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Du glamour sur les planches. Synthèse du questionnaire distribué aux lycéens (2/12)

Publié le par Eric Bertrand

Quel aspect de la pièce vous a le plus intéressé ?
 
Le côté comique. Quand les deux conteuses sont arrivées sur le ponton avec leurs bouées… L’aspect qui m’a le plus intéressé est l’aspect glamour….
Les relations entre les personnages car elles étaient parfois ambiguës
J’ai pas eu de moment préféré, toute la pièce m’a plu...
La façon de parler des acteurs avec quelques intonations siciliennes et l’affrontement entre les personnages…
La découverte de la Sicile, ses traditions et ses habitants…
Le fait que les ados découvrent l’amour est aussi très intéressant…
Les deux femmes racontant leur passé et voyant évoluer les enfants…
La réflexion sur les traditions...

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Non ci credo, non ci credo ! "Faut oser tout de même !"

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Synthèse du questionnaire distribué aux lycéens (1/12)

Publié le par Eric Bertrand

                Comme promis, après dépouillement des questionnaires, voici, dans l’ordre des questions, quelques-unes des remarques les plus intéressantes.
 
Pourquoi avez-vous aimé ? 
En pourcentage, 98% des lycéens présents dans la salle ont répondu « oui » à la question : avez-vous aimé ? Ce qui est intéressant, c’est de considérer les raisons apportées. En voici pêle-mêle quelques-unes…
 
              « C’était drôle, vivant, compréhensible, avec une musique vraiment géniale… Les acteurs ont bien joué leur rôle et le thème choisi est un thème qui nous concerne et nous pouvons nous retrouver dans ces situationsPièce émouvante, pleine d’humour, qui nous transporte dans la Sicile traditionnelle, un savant mélange de modernité et d’authenticité... Cette pièce nous représente un peu. C’est une image qui nous correspond bien, celle du premier amour. De plus les personnages sont de notre âge, ce qui permet de nous identifier à eux… Super scénario, bons acteurs, bonne mise en scène… Les acteurs ont bien joué, ensuite c’était une pièce romantique et comique… J’ai trouvé cela très intéressant au niveau culturel… J’ai trouvé que le mélange de musique et claquettes et théâtre était agréable à regarder et puis la pièce était compréhensible… Parce que le public réagissait beaucoup et il y a eu un grand échange entre les acteurs et le public… La mise en scène était bien et les acteurs jouaient bien le rôle… C’était marrant, les acteurs aussi, ils ont su nous amener au cœur de leur Sicile… La pièce était drôle, elle fait passer un joli message à travers les Befana et on ne s’ennuie pas… Ça donne envie d’être en vacances… Il y avait du comique et c’était très compréhensible, de plus nous nous trouvons à l’âge de l’amour… »
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Andiamo tutti a Santo Stefano di Camastra !

 

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La dernière gorgée du calice

Publié le par Eric Bertrand

C’est le régal de la dernière représentation. Le moment de temps suspendu où l’on sait très bien que sur les derniers projecteurs, l’éphémère va finir de se brûler les ailes… Nous sommes plusieurs à tourner ce soir dans la lumière, à nous étourdir à l’électricité du spectacle. La salle du Moulin à Sons est remplie.             
              Les demoiselles de la Tarentelle tournoient déjà dans le faisceau de projos. Les images et les scènes défilent, « jusqu’à la dernière syllabe d’un mot » et jusqu’à la dernière note. L’accordéon de Dominique. Beaucoup d’émotion, des fleurs montent des coulisses, floraison sicilienne poussée quelque part sous la rampe… « Lacrime di pagliarci », « larmes de Pierrot tristes ».
               Tout le spectacle a semé les éclats de son, (et de polenta !) soulevés sur les ailes du Moulin à Sons comme le suggérait l’improvisation finale. Multiplication des numéros d’improvisation… Francesca qui, au milieu d’une envolée sur les fleurs et les pollens de Santo Stefano, réagit à l’éternuement d’un spectateur : « à tes souhaits ! », Alan qui surgit dans une veste rouge à la mode Rubett’s, sans les chaussures blanches, lunettes noires sur le nez, accordéon en bretelles un peu défaites…
              L’heure est à la confidence. Confidences de Gilda, impeccable dans ses jeux de scène, de Tiziana et d’Ornella, tremblantes dans les bras de Salvatore, de Gigi, souverain dans son défi au ponton, de Carolina, qui voltige sur ses planches, de Lauredana, plus intraitable que jamais. Je suis en coulisses, je savoure la liqueur du texte, me délecte de la scène de couple en contrepoint, et ces voix et ces accents qui la font si bien couler si bien, comme tout le reste d’ailleurs. Serveur hitchkockien enfermé dans son bar à café, je me grise à l’absinthe de la troupe avant de refermer boutique. « Rideau ! »

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Inizio di tutto...

