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Visite guidée à Sinclair Girnigoe

Publié le par Eric Bertrand

Après la pause à Paris et le lancement de l’opération Goncourt à laquelle il faudra que je consacre une rubrique, je reprends la suite et fin de l’évocation écossaise. Nous en étions dans le vif du sujet ! Sinclair Girnigoe…

              Le château est en travaux et le sera encore pendant dix ans avertit Ian. Le chantier est interdit au public. La porte d’entrée est fermée par un gros verrou. Nous la franchissons. Des mouettes agacées surgissent en criant. Le vent souffle. Impossible de déceler son orientation entre les pans de murs.

              Plusieurs parties du château étaient sur le point de s’effondrer : sur la partie la plus élevée, on aperçoit une sérieuse lézarde. Ian, équipé d’un blouson imperméable commente chaque parcelle de terrain et de bâtiment. Son chien fidèle, « Sleep », le suit aveuglément. Avec beaucoup de rigueur, il imite son maître qui ne laisse passer aucune occasion de montrer à la fois la beauté et le danger du site.

              Ian s’en prend à l’ancienne représentation qu’on a donnée du château jusqu’à ces dernières années. Ainsi, le « dungeon », le fameux « cachot » de John Sinclair n’est pas celui qu’on croit…C’est un Sinclair blessé dans sa lignée qui s’exprime… Cette histoire est calomnieuse et mathématiquement impossible ! Un rival des Sinclair, faux historien, a contribué à la répandre… Il fonde ses raisonnements sur des observations liées à l’architecture et au point de vue récent des archéologues qui travaillent sur le site et dont il suit attentivement les travaux.

              Il nous amène jusqu’au bout du promontoire : de l’autre côté du château, nous dit-il existait une forge dans laquelle on produisait des armes. Par le biais d’une cavité naturelle, on accède à la mer, mais si on regarde d’un peu plus près, on remarque la présence d’un dôme de la forme d’une chapelle ouverte sur le large. Cette présence insolite du religieux en cet endroit ne finit pas de l’intriguer, lui le grand prêtre actuel de l’ordre des Templiers. Nous plongeons dans le mystère, le mystique, l’insolite et je n’ai encore rien dit des mystères liés au château.


HPIM0867.JPG

Heather : Viens, descends avec moi sur la plage ! On peut y accéder par un souterrain… Mais il faut d’abord que je te montre le cachot !... Est-ce que tu es prêt à entrer dans le cachot où John Sinclair a agonisé ? ("Le Ceilidh", acte 1, scène 1)

 

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Une pause parisienne

Publié le par Eric Bertrand

Je m’offre jusqu’à dimanche une nouvelle petite pause dans ce blog écossais qui touche à sa fin. En effet, je viens d’apprendre la bonne nouvelle selon laquelle je vais pouvoir mener, au sein de la classe de 1ère L l’an prochain, la grosse opération du Goncourt des lycéens.
              J’y reviendrai en temps voulu, mais disons que, je le sais par expérience car je l’ai déjà mené il y a de cela sept ans, le projet est lourd et passionnant… La première étape consiste simplement à se rendre à Paris pour assister à une réunion d’entente en présence de l’ensemble des organisateurs et des collègues du territoire qui participent à la même opération.
              Je pars donc ce matin. La réunion est prévue demain à 10 heures dans le 16e arrondissement. Dimanche, je reprendrai la plume (à laquelle je suis très attaché en ce moment, il faut dire : le projet sicilien progresse à grands pas et j’y reviendrai prochainement.) Autre information importante qui touche le Ceilidh : j’ai enfin récupéré hier à Rennes, le film du spectacle. 1h30 exactement, pour ce bel hommage à l’Ecosse. Les amateurs peuvent se manifester, il suffira de m’envoyer une cassette VHS. Prochainement disponibles sur le site également, quatre extraits qu’il me reste à zipper et que je pourrai, le cas échéant, envoyer via le mail…

UrsusHomo.jpg

Let's go to Paris !

Photo en couverture du film : "le Ceilidh" en VHS.

