Une remise de pendule à l’heure a « le mérite de l’horlogerie » : la mécanique interne propre au comédien se remet en marche…
J’ai reçu cette semaine des mails me confortant dans l’idée que les comédiens du « Ponton » ont envie de se surpasser et de gommer la mauvaise impression de mardi
dernier.
Alors repartons sur ces bases ! J’ai fixé jeudi les deux dates
des répétitions liées à l’utilisation du Palais des Congrès et de la Culture : c’est une scène très différente de celle du Moulin à Sons, il nous faudra occuper un espace beaucoup
plus large. Par conséquent, ces deux répétitions auront avant tout cette fonction … Dates retenues : mercredi 28.02 de 13h30 à 17h30 et mardi 20.03 de 19h30 à 22h00.
Quant au premier filage, ce sera sans doute le 6 février puisque le 30, la salle n’est pas disponible. Je mets en ligne demain un premier récapitulatif des entrées et sorties et jeux de
lumière.
Siete organizzati !
Une dédicace en Amérique !
Une amie américaine, Marina, danseuse de claquettes et spécialiste de Victor Hugo me fait le plaisir de me dédicacer son ouvrage à propos de
Hugo et de sa pièce « Cromwell » : c’est un honneur dont je la remercie, d’autant qu’elle parle aussi de proposer une traduction du Ceilidh à New York.
La pièce lui a visiblement plu. Je mets en ligne son courrier
demain, aux côtés d’un autre mail que j’ai reçu de Bulgarie, mais cette fois à propos du Ponton. Pour ma part, je suis en train de lire une nouvelle que Marina a écrite et qui met
en scène des personnages qui ressemblent beaucoup à ceux de « l’Homme qui rit », roman qu’elle adore. Elle m’a demandé la chose suivante : « shower me with
criticism »… Je n’aime pas ce rôle de critique, mais je vais lui donner mon point de vue !
Americana...
Répétition du 9.01 (6/6)
Acte 2, scène 6 (3) on assiste au cours de cette scène à une sorte de retournement de situation : d’abord, ce
sont les jeunes et leur indécence qui sont montrés du doigt par les représentantes de la morale et de la tradition, puis c’est autour des jeunes de montrer du
doigt les conteuses.
En effet, au nom de la pudeur et de la vertu, elles affichent une certaine
hypocrisie. Gilda a bien compris qu’elles cachent quelque chose dans leur passé.
Pour dramatiser ce moment de retournement, je suggère au
groupe des jeunes de serrer de plus en plus près les deux femmes de façon à les étouffer et à les faire sortir de leurs gonds.
« … Gilda : et quand ils ont grandi, vous leur interdisez d’interpréter vos histoires !... Il a grandi,
Gigi !... Il a grandi et il a certainement compris dans votre dernière histoire quelque chose que vous ne voulez pas admettre !... Quelque chose qui vous dérange et que vous avez
refoulé !... Peut-être que vous jouez un double jeu dans vos spectacles ! Peut-être que cela vous aide à supporter la vie, parce qu’entre nous, elle n’est pas drôle votre vie !
(…) »
Répétition du 9.01 (5/6)
Acte 2, scène 6 (2) Lorsqu’elles s’en prennent à l’Américaine, elles sont toutes les deux très virulentes. C’est un débat qui doit s’ouvrir et qui oppose la jeune génération à celle des anciennes. Gigi est nettement du côté de sa conquête lorsqu’il dit :
« (…) Gigi : Vous n’avez jamais quitté votre Sicile et votre province de Messine !... Vous avez toujours vécu dans vos contes, vos céramiques et vos marionnettes ! Et vous prétendez donner des conseils sur l’amour ? (…)
Même Ornella qui entretient une relation affective avec les deux femmes (elle est restée du côté de l’enfance et de la délicatesse comme l’a révélé la scène précédente) finit par se moquer de leur caractère arriéré. On sait depuis le début qu’elle est attirée par ce que représente l’Américaine…
C’est ce qui l’amène à vouloir les provoquer à travers le thème du surfeur.
« (…) Ornella : Imaginez l’histoire !... Mettez un jeune Américain à la place de Gilda, un bel Américain, style surfer, sur le ponton, tous les matins !… Eh ben, je l’aurais suivi sans hésiter, moi aussi !... Par amour, je l’aurais suivi ! (…) »
C’est pourquoi la tirade doit être dite avec beaucoup de jubilation et presque de cynisme de façon à mettre mal à l’aise les plus prudes…

Che cosa significa ?
spécial "blog à part"
Mot d’accueil à tous ceux qui sont passés par la "blogosphère" aujourd’hui, sur France inter dans l’excellente émission « Blog à part » : bienvenue sur ce blog qui alterne les retours sur les répétitions, les petites histoires « en coulisses », le bilan et la pérennité d'expériences diverses menées au lycée, sur les planches depuis maintenant dix ans, qu’elles aient eu pour thème route, aventures humaines, voyages, sexe, drogue, poésie, société… à travers Gainsbourg, Kérouac, Orwell, Tennessee et bien d’autres… Un petit détour s’impose en tout cas par le site officiel : http://www.atelier-expression-artistique.com