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Dernier jour à Edinburgh (mercredi 30.07)

Publié le par Eric Bertrand

                           Fin du voyage. La voiture est retournée ce matin à 11H00. Retour à la civilisation, aux bus, à la faune des grandes villes. Et en même temps, sous des plaques de ciel bleu, la majesté d’une capitale sous l’aile de son château et des quartiers médiévaux du Royal Mile. Edinburgh s’apprête au grand festival annuel du « tatoo ».

              Quelques mouettes crient de la même voix que dans les falaises du brough. Les airs de cornemuse pour touristes, les boutiques à souvenirs, ajoutent leur note particulière et font défiler en version kitch toutes les images tellement plus précieuses et indicibles des Highlands.

              Nous passons du National Museum of Scotland au National Portrait Museum. L’occasion de retrouver quelques figures importantes et de retisser les derniers liens entre certains grands repères de l’histoire écossaise : Macbeth, Wallace, Robert the Bruce, Bonnie Prince Charlie, Culloden, Walter Scott, Robert Burns…

              Je finirai sur deux dictons écossais que le laisse à l’appréciation du lecteur et qui anticipent à leur manière sur la série de maximes entamée il y a quelque temps dans ce blog.

En Ecosse, quand on voit les nuages, c’est qu’il va pleuvoir. Quand on ne les voit pas, c’est qu’il pleut.

Many things have not been done because many things have not been attempted.



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Descendre l’A9 (mardi 29.07)

Publié le par Eric Bertrand




              Pour reprendre l’avion, il n’y a qu’une seule route : l’A9, qui de Wick à Golspie, sinue à flanc de mer. A cette période de l’année, la circulation est dense et s’accentue quand on dépasse Inverness. Les portions de quatre voies sont plus nombreuses mais la route est dangereuse, et les camions roulent particulièrement vite. Le contrôle de vitesse semble moins actif qu’en France et certains véhicules dépassent allègrement les 80 Miles.

              Après les Highlands, à l’approche de Perth, le pays change radicalement de physionomie. Beaucoup d’arbres, de verdure. La beauté se montre sous des dehors plus « civilisés », moins sauvages.

              A la hauteur de Stirling, bifurcation en direction des Trossachs, montagnes boisées, routes parsemées de lochs. Le Loch Lomond n’est pas loin. C’est à Callander qu’on célèbre la mémoire de Rob Roy, le fameux rebelle si souvent mis en scène (à partir de Walter Scott) dans les romans et les films.

              Quel que soit l’endroit où le voyageur se promène en Ecosse, il trouve matière à l’histoire et à la réflexion romantique.

              On se souvient peut-être que c’est à partir de cette intuition que j’avais commencé ma relation avec l’Ecosse dès les années 80… Et elle n’est pas prête de s’arrêter là !


 

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Des Templiers à Sinclair Girnigoe (mardi 28.07, matin) 2/2

Publié le par Eric Bertrand


               La question vient immédiatement aux lèvres : qu’est devenu le trésor des Templiers ? Y aurait-il sous Rosslyn Chapel (qui est une fausse chapelle construite davantage comme une réplique du Temple de Jérusalem) des documents d’une extrème importance ? Il faudrait mener des investigations sous la chapelle… Les Sinclair revendiquent leur bien mais se heurtent à une immense mauvaise volonté. Comme dans l’histoire ancienne, il semble que certaines révélations ébranleraient les fondements du dogme… Là encore, on n’est pas loin du scénario du Da Vinci code.

              Quoi qu’il en soit, les Sinclair affirment que les recherches par scanner ont révélé la présence de coffres dans le sous-sol de Rosslyn Chapel. Et il faudrait creuser pour en savoir davantage…

              Et Sinclair Girnigoe dans cette affaire ? Aux yeux de Ian qui vit dans l’intimité des murs, « intra-muros », il ne fait aucun doute que le château soit directement lié au Templiers. Au milieu du XVI°siècle, il rappelle que c’était un château d’une extrême importance, situé à un carrefour entre les royaumes du nord, celui des Scots, et des Gaëls. D’immenses richesses ont  circulé autour de cet édifice prestigieux.  Des échanges intenses ont eu lieu entre nord et sud. Lors de la guerre civile, au XVII°siècle, Cromwell a pris le contrôle de Sinclair Girnigoe avec le souci de mater toute velléité de résistance de la part des Ecossais toujours loyaux à l’égard de leur roi. Des pièces de monnaie de l’époque de Cromwell ont été trouvées par les archéologues dans les sous-sols du château…


 

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Des Templiers à Sinclair Girnigoe (mardi 28.07, matin) 1/2

Publié le par Eric Bertrand


              Yann Sinclair nous avait prévenus : rendez-vous au parking de Noss Head pour le rassemblement et la visite du château en présence des archéologues et du chef de clan.

              Et en effet, sont au rendez-vous des gens de tous les horizons : Australie, Etats-Unis, Canada, France… La plupart d’entre eux sont liés aux Sinclair, les autres sont francs-maçons ou… Templiers. Il y a en effet demain une cérémonie dirigée par le Grand Prêtre.

              La visite est donc placée sous le signe de la spiritualité d’autant plus que nous sympathisons avec Jean-Marc, Français haut-placé dans l’ordre des Templiers et son fils Grégory. Avec simplicité et précision, Jean-Marc évoque la Vieille Alliance qui existe entre l’Ecosse (et plus particulièrement le nord de l’Ecosse), les Templiers et le clan Sinclair.

              Un point d’histoire ? La veille de l’ordre de répression prononcé par Philippe Le Bel, les Templiers ont fui, emportant avec eux une partie du trésor que convoitaient l’Eglise et l’Etat. Fait notoire qui excite notre intérêt, la fuite a eu lieu de La Rochelle. Quittant les côtes françaises, les Templiers ont trouvé appui chez leurs alliés Sinclair.


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Whaligoe steps (lundi 27.07, après-midi)

Publié le par Eric Bertrand



J’évoquais, à travers la peinture de Sarclet, l’éloignement relatif des petits ports de cette partie de la côte est et leur caractère inaccessible.

              Whaligoe, avec ses quelques 365 marches, constitue l’un des points les plus remarquables de la côte. Ces marches fournissent un bon exemple d’adaptabilité de l’homme au milieu le plus hostile.

              Dans le courant du 19° siècle, la tragédie des « Highland Clearances » (qui a meurtri tout particulièrement le nord de l’Ecosse) a produit de grands changements dans la société de l’époque : la nécessité économique d’aller en mer pour une large frange de la population a créé l’urgence de l’accès à la terre, même dans les endroits les plus inhospitaliers. La mer donnait du poisson, par endroits, la falaise autorisait un abri, un port naturel…

              Aux hommes de trouver le moyen d’exploiter cette offrande… En bas de la falaise, des régiments de femmes attendaient le retour d’une moisson d’un genre nouveau, elles ne comptaient pas leurs efforts pour « redresser la pente » et exploiter cette nourriture nouvelle qui les changeait des patates des berniques qui faisaient auparavant leur quotidien : des paniers, un treuil destiné à tirer les bâteaux vers le rivage, un bâtiment pour sêcher le hareng avant la grande remontée, paniers pleins, des 365 marches. Et les années passaient

              365 jours de pluie, de vent, de glace et de rares soleils assis au coin des marches…


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