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Lirado : Interview 7

Publié le par Eric Bertrand

C’est aujourd’hui que devrait paraître l’article auquel j’ai consacré les derniers jours. Je donne l’adresse dés que cette publication est effective. Voici en tout cas la dernière question.
Comment se déroulent l'écriture et la réalisation de chaque pièce ?
              Lorsque finit une pièce, en général courant mai, je me mets à penser à la suivante. Je perçois chez mes élèves, ceux qui ont joué dans la troupe, des demandes ou des attentes. (Pour le « Loft », c’était particulièrement le cas car, cette année-là, mes comédiens n’avaient pas échappé à la vague du « loft Story ».)
              Je réfléchis, je relis certains grands textes, j’essaie de les interpréter, j’imagine un scénario et puis je passe à l’écriture. Une partie de l’été est consacrée à cela. Cependant, et cela concerne la réalisation, je sais que des « ajustements » seront faits courant septembre, lorsque j’aurai songé à la distribution et lorsque j’aurai rencontré les futurs comédiens… Cette épreuve est redoutable car il s’agit de faire rentrer la création dans une sorte de lit de Procuste ! Commence ensuite le véritable travail de la mise en scène.
 
La troupe du Tennessee club devant le Moulin à Sons au soir de la dernière (juin 2004)

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Lirado : interview 6

Publié le par Eric Bertrand

Avant dernier épisode de ce feuilleton que je publie avant d’indiquer le lien sur lequel vous pourrez trouver l’interview et le reportage. La question cruciale et pédagogique de l’objectif !
 
Quel est le but que vous avez lorsque vous animez vos ateliers ?
              Il y en a plusieurs. D’abord celui de vivre une aventure collective avec les élèves, les différents partenaires et les textes que j’écris. Mais cette aventure est essentiellement liée à la notion de plaisir. Il s’agit avant tout pour nous tous de prendre du plaisir, plaisir à jouer, plaisir à risquer des choses, plaisir à découvrir des horizons nouveaux. On peut tout combiner sur les planches et j’ai la chance de les anticiper lorsque j’écris. Je m’amuse beaucoup dans mon coin !

Dans le loft, l'un des organes répressifs : Shotgun, contre la rebellion du dandy Tarzan...

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Lirado : interview 5

Publié le par Eric Bertrand

Nouvel élément essentiel dans le questionnaire : la dialectique entre l’écriture et la mise en scène… Il est vrai que j’ai la chance d’être des deux bords, bien que j’aimerais un jour n’être que l’auteur et qu’un metteur en scène s’occupe du reste ! Rien que pour voir ce qu’il ferait de mon texte ! Je connais quelqu’un qui, de son côté, programme une mise en scène du Loft pour l’an prochain. J’ai hâte !
 
Que préférez vous : l'écriture de la pièce ou sa réalisation ? Pourquoi ?
              Bonne question ! Qui met en avant deux pôles de création… Je ne peux pas choisir l’une plutôt que l’autre ! Elles sont tellement complémentaires… Lorsque j’écris, généralement l’été, j’anticipe sur la réalité de la pièce (je connais la plupart de mes acteurs, je sais ce qu’ils seront capables de dire et de faire sur scène, j’anticipe sur les contraintes de la scène, du public largement lycéen auquel je m’adresse), j’explore des thèmes dont je sais qu’ils vont débattre par la suite lors des répétitions…Quand vient le temps de la scène, mille difficultés se soulèvent… C’est alors une aventure quotidienne qui commence. Nous en discutons tous, mon texte est mis à l’épreuve des voix, des gestes, des tempéraments. C’est passionnant et en même temps angoissant.
              Et puis, chaque année, je me demande si le texte va passer la barre, si les comédiens vont l’accepter ! Quand la pièce commence à se tenir, en général à partir du mois de janvier, commence la collaboration avec les musiciens à qui nous proposons les morceaux qu’ils vont jouer. Une professeur de l’Ecole de musique prépare à son tour les jeunes musiciens. Nous en parlons, nous envisageons les entrées et les sorties de scène, afin que tout se passe le plus naturellement possible… C’est encore très ambitieux et source d’inquiétudes. Pour toutes ces raisons, depuis cette année, j’ai trouvé qu’il était intéressant de tenir un blog au sujet de cette évolution du texte à la scène : en voici l’adresse : http://genese.over-blog.com
diva-goulu-fleur.jpg
Quand le loft devient outil de répression... Trois comédiennes dans un loft très particulier...
 

