Pour envisager ma participation au projet APAC qui, comme je l’indiquais hier,
existe déjà au sein du collège, il me fallait proposer des choses. Le travail se fait cette année autour des « Fourberies de Scapin », et Molière semble incontournable…
Public de sixièmes, trop de raffinement chez Marivaux, trop d’absurde chez Ionesco, trop d’amour chez Shakespeare… Molière, c’est bien, c’est jubilatoire…
Oui, mais deux Molière, ça fait beaucoup ! Alors
quoi ? Vous me voyez venir ? Le répertoire de l’ex Atelier d’Expression Artistique bien sûr ! Autant que ça serve ! Pourquoi ne pas puiser dans la pièce la plus
accessible à des collégiens ? « Jack, on the route again » ?
L’idée plaît, encore faut-il « essayer le texte » en
sixième pour voir si ça fonctionne ! Et peut-être, le cas échéant, adapter certains passages, notamment ceux sur le sexe et la drogue. L’auteur ne m’en voudra pas si je
coupe allégrement !
Projet APAC (1/2)
Et le théâtre ?!...
Continuent à me demander ceux qui m’ont côtoyé jusqu’à présent… Depuis lundi, je commence à répondre « projet APAC »… Ce serait peut-être par ce biais que
je reviendrais dans le circuit… En effet, au collège, on a réfléchi sur les bases d’un projet d’établissement et parmi les idées soulevées, celle d’une seconde classe APAC, car
il en existait déjà une.
Qu’est-ce qu’une classe APAC ? J’entends
sur les fils de la toile vibrer votre curiosité pour ce nouveau sigle dont l’araignée Education Nationale est friande ! Quelque chose comme Atelier de Pratique Artistique… Bref, ça ressemble
à l’activité que je menais à Loudéac avec cependant de nombreuses différences, dont celle qui tient dans le fait que l’action a lieu pendant les heures de cours aux côtés d’un professionnel du
théâtre. D’autre part, il concerne une classe désignée (classe de sixième) et doit impliquer le maximum de collègues. Je reviens demain sur la proposition que j’ai faite.
Dédicace à la Rochelle
Elle a donc lieu demain, librairie Calligrammes, centre-ville…
Une séance de dédicaces ne s’improvise pas. Il y a derrière, pour le libraire qui
accepte de « jouer le jeu » des enjeux financiers. Par conséquent, il faut « préparer l’événement ». J’ai donc contacté plusieurs radios et le journal
régional « Sud Ouest »…
Pas facile d’entrer en contact avec les bonnes personnes quand on arrive dans un
milieu aussi fermé que celui de La Rochelle. Par discrétion, je ne nommerai personne, mais disons que cette préparation ressemble à un parcours du combattant et que j’ai dû avoir
recours à toute mon obstination et souplesse pour obtenir quelques retombées.
Le monde des collégiens : un regard implacable
Au fil des jours, je dévoile un peu plus mon nouveau projet d’écriture, je ne peux en effet rester à ce point dans
le flou et certains d’entre vous ont déjà manifesté leur curiosité. Disons que le récit auquel je travaille se présente sous la forme d’une fable sur l’enseignement au collège.
Au début de ma carrière, j’avais un peu (quatre ans), enseigné au collège et puis j’ai ensuite obtenu des postes au
lycée. Depuis le début de l’année scolaire, je redécouvre le milieu du collège et plutôt que de m’en plaindre (la différence avec le milieu du lycée est « sensible »),
j’ai décidé de l’observer avec la maximum d’acuité afin d’en livrer une fable.
Ce sera l’occasion de livrer mes impressions mélangées, mais de façon figurée. Je m’inspire de ce que je vois, de ce
que j’entends, de ce que je sais. Même si l’histoire se passe dans un collège, le thème est « le collège », et le personnage principal est un collègien très
particulier. Le récit se décomposera sans doute en trois parties dont les titres seraient : « la classe », « la métamorphose », « la vengeance ». Mais cela est
en pleine évolution. Quant au titre, il reste une surprise.
Les livres qui disent autrement la douleur (3/3)
Quel beau commentaire... Perturbant aussi ; et tellement émouvant pour moi qui ai produit ce texte en m’adressant à
plusieurs types de destinataires, les proches, les nostalgiques des années 70, les fans de Julien, les enfants que nous avons tous été, les adolescents que nous sommes ensuite
devenus…
Emotion de percevoir ce que Béatrice a ressenti à travers ce « talisman » que constitue un
texte accompagné de ses chansons et musiques qui ont, comme elle l’analyse très bien, une valeur sacrée. Evidemment, et elle l'a bien compris, ce n'est pas un destin sans écho
que j’ai évoqué dans ces pages de vie...
Il y a des transferts que l'écriture parvient à réaliser et qui permettent en effet de
revenir autrement sur des tragédies indicibles... La partie qui inscrit « la résurrection » au creux du texte est en même temps travaillée par la conscience implicite de l’irrémédiable.
Quand Guillaume a eu son accident, il n’a pas eu la chance qui m’a été donnée. J’ai écrit ces quelques pages en pensant très fort à lui, comme si j’étais soudain en mesure
d’inscrire pour lui, au creux du texte, la possibilité d’un retour à la vie… puis je suis revenu à mon cas personnel.
A 35 ans d’intervalle, la différence entre l’oncle et le neveu se situe à ce niveau et le livre continue en expliquant comment cette tragédie de mon enfance est devenue la compagne de mon destin au point que j'ai fini par la chérir.
A 35 ans d’intervalle, la différence entre l’oncle et le neveu se situe à ce niveau et le livre continue en expliquant comment cette tragédie de mon enfance est devenue la compagne de mon destin au point que j'ai fini par la chérir.