Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Prologue burlesque

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 17.06 : puisque Francesca et Carolina ont un rôle à jouer dans la vie de ces adolescentes, il faut les mettre en scène dans un prologue où elles racontent un apologue qui renvoie au thème de la pièce : celui de l’éveil. Ce sera un apologue imaginaire et frileux qui anticipera sur l’autre apologue qu’évoque la pièce. Confrontation avec la vraie vie. Les enfants ne comprennent pas forcément l’histoire qu’on leur raconte mais sont confrontés à une fiction qui les interpelle.
              L’idée aussi, pour renforcer le caractère traditionnel (et en même temps comique sur la scène !), de faire entrer la conteuse Francesca sur une petite charrette tirée par Carolina. C’est aussi l’occasion de remettre en scène ma valise : elle a toujours beaucoup de succès auprès des élèves qui me voient arriver en cours avec elle. Cette valise est foncièrement un objet scénique : Carolina qui est aussi l’assistante de Francesca va en sortir une cafetière, des tasses à café, un coussin, des pinceaux et des craies, un tableau noir, la marionnette Angélika, figure fameuse du folklore sicilien sur laquelle je reviendrai. »
 
              Facteur d’unité, le prologue est en effet décliné dans tout le texte, tant au niveau de sa signification qu’au niveau de des images qu’il produit (notamment celles associées à la marionnette).
HPIM1362.JPG
Andiamo sulla spiaggia ! Dov'é il pontile ?

Voir les commentaires

Contrôle burlesque

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 17.06 : puisque Francesca et Carolina ont un rôle à jouer dans la vie de ces adolescentes, il faut les mettre en scène dans un prologue où elles racontent un apologue qui renvoie au thème de la pièce : celui de l’éveil. Ce sera un apologue imaginaire et frileux qui anticipera sur l’autre apologue qu’évoque la pièce. Confrontation avec la vraie vie. Les enfants ne comprennent pas forcément l’histoire qu’on leur raconte mais sont confrontés à une fiction qui les interpelle.
              L’idée aussi, pour renforcer le caractère traditionnel (et en même temps comique sur la scène !), de faire entrer la conteuse Francesca sur une petite charrette tirée par Carolina. C’est aussi l’occasion de remettre en scène ma valise : elle a toujours beaucoup de succès auprès des élèves qui me voient arriver en cours avec elle. Cette valise est foncièrement un objet scénique : Carolina qui est aussi l’assistante de Francesca va en sortir une cafetière, des tasses à café, un coussin, des pinceaux et des craies, un tableau noir, la marionnette Angélika, figure fameuse du folklore sicilien sur laquelle je reviendrai. »
 
              Facteur d’unité, le prologue est en effet décliné dans tout le texte, tant au niveau de sa signification qu’au niveau de des images qu’il produit (notamment celles associées à la marionnette).
 
HPIM1652.JPG
 
E il pontile, dove è ?

Voir les commentaires

L'adolescence au centre de l'intrigue

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 16.06 : l’un des objectifs de mon travail tel qu’il se manifeste à travers les premiers fragments d’écriture, consiste à donner à cette pièce la dimension d’une fable sur l’éveil à la vie.
              Elle tourne autour de la figure d’une jeune fille, libre dans ses mœurs, Gilda. Les trois filles du village qui la regardent de loin sont fascinées, même si elles réagissent différemment. Cette liberté, cette impudence les renvoie à leur être propre. Elles sont encore dans le carcan de leur éducation et de leur culture : elles sortent à peine du cycle des histoires pour enfants que leur contaient Francesca et Carolina. Elles n’osent pas aller plus loin avec les garçons qu’elles aiment… »
 
              Cet aspect du travail est en effet l’un des points importants sur lesquels j’ai fait porter la réflexion à travers tout l’ouvrage. J’ai insisté sur la découverte de soi, le narcissisme, la naissance du désir, la pudeur, les tabous, la volonté de révolte… Et j’ai joué sur la variété des tempéraments pour en tirer une efficacité dramatique (essentiel pour le théâtre)
 
hpim1122-1.jpg
 
Adolescenti nella città...

Voir les commentaires

L'Americana

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 15.06 :la fille du réalisateur ne sera pas sicilienne, mais américaine. Pourquoi américaine : parce que le personnage fait ainsi la transition avec l’univers anglo-américain que j’abandonne, et parce qu’ainsi, elle incarne, davantage encore, l’aisance et le luxe. Elle portera un nom plus fortement connoté : Ferrari (à cause du luxe dans lequel elle vit) et Gilda (à cause du scandale qu’il y a dans son attitude et de l’enivrement qu’elle produit chez les hommes).
              Dans l’acte 1, il me faut trois autres adolescents qui incarnent la jeunesse du pays (plutôt des filles pour qu’il y ait une relation amoureuse avec Gigi et Salvatore) »
 
              Le personnage de l’Américaine est en effet un virage important dans la création de la pièce dans la mesure où il permet de mieux faire sentir la différence entre les deux mondes et cette espèce de fascination répulsion à l’égard des étrangers que j’ai moi-même notée lorsque j’étais en Sicile. Gilda, c’est avant tout « l’Americana »… et elle dérange, d’autant plus qu’elle est belle et indécente.
              Petite pause atlantique aujourd’hui et demain, pause bien méritée après ces semaines intenses d’écriture ! A lundi, donc !

HPIM0115.JPG

Attenzione ! C'é l'Americana sul pontile !

Voir les commentaires

Gigi et Salvatore au bar

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal des 14 et 15.06 :autre scène qui se joue au bar du centre du village. Il y a Salvatore, qui prend son café sous le soleil et puis vient Gigi qui essaie de le secouer en l’entraînant au ponton, parce qu’il s’y passe des choses plus intéressantes.
              Mon but est de mettre en scène l’ambiance de rue, l’après-midi, en Sicile, quand le soleil tape et engourdit la vie ! C’est l’apparition foudroyante d’Ornella qui décide Gigi à accepter de descendre à la plage. »
 
              Gilda mise à part, on note l’inversion des personnages : Gigi, c’est finalement celui qui est au bar et Salvatore, celui qui le rejoint. Les deux garçons ont un an de différence... 

Gigi, 18 ans, fils d’un marchand de céramiques, Salvatore, 17 ans, fils de l’épicier.

 


HPIM1121.JPG

A prossimita del bar...

Voir les commentaires