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Droit de réponse : bilan questionnaire

Publié le par Eric Bertrand

             La dernière vient de se terminer. Un article demain.Mais d’abord, je reviens sur la représentation de mardi et les réactions du public des lycéens. Au vu des questionnaires, la pièce a fait un triomphe… Les impressions éprouvées sur scène sont confirmées. J’ai en effet recueilli et dépouillé les questionnaires distribués en classe. Environ 250. Je crois que, en comparaison avec les autres spectacles de l’atelier, celui-ci a remporté le plus grand succès. Sur les 250, je compte une dizaine de « bof », ou de rejets. Je vais mettre en ligne dans les jours qui viennent les différents commentaires, mais je voudrais commencer par examiner les arguments de ceux qui affirment ne pas avoir aimé.
-         « Le thème est trop banal »
-         « Je n’aime pas le théâtre, ça ne bouge pas assez »
-         « Il ne se passe pas grand-chose »…
Voilà un résumé des attaques. Je m’accorde donc un droit de réponse à ces quelques voix discordantes.
-         Quand on n’aime pas le théâtre, quand on n’en a aucune expérience, on se garde de critiquer. On essaie d’abord de se constituer une culture minimale.
-         Quant à « la banalité » ou « la simplicité »… Depuis le début, on me reproche « la complexité ». Complexité du « Ceilidh », complexité du « Loft »…J’ai décidé cette année de faire simple. Simple mais profond. L’un des attraits de l’écriture consiste, je crois, à travailler à partir de motifs simples, à la limite même à partir de clichés auxquels on réinjecte du sens… Ainsi, ce qui m’a intéressé dans l’idée du « Ponton », c’était précisément de travailler sur un motif nu, vide, quelques planches et c’est tout !... Le vieux rêve de Flaubert n’était-il pas de « faire un livre sur rien ! ». La simplicité a fait recette ! On va voir prochainement pourquoi le grand public y a trouvé satisfaction. Je m’en réjouis pour toute la troupe et pour « le Ponton »… Mais je ne renie aucunement les pièces plus complexes ! N’y a-t-il pas, pour le spectateur, un plaisir à la complexité ? Christine C. me disait vendredi qu’elle jugeait « le Ceilidh » un sommet, une réussite totale dans la recréation de l’univers élisabéthen. Sylvie L, qu’elle se souviendrait surtout de « L’Homme à la tête chou et au cœur d’artichaut », Yann L que « le Loft » était un trésor de causticité et que je n’avais rien fait de mieux depuis, Stéphanie L qu’elle avait été marquée par « Jack, on the route again ! », Fabrice C. que "le Ponton" était de tous le texte le plus abouti… Je circule en cette fin de cycle au beau milieu d’œuvres qui sont très différentes les unes des autres et qui satisfont un public varié. Yann L. me qualifiait « d’écrivain caméléon », et c’est assez juste je crois. Que ceux qui critiquent « le Ponton » se demandent s’ils n’avaient pas en son temps critiqué « le Ceilidh »… Ou qu’ils fassent l’effort de retourner au texte…
             Place aux réactions du grand public à partir de mardi matin…

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L'amico Alan prima lo spettacolo...

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Le détroit de Messine

Publié le par Eric Bertrand

Jour important. Tournant sur « le Ponton », puisqu’on joue au Moulin ce soir… En attendant, un article de reportage sur la Sicile « pour se mettre dans l’ambiance » comme dit Carolina…
« (…) Carolina : elle plongea dans le Détroit de Messine, entre Charybde et Scylla, longea longtemps la côte, s’écarta un peu sur les collines, cueillit les fleurs et les oranges, marcha dans les temples et les théâtres antiques, s’enfonça dans la montagne, but du bout des lèvres le vin de l’Etna, grignota quelques amandes (…) »
 
                 Il y a une expression courante en français : aller de Charybde en Scylla. Cette expression est, comme de nombreuses autres, d’origine mythologique. Les Grecs se représentaient les dangers de la mer comme des monstres qui sévissaient contre les bateaux. Charybde était un récif et Scylla un tourbillon, situés l’un et l’autre au large du détroit de Messine. Malheur aux navigateurs qui s’aventuraient là !... Ou bien le navire était englouti, ou bien il se brisait. Aller de Charybde en Scylla, c’est donc redoubler un malheur par un autre.
                  La ville de Messine semble en effet hantée par le malheur. Lorsque le voyageur arrive du continent, après la traversée du désert de Calabre, il traverse ce détroit qui sépare la Sicile du reste du territoire. La présence de la mer et la confluence des courants prennent aux cheveux.
                 Je marche sur le quai avec mon amie Gilda (pas l’Américaine !). On longe la mer pour accéder au centre-ville. Elle est née à Messine et elle aime sa ville où, confie-t-elle sur un ton coupable, « les granite et les arancini sont les meilleurs de toute la Sicile… »
                 La ville est aérée, ouverte sur la mer. En cela, elle est plus agréable que Palerme où l’on étouffe en été. Mais Messine a subi des tremblements de terre dont le dernier, en 1905, a détruit une grande partie de la ville et notamment ses arcades. Les arcades ouvraient l’espace comme le déplore Gilda, c’était un merveilleux effet de perspective qui anticipait sur toute la Sicile, comme un décor de théâtre, un tableau de De Chirico
 
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Caminare a Messina...
 

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