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Noss Head

Publié le par Eric Bertrand

Visite ce mardi matin à l’un des membres de la famille Sinclair, Ian Sinclair, qui a racheté il y a quelques années le fameux phare situé à environ 500 m du château. Cette « Lighthouse » était abandonnée et j’y venais régulièrement pendant mon séjour à Wick. Elle donnait sur un petit îlot fréquenté par les oiseaux de mer et, notamment, les macareux, dès le printemps.
              Ian Sinclair est en charge de la bibliothèque des Sinclair et c’est lui qui suit de très près, et avec passion, l’avancement des recherches liées aux travaux entrepris sur le chantier de Girnigoe. En effet, depuis deux ans, d’importants travaux ont commencé, afin à la fois de sauver le château et de mieux en évaluer les origines exactes.
              Quand nous le rencontrons, il accueille en même temps trois Australiens dont Peter Sinclair, venu spécialement sur les traces du groupe des Sinclair originaires des Orcades. Un petit temps d’observation de la bibliothèque riche en manuscrits, photos de rituel templier, épées de cérémonie, arbre généalogique, lithographies du vieux Girnigoe et de la chapelle Rosslyn à Edinburgh, lieu qu’il y a son importance dans le Da Vinci Code que nos Australiens ont lu avec dévotion : les Sinclair y occupent en effet une place privilégiée puisqu’ils sont présentés, sous la forme Saint Clair comme les descendants des Templiers et détenteurs du secret du Graal. Puis Ian nous invite à une visite du château. C’est là que des révélations nous attendent…

Down to the castle with Ian Sinclair and Sleep, the dog !

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Loft History 2084

Publié le par Eric Bertrand

              Nouvelle petite parenthèse dans le voyage écossais : j’avais annoncé il y a quelques temps la parution d’une interview dans ce journal de lecture spécialement consacrée à un public adolescent. Je donne aujourd’hui l’adresse car le numéro vient de sortir.
              Le livre sur lequel il avait été demandé de m’exprimer n’est pas le Ceilidh mais leLoft history 2084. Cette pièce m’avait été « inspirée » pour un groupe de comédiens particulièrement dynamiques et talentueux auquel j’avais envie d’attribuer des rôles plutôt excentriques et rebelles.
              Dans le contexte sulfureux et polémique du fameux « Loft Story », j’avais écrit ce texte avec la volonté d’ironiser sur un phénomène aussi particulier que celui du télé réalité. Petit clin d'oeil en passant à Yohann, Barbara, Céline, Fabien, Coralie, Myriam, Ophélie, Sandrine, Gwen, Marion et les autres...
 
              Mais place au regard de notre jeune lectrice : voyez la page de « Interview complets », Eric Bertrand sur :

diva-goulu-fleur.jpg

Clin d'oeil.................

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On the stage

Publié le par Eric Bertrand

Rendez-vous ce mardi matin avec Donald Farmer, le metteur en scène de la troupe d’acteurs de Wick. Ils ont acquis une réputation nationale puisqu’ils viennent de remporter le trophée de la meilleure trompe d’amateurs du pays. C’est Rena qui m’a demandé de rendre visite à cette personnalité locale que je n’avais jusqu’alors jamais rencontrée (et c’est pourtant lui qui, naguère, m’avait donné le mythique vélo avec lequel j’ai sillonné les chemins écossais. Il s’agissait du vélo de sa mère).
              Donald a monté beaucoup de spectacles et notamment du Molière. Il m’avoue avoir envie de lire le Ceilidh même s’il ne comprend pas un mot de français. Cependant, il en connaît la trame, grâce à Rena qui lui a rapporté les principales clés de l’intrigue. Lui aussi en vient à l’idée qu’il serait bien intéressant de monter une telle pièce à Wick. Sait-on jamais !                Rena, chez qui nous terminons la soirée, a toujours cet air de mijoter quelque chose. Elle a toujours aimé réservé des surprises et ne pas trop en dire : elle me demande cinq livres mais ne me dit pas pour qui elle les réserve. Elle parle du colossal travail de traduction de la pièce, colossal pour une personne seule, mais elle ajoute : «There is somebody else… ». On n’en saura pas plus…
              Dans cette région où chacun des noms de lieu évoque une réalité précise : Orkney, Baie des Sinclair, Girnigoe castle, Ackergill Tower… chaque mot, chaque allusion renvoie à une représentation particulière. Prenons par exemple le voyage en du train tel que l’évoque la sorcière :
 
« Diana : (S’allongeant à même le sol comme sur la banquette d’un wagon. Long soupir) Dans le Londres-Edimbourg, j’ai trompé l’ennui, huit heures d’affilée !... Et dans le Edimbourg-Inverness, cinq heures d’affilée, la banquette chavirait et me donnait la nausée…Et dans le Inverness-Wick, cinq heures d’affilée, la tête comme un cargo dans une marée noire… Bouh !... Je me suis réveillée dans le coaltar ou dans les nues !... »
 
              Ce passage comporte un fonds de plaisanterie locale sur la lenteur du train que seuls un autochtone peut apprécier). Sans parler du pub du Black Cat qui n’existe pas à Wick et qui produit sur le spectateur originaire de cette ville un effet qu’il ne crée pas chez le spectateur français. Autant d’éléments que le linguiste appellerait « indices contextuels » et qui interviennent dans la réception d’un message aussi particulier que le message théâtral.

HPIM1079.JPG

The old Sinclair Girnigoe in Noss Head library...

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