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Répétition du 23.01 (1/5)

Publié le par Eric Bertrand

 

Ces mises au point ayant été faites, je reviens sur le corps de la répétition de mardi, très positive. (Je reste dans la formule « article sec » et sans photo tant que la connexion n’est pas revenue !)

Nous étions au complet et ma jeune collègue Aurélie, qui s’intéresse au théâtre, a accepté de prendre une partie de la troupe pour les amener répéter dans une salle. Je suis donc resté la majeure partie du temps dans la grande salle avec Liliane, Françoise et Jennifer. Il s’agit des Befana et de la fameuse scène du prologue qui n’avait jamais été jouée. Je vais y consacrer la série des remarques organisées en cinq articles.

En peu de temps, ces deux actrices précieuses (qui sont les seules que je puisse garder au fil des ans !), se sont emparées de ces rôles écrits spécialement pour elles… Mélange de dérision et de mélancolie, de tendresse et de violence…

L’entrée en scène des Befana est remarquable. J’ai amené la fameuse chignole de mon enfance et c’est là-dedans que Francesca est recroquevillée, au milieu de tous ses accessoires qui bringuebalent. Elle est d’abord dissimulée sous une vaste cape dont dépasse la marionnette Angelika…

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Ronald Macdonald et Tom Desire

Publié le par Eric Bertrand

 

Ronald et Tom

Petite parenthèse avant le retour sur le contenu des répétitions (et surtout celui de la connection qui fait cruellement défaut !). Les articles ne manquent pas d’autant que le moment, on le sait depuis le dernier article inséré, est à la dramatisation ! Patience, il y aura forcément dépannage !

Je suis allé samedi assister à une représentation théâtrale qui mettait en scène avec beaucoup d’astuce le film de Hitchcock, « l’Homme qui en savait trop ». L’un des plaisirs de la représentation a été pour moi de retrouver, entre autres, deux de mes meilleurs acteurs qui n’avaient pas eu l’occasion de jouer ensemble (puisqu’ils ne sont pas de la même « génération ») mais qui, par un hasard de la distribution, se retrouvaient en confrontation au cours de l’une des scènes.

Ce qu’il y a peut être de plus intime dans un acteur, c’est sa voix. Je fermais les yeux et je retrouvais les accents du Tom Desire du Tennessee club joué par Yohann et les accents du Ronald Mac Donald du Ceilidh joué par Sélouane… Et puis, un peu plus tard, c’est devenu saisissant parce qu’à un moment donné, Yohann, comme habillé dans une silhouette intemporelle, a saisi une arme… à ce moment précis, j’ai retrouvé non seulement la voix mais le geste de Tom quand dans le Tennessee Club, lorsqu’il menace l’ensemble de l’assistance : et Liliane, Jenny qui étaient présentes elles aussi ont entendu comme moi, du fond d’une mémoire profondément involontaire, la tirade de Tom : « Que personne ne bouge… Vous les mamies, vous sortez tout de suite… c’est pas de votre âge ce qui se passe ici ! »

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Répétition du 23.01 : lettre ouverte !

Publié le par Eric Bertrand

 

NB : des problèmes de connection à nouveau, je trouve un poste pour passer cet article… En attendant que la panne soit réglée.


La répétion a bien eu lieu et je prévois une série de cinq articles… Mais d’abord, encore les soucis de distribution sur lesquels je ne transigerai pas… Alors voilà le détail… L’état de crise n’est pas surmonté. Au contraire, il s’est approfondi au point que j’ai adressé hier dans la journée cette lettre aux membres de la troupe…

« Le problème du texte (évoqué dernièrement) est un élément, le climat de troupe en est un autre… Je le dis avec fermeté, certains d’entre vous doivent sérieusement reconsidérer leur collaboration à l’atelier. C’est la première fois en dix ans de pratique que je brandis une telle menace, mais je le dis clairement, je refuse de porter plus loin une aventure qui implique tant de gens si les choses ne s’améliorent pas dans les deux semaines à venir. Ce serait vraiment s’entêter que de vouloir poser tout un orchestre sur une structure en carton !

Voici mes griefs : l’atelier fonctionne de 19h30 à 21h30 et il est inadmissible (sauf raison exceptionnelle) que des membres de la troupe « filent à l’anglaise ». L’implication dans un groupe est un travail de tous les instants et la réussite d’un spectacle est aussi liée à l’ambiance qui règne entre les comédiens.

