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Les coulisses de l’atelier

Publié le par Eric Bertrand

A la veille de la dernière représentation de l’atelier, l’heure est à la nostalgie, on l’a compris. Chronique d’une fin annoncée de spectacle…
             La fin d’une pièce, c’est toujours infiniment mélancolique et, dans « le Ponton », l’épilogue entre les deux Befana n’arrange rien… C’est mélancolique parce que c’est la fin d’une aventure collective, au cours de laquelle – et c’est particulièrement vrai pour les comédiens – chacun se dépouille du personnage qu’il a incarné sur la scène… se dépouille de toute la lumière qui irradiait de ses regards, de toute la chair de ses gestes et de tout l’éclat de sa voix...
              Depuis dix ans, la compensation, c’était l’idée d’une prochaine aventure sur les mêmes planches… Cette année, tout cela est fini. Derrière les ombres jetées dans les projecteurs, celles de Francesca, Carolina, Ornella, Tiziana, Lauredana, Gilda, Gigi, Salvatore, se tordent les silhouettes évanouies des gars et des filles du Ceilidh, du Tennessee, du Loft, de Gainsbourg et de JackJe pense aussi à eux, et je leur consacrerai à chacun un article dans les semaines à venir.
              Mais, par un fait exprès, j’ai récupéré hier, auprès d’Annyvonne Bléteau qui a opèré pour le lycée des conversions de vidéos en DVD, un remarquable montage appelé « Coulisses de l’atelier »… En mars dernier, je lui avais confié une série de vidéos des « coulisses » de tous les spectacles depuis « Jack ». On y trouve pêle-mêle et souvent sur fond musical, séances de maquillages, pique-nique devant le Palais des Congrès, départs en car, cafés, arrosages, confidences, sourires, éclats de voix, lectures de textes, fous-rires, bêtisiers, séances de maquillage, images de répétition dans la salle de l’internat, dans la rue de Verneuil à Paris, devant chez Gainsbourg, en salle Malivel à l’occasion de la fête de la musique, sur la plage de Binic ou de Saint Quay Portrieux à l’occasion du Festival de théâtre …
                Avec un sens aigü du rythme et de l’enchaînement, Annyvonne a su exploiter ce matériau et monter un DVD d’environ 1h00. C'est beau, énergique, émouvant, varié, c'est un superbe document de conclusion. Quelle somme, quelle habile sélection ! C'est une magnifique récompense et j’aurais aimé en partager le visionnement avec tous les anciens dispersés aux quatre coins du territoire. Au moins, ceux qui sont intéressés peuvent se procurer le DVD au prix de 5E 50, studio Labellière !
Labelliere.Prod Annyvonne Bleteau.
22600 Loudéac
Labelliere.prod@wanadoo.fr

coulisses.jpg
Il tempo del ricordo
 

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Gian-Maria Testa, le poème de fin

Publié le par Eric Bertrand

               A l’approche du spectacle (le 2 juin prochain) revenons à des préoccupations de spectacle. Une remarque judicieuse de Jean (sur la scène, joueur de mandoline) concernant le texte de la fin m’a fait introduire, in extremis une dernière modification au déroulement du spectacle : offrir au public une traduction approximative du texte dit en italien.
              A juste titre, il jugeait nécessaire de fournir à l’auditeur une clé de compréhension, même si, au départ, mon idée était simplement d’imposer le son de l’italien comme ultime chute… Mais, à la vérité, un peu de poèsie ne nuit pas… Dans un article du 13.05, j’avais donné la traduction. Or, à l’usage, sur les deux représentations, je n’ai pas exactement suivi les mots, j’ai laissé divaguer… Voici donc à peu près ce que le spectateur devrait entendre samedi soir :
 
Sono belle le cose
 
« Sono belle le cose, belli i contorni degli occhi e icontorni del rosso
Gli accenti sulle a, lacrime di pagliacci, le ciglia delle dive le bolle di sapone,
Il cerchio del mondo è bello, (l’ossigena delle stelle) la Befana sotto le stelle e la poesia dei ritorni di emigranti (e isole) come Gigi, cercando l’invisibile : (l’appartenenza) la Partenza.
E bello il fuoco e il sonno e il buio petulante gola dei fantasmi
E (il brodo) la polenta primordiale (padre nostro) della mamma nostra che cola in questi nomi… »
 
Version improvisée devant public
 
« Elles sont belles les choses, belles les couleurs du monde et beaux les yeux des femmes comme des larmes de Pierrot tristes ou des bulles de savon, le creux du monde est beau, elles sont belles les Befana sous les étoiles et la poésie du retour des émigrants comme Gigi, occupés à chercher l’invisible : le souffle du grand départ. Beau est le feu, le rêve, et la fameuse polenta que faisait si bien la mamma, et c’est à elle qu’est dédié ce spectacle… »
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Dominico all'accordeone...
 