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Lirado : interview 4

Publié le par Eric Bertrand

            Episode quatre du feuilleton interview. Il s’attache à quelque chose qui trouble beaucoup de gens lorsqu’ils m’en parlent : la question de l’inspiration…

 

De quoi vous inspirez-vous pour écrire vos nouvelles et pièces de théâtre ?

 

              Vous l’avez compris, je m’inspire surtout de mes voyages. C’est évident à la fois dans Jack, le Tennessee club, le Ceilidh, la Route , la poussière et le sableJe m’inspire aussi de la réalité. Le Loft History 2084 était une satire de la télé réalité. D’autre part, je regarde autour de moi, j’aime écouter les gens, j’essaie de comprendre ce qui les touche, ce dont ils se souviennent, ce qu’il redoutent…cet aspect-là est notamment très présent dans le recueil que j’ai écrit pendant l’année où je me suis absenté du lycée (2005), les Nouvelles pour l’été (Aléas, 2005). Je dirais, pour faire vite, que ce qui m’a inspiré dans ce recueil, outre l’été, période particulièrement intéressante pour observer comment les gens vivent, c’est la condition humaine.

 

MVC-013S.JPG"Où es-tu Marilou ? Et ton corps disloqué hante-t-il l'archipel que peuplent les sirènes?" Extrait du spectacle consacré à Gainsbourg.

 

 

 

 

 

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Lirado : interview 3

Publié le par Eric Bertrand

          Au lendemain du café littéraire de Dinan, je réserve mes commentaires à plus tard et, par souci de continuité, publie l’étape trois de cette interview dont les questions sont pertinentes et témoignent d’une réflexion intelligente sur la démarche que j’ai adoptée dans cette aventure de l’écriture. Je fais également une parenthèse dans le diaporama écossais !
 
Comment avez-vous eu l'idée d'écrire des pièces de théâtre pour vos élèves afin d'ensuite les jouer ?
              J’animais un atelier de théâtre au lycée et l’ambiance était bonne et décontractée avec les élèves. Le problème qui se posait en début d’année, c’était de trouver des pièces qui présenteraient suffisamment de personnages pour satisfaire à la demande… Par ailleurs, j’avais à chaque spectacle, envie de mettre de la musique dans les textes, pour en souligner le rythme. Une collègue me parlait de son activité claquettes qu’elle pratiquait avec passion. Je lui ai donc suggéré de nous rejoindre et de former certains des comédiens à cette activité. Pour ma part, je ferais en sorte de donner aux claquettes une fonction particulière dans la pièce. Une autre collègue, professeur d’anglais, nous a rejoints et nous avons tourné nos spectacles vers un horizon anglo-américain. Dans mon travail d’écriture, je trouvais amusant et stimulant de respecter ce cadre défini. Et puis j’avais envie d’écrire dans une langue et à partir de thématiques qui toucheraient davantage les jeunes. Le souvenir de l’espace américain continuait de me hanter. J’avais envie de faire des planches une espèce de bateau ivre sur lequel j’emmènerais les élèves dans une aventure particulière...
              La première aventure fut celle de « Jack on the route again », pièce qui racontait comment l’écrivain Jack Kérouac partait sur les routes des Etats-Unis. Pour cette première réalisation en 2001, les élèves de l’atelier ont collaboré avec moi à l’écriture et mon éditeur a accepté de prendre le risque de la publication. (Colette If du Loup des Acqs, aléas, 2001). Puis ce fut Gainsbourg, « l’Homme à la tête de chou est au cœur d’artichaut » (non édité du fait des problèmes liés aux droits d’auteur), puis le « Loft History 2084 », (Aléas 2003), puis « le Tennessee club » (Aléas, 2004) drame qui se jouait au beau milieu du désert californien, enfin, cette année, c’est l’Écosse et ses Highlands, « le Ceilidh » (Aléas, 2006). Cette mémoire se trouve sur le site suivant : http://www.atelier-expression-artistique.com

J’ajoute que j’essaie aussi, dans chacune de mes pièces, d’ouvrir les comédiens et les spectateurs à l’univers particulier d’un grand auteur de la littérature anglo-américaine : dans l’ordre, Kérouac, Lewis Caroll et Nabokov, Orwell, Tennessee Williams, Shakespeare…

 

 

Meurtre à l'extincteur dans "l'Homme à la tête de chou et au coeur d'artichaut"

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