la consigne :
Je pars de la phrase suivante que j’analyse grammaticalement :
« le petit lapin part dans la garenne avec grand
appétit pour savourer le goût du thym. » puis je demande aux élèves d’inventer chacun l’un des quatre membres de phrase de la façon
suivante :
- Un verbe de mouvement conjugué au présent à la personne de votre
choix.
- Un complément de lieu (précédé par sa préposition :
« à », « sous », « vers », « sur »…
- Un complément de manière
- Un complément de but.
Cette activité permet au passage de réviser la
construction du verbe et ses compléments… Je laisse le lecteur imaginer le résultat ! Elle favorise en tout cas la rencontre incongrue de
mots.
Un autre exercice consiste à valoriser un autre ingrédient non
négligeable en poésie : la part de l’image…
- Un nom commun accompagné de son déterminant.
- Un verbe.
- Un « comme » plus un nom commun
- Un complément de lieu.