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Eté meutrier : cinéma sur les planches

Publié le par Eric Bertrand

Présentation du film : « l’Eté meurtrier » : « Une beauté provocante amène le scandale dans le village où elle a élu domicile - Les hommes rêvent de la posséder, les femmes la détestent... »
 
         Bonny and Clyde, Bagdad Café, Thelma et Louise, Un Tramway nommé Désir, les années passées…J’ai déjà plusieurs fois évoqué l’influence du cinéma sur ces planches baladeuses, et notamment des films fétiches que je visionne régulièrement.
          Plus particulièrement cette année, « Cinema Paradiso », « Gilda », « Le grand bleu », « la vie est belle », ont été revisités au cours des articles qui concernent le Ponton. Mais je suis retombé sur un article écrit en septembre (le 27) à propos de la genèse del’écriture : j’y expliquais que Gilda avait quelque chose de la fameuse « elle » incarnée par Adjani dans le beau film de Jean becker : « l’été meurtrier ».
          Scandaleuse créature en effet, qui rappelle Gilda… mais également force suggestive du titre qui renvoie au cri de Gigi au début de la pièce : « ma che calore ! ». Tout est là ! Sous le feu de l’Etna, ce soleil cuisant qui exacerbe les passions, fait irruption et met en éruption l’ardent Sicilien au cœur de braise… Exagération ?! La pièce développe en tout cas ce thème et je crois que la version narrative le souligne encore davantage…
 
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Ma dio, che calore !
 

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Sujet bac première L : le Ponton en examen (3/3)

Publié le par Eric Bertrand

Pour finir ce bilan sur l’utilisation du « Ponton » au sein des classes, voici ce que j’ai proposé à ma classe de première L
 
Sujet de bac blanc : première L
Convaincre, persuader, délibérer : l’apologue
 
 
Documents :
 
  1. « Le Petit joueur de Fluteau » : Brasssens (Chansons)
  2. « Le Songe d’un habitant du Mogol » : La Fontaine. (Fables : livre XI)
  3. L’Ile des esclaves (Scène 2) : Marivaux.
  4. Le Ponton (création atelier expression artistique 2007) : extrait acte 2, scène 4 
Vous répondrez d’abord à la question suivante (4 points) : quel message chacun de ces apologues délivre-t-il au lecteur ? Détaillez votre réponse en vous appuyant sur les extraits proposés.
 
Vous traiterez ensuite au choix l’un des sujets suivants : (16 points)
 

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A Palerme : une balade dans la capitale

Publié le par Eric Bertrand

Avant de jeter un coup d’œil sur le dernier devoir à propos du « Ponton » donné en première L, quittons les murs du lycée et des classes pour un petit tour du côté de la Sicile et du reportage écrit sur place. Je vous amène à Pelerme ce matin…
              Palerme est une ville énorme, écrasée de soleil et « rumorosa », « rumeureuse » comme disent les Italiens pour indiquer le bruit. Je serais tenté par le néologisme.
              À condition de supporter Palerme, de faire abstraction du bruit et de la chaleur, de la foule et des voitures, alors la ville porte et l’esprit se débride.
              Palerme vous emporte au-delà des grandes avenues (via Roma, Maqueda, Corso Emmanuele), vers de petites rues étranglées, sinueuses, des façades de palais à l’abandon, des églises en ruines, fontaines baroques, des palmiers, des plantes luxuriantes un peu partout, dans les rues et sur les balcons, des touffes d’herbe entre les trottoirs des coins plus miséreux… Végétation parfois si présente qu’on a l’impression d’une étrange cité précolombienne reconquise par une jungle poussée dans les franges de l’imaginaire.
              Sur la Piazza Marina, tout près du port, d’anciens cytis magnolias se tordent sur des troncs aux racines compliquées : comme des cerveaux débobinés aux quatre vents, ils ont des contes à débiter… Dans les allées du jardin, une mariée circule doucement, environnée de la suite élégante de la noce. Un caméraman filme la robe blanche et le cortège des simulations, sourire ravi des mariés, premier baiser, visage ému, larme de citron, le citronnier fait partie de la noce. Le témoin mélancolique suit dans sa robe fourreau.
               C’est le théâtre de l’amour qui se joue, et c’est le caméraman le metteur en scène. Les deux époux futurs se livrent souplement aux doléances. Il y a, au bout du jardin, une estrade en bois… ça fait comme un ponton. Cachée dans un coin de palmier, une vieille femme, figure étrange, sorte de Befana della piazza, s’escrime à dessiner les formes des troncs des fameux magnolias séculaires. Elle rature, gomme, lève le crayon, c’est dur, si coriace, si rugueux, si proche et si lointain… au jardin des époux, ce vieil arbre, tout vouté, tout ridé, un arbre en miroir sur lequel sa main parcourt en tremblant les lignes de sa jeunesse.

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Albero e matrimonio Piazza Marina 

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