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Répétition du 9.01 (2/6)

Publié le par Eric Bertrand

 
Acte 2, scène 3 (1). Au moment de l’accostage, il y a forcément du burlesque… Carolina, plus « leste », se hisse la première sur le ponton en réclamant vainement de l’aide des deux jeunes un peu sidérés par le spectacle. C’est Francesca qui pousse Carolina et, en poussant, elle tombe dans les bras de Lauredana.
              Enfin, les voilà toutes les trois « en haut ». Les commérages peuvent commencer : il y a de cela dans la gestuelle et les paroles des deux femmes qui se laissent aller à leurs bavardages si bien que, témoin silencieux, Lauredana (qui a, on s’en souvient, le goût du commérage !) ne peut pas en placer une… C’est justement sur ce motif qu’il faut travailler : l’éternelle question d’un personnage muet au théâtre… Quelle contenance lui donner ? Quand on comprend « qui » on joue, on peut facilement exister aux côtés de ceux qui parlent… Pour ne rien dire !
 
Che cosa si svolge sul pontile ?
 

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Répétition du 9.01 (1/6)

Publié le par Eric Bertrand

Comme prévu, c’était mardi le retour à la scène. Il manquait Salvatore, malade, mais le reste de la troupe était présent et notamment Francesca et Carolina, qui ont jusqu’à présent travaillé seules et sur enregistrements MP3.
              Nous avons donc opté pour la mise au point des deux scènes « inédites » : celle pendant laquelle elles accostent au ponton et celle pendant laquelle elle « dérangent » les deux couples.
              Dans les deux scènes, les accessoires jouent un rôle important : elles arrivent en effet en bateau pneumatique. Motif burlesque de ce pneumatique et des tenues qu’elles vont porter. Elles arrivent par la salle et une poursuite les met en lumière dans cette traversée… Palmes, combinaisons de plongée accentuent le caractère ridicule et évacuent le souci du port de « maillot de bain » en public…
              Demain, je reviens sur la confrontation dans la première des deux scènes…
 
HPIM1137.JPG
 
A Torremuzza ?...

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Hugo dans le lit de Procuste

Publié le par Eric Bertrand

                   Je finis les propos sur Hugo aujourd’hui avant de revenir dès demain sur une série d’articles consacrés à la répétition de mardi soir et la reprise intense des activités liées au théâtre. J’ai du pain sur « les » planches. Mettons de côté la « levure hugolienne », j’y reviendrai quand tout sera fini. Une dernière indication importante cependant pour ceux que « la genèse » intéresse…
              La caractéristique d’un ouvrage collectif c’est qu’il répond à une norme unificatrice. L’éditeur vient d’envoyer à chacun des auteurs des consignes d’écriture (nombre de pages - et de signes – définis !). De la même façon, il propose quatre rubriques principales qui comportent chacune un certain nombre de pages.
             La difficulté, étant donné l’avance que j’avais prise dans ce domaine, c’est celle de tout recadrer ! En d’autre termes, de filtrer mes écrits… C’est sans doute un avantage, d’autant que l’éditeur insiste sur la nécessité de tenir compte du lectorat visé : un public de non spécialistes.
 
 
Un occhio sul pontile ?

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L'homme qui rit and co... Progression de la lecture et de la réflexion

Publié le par Eric Bertrand

J’ai parcouru les Misérables en trois jours, notamment réfléchi sur le chapitre « Javert déraillé » qui pose la question du « gouffre » et de la conscience, constamment à l’ouvrage dans ce roman. Valjean a fini par coincer Javert ! Et Valjean est le produit d’une conscience qui renvoie à Dieu, ce que Hugo appelle « le On qui est dans les ténèbres ».
              De beaux chapitres sont consacrés à Jean Valjean tout au long du roman et il est intéressant de les approfondir. J’aborde le 29.12, Notre Dame de Paris. C’est le personnage de Quasimodo qui attire d’abord mon attention et la façon dont Hugo le présente à l’échelle de l’édifice qu’il habite. Ce surdimensionnement est celui qui marque aussi bien le monstre Gwynplaine que le héros Gilliatt. J’achève le survol le 30.12, et je trouve entre l’archidiacre Frollo (visage d’André Cuny qui a terrorisé mon enfance, en contrepoint à celui tellement charmant de Gina Lolobridgida !) et Gwynplaine des similitudes intéressantes.
              Je reviens dans la foulée au roman Quatrevingt-treize, le dernier que je dois reparcourir avant de m’attaquer à l’écriture proprement dite (mais j’ai déjà noirci de nombreuses pages de notes et le plus dur sera de mettre de l’ordre là-dedans et de ne pas excéder les vingt pages demandées. Fin du survol de reconnaissance de Quatrevingt-Treize : une réflexion sur les trois figures de héros qui se disputent le tournant historique, monarchie, république, Terreur.
              A partir du 3.01, je reprends l’Homme qui rit et les Travailleurs de la mer que j’ai bien en tête et je travaille à la rédaction avant la reprise des cours qui, c’est une chance, sont prêts, mais ça, je l’avais anticipé !
 
UrsusHomo.jpg
 
Ursus, un vecchio amico !
 
 

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Travailleurs de la mer and co : Hugo, le retour !

Publié le par Eric Bertrand

              Rentrée hier et première réunion de l’atelier ce soir. Fidèle à son habitude, le blog va suivre les aléas et le cheminement de la mise en scène. Il sera émaillé, pour commencer, des « événements », réflexions diverses de ces vacances. Je commence par un chantier qui est en cours depuis quelques semaines et qui concerne autre chose que le théâtre
              J’avais un peu laissé de côté la lecture de Hugo depuis mes deux essais parus chez Ellipses et puis, courant décembre, le responsable de collection m’a contacté pour me suggérer de reprendre l’étude d’un aspect des romans de Hugo : les personnages… L’ouvrage à paraître est un collectif qui couvrira un pan du programme de première de l’an prochain, lequel s’ouvre enfin sur les grands romans du 19° siècle. J’ai donc remis la main sur mes romans favoris : Misérables, Notre Dame de Paris, Quatrevingt-treize, Homme qui rit, Travailleurs de la mer
              Evidemment, cela supposait un petit travail de relecture, Hugo ne fait jamais dans l’économie ! Mais j’ai de bons souvenirs et un survol m’a permis d’isoler certains passages qui me sont nécessaires pour élaborer une théorie du personnage. Je commence par les Misérables et reviens notamment sur la part d’ombre qui rôde dans ce livre, en même temps que sur la part que tient le personnage dans la réflexion historique que mène Hugo. Des personnages secondaires comme Enjolras, Thénardier, la bande à Patron-Minette, sont précieux à analyser parce qu’ils comportent des clés pour des personnages importants d’autres romans…
 
 
 ma-destin--e.jpg
Octopus nel mare !

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