D’autre part, vous le savez tous : faire du théâtre, c’est s’exposer ! Donner sa voix, son corps, son énergie pour incarner un personnage… Le faire exister sur la scène, devant les autres comédiens et devant le public. Par conséquent, il est impensable à cette période de l’année de chercher encore à se cacher : pensez par exemple que la pièce se joue l’été, sur un ponton et que cela impliquera, dans le choix des costumes, une certaine légèreté !

Que ce courrier vous amène à une réflexion constructive pour la semaine prochaine, rendez-vous mardi 30, à la même heure dans le hall (la répétition aura lieu dans une petite salle.)

Dans le pire des cas et je serais fâché d’en arriver là, soit je remanie la distribution, soit j’annule tout. S’il y en a parmi vous qui ne se sentent pas prêts à soutenir l’engagement, il est encore temps de résilier le contrat ! Nous ferons le point mardi prochain et si le 6 février, rien ne s’arrange, je prendrai ma décision. »

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Images et mémoire

Publié le par Eric Bertrand

              Il y a depuis onze ans de pratiques diverses (club théâtre, mise en scène des Shakespeare et des Marivaux, atelier) une « mémoire de l'atelier ». Cette mémoire figure sur le site, sur les classeurs d'articles de presse que j'ai conservés, mais aussi dans les nombreuses cassettes VHS dont la qualité se détériore.
              J'ai contacté à Loudéac une jeune femme qui vient de s'installer et qui propose un travail de numérisation des VHS. Cela m'intéresse beaucoup car, par ce biais, je vais pouvoir laisser, avant mon départ, un support exploitable pour ceux qui voudront l'utiliser. On peut en effet exploiter beaucoup mieux tout ce qui concerne l'image à partir de supports numériques. Le premier support que j'ai confié, c'est « le Tennessee club », avis aux amateurs !

Problema di fotografia...
 
 
 

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« La chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams

Publié le par Eric Bertrand

J’ai revu samedi dans la perspective de la préparation d’un cours sur un extrait de Tennessee Williams, cette pièce filmée pour le cinéma avec Paul Newman et Elisabeth Taylor. Cela m’a ramené trois ans en arrière, au moment où je travaillais à l’adaptation de Tennessee pour « le Tennessee club » : mon but à l’époque était de percevoir un univers d’auteur afin de le restituer dans un univers qui fût en même temps le mien (voir article récent à ce sujet).
              Par rapport à la transposition que j’ai opérée, trois choses m’ont paru évidentes dans ce texte original : d’abord la relation problématique de Mick à sa femme. Il ne veut plus lui parler ni coucher avec elle, et il souffre intérieurement parce qu’il la rend coupable de la mort de son meilleur ami (cela, on l’apprend au cours de la pièce : ce mouvement vers l’intériorité des êtres, au-delà d’une crise profonde est aussi ce qui m’a intéressé dans Tennessee). De cette lecture, j’ai tiré le personnage de Tom, ivrogne brutal et Thelma, sa tendre épouse, complètement fascinée par ce mari qui la brutalise. Il y a aussi le personnage de Mitch, le vieil ami de football de Tom avec lequel la relation était à la limite de l’homosexualité. Mitch fait partie de cette société minable qui accompagne Mitch dans l’échec du Tennessee club, le bar de Tom.
              On découvre aussi dans le film ce climat d’aristocratie, d’aisance, la grande propriété du Mississipi dans laquelle vit la famille de Brick et le grand-père richissime. Cela, on le retrouve dans la personnalité des gens de la belle famille de Tom qui, abandonnées par le père, Charlie, sont à la recherche d’un homme pour tenir la propriété. Le thème de l’errance du père est présent dans d’autres pièces, mais ça, c’est une autre histoire…
              Voilà pour l’intertexte. Il y a aussi, explicitement comme dans « le Ceilidh », où Rebecca citait Macbeth, autre intertexte, un passage qui cite Tennessee : le voilà :
 
« (…) Tom : d’accord, d’accord ! N’en rajoute pas ! Je vais te dire ma conviction, quand on a soif, on boit ! Y’a un personnage de Tennessee Williams qui dit : (Il fait un effort de mémorisation, soulève son verre d’alcool comme s’il voyait à travers) « C’est purement mécanique… » Oui, c’est ça, « purement mécanique… Ce petit claquement sec qui me donne la paix. Je suis forcé de boire jusqu’à ce que ça se déclenche… Comme un commutateur qui éteint dans ma tête une lumière étouffante et allume une lumière nouvelle, toute fraîche, et alors j’ai la paix… » C’est beau ça, hein ? C’est du Tennessee ! Louise dixit ! Au « Tennessee club », je bois à Tennessee ! (…) »
tom.JPGQuando al gatto piace di bevere...

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