Comme prévu, c’était mardi le retour à la scène. Il manquait Salvatore, malade, mais le reste de la troupe était présent et notamment
Francesca et Carolina, qui ont jusqu’à présent travaillé seules et sur enregistrements MP3.
Nous avons donc opté pour la mise au point des deux scènes
« inédites » : celle pendant laquelle elles accostent au ponton et celle pendant laquelle elle « dérangent » les deux
couples.
Dans les deux scènes, les accessoires jouent un rôle
important : elles arrivent en effet en bateau pneumatique. Motif burlesque de ce pneumatique et des tenues qu’elles vont porter. Elles arrivent par la salle et une
poursuite les met en lumière dans cette traversée… Palmes, combinaisons de plongée accentuent le caractère ridicule et évacuent le souci du port de « maillot de
bain » en public…
Demain, je reviens sur la confrontation dans la première des
deux scènes…
A Torremuzza ?...
Hugo dans le lit de Procuste
Je finis les propos sur Hugo aujourd’hui avant de revenir dès demain sur une série d’articles consacrés à la répétition de mardi soir et la reprise intense des activités liées au théâtre. J’ai du pain sur « les » planches. Mettons de côté la « levure hugolienne », j’y reviendrai quand tout sera fini. Une dernière indication importante cependant pour ceux que « la genèse » intéresse…
La caractéristique d’un ouvrage collectif c’est qu’il répond à une norme unificatrice. L’éditeur vient d’envoyer à chacun des auteurs des consignes d’écriture (nombre de pages - et de signes – définis !). De la même façon, il propose quatre rubriques principales qui comportent chacune un certain nombre de pages.
La difficulté, étant donné l’avance que j’avais prise dans ce domaine, c’est celle de tout recadrer ! En d’autre termes, de filtrer mes écrits… C’est sans doute un avantage, d’autant que l’éditeur insiste sur la nécessité de tenir compte du lectorat visé : un public de non spécialistes.

Un occhio sul pontile ?
L'homme qui rit and co... Progression de la lecture et de la réflexion
J’ai parcouru les Misérables en trois jours, notamment réfléchi sur le chapitre « Javert déraillé » qui pose la question du
« gouffre » et de la conscience, constamment à l’ouvrage dans ce roman. Valjean a fini par coincer Javert ! Et Valjean est le produit d’une conscience qui renvoie
à Dieu, ce que Hugo appelle « le On qui est dans les ténèbres ».
De beaux chapitres sont consacrés à Jean Valjean tout au long du roman et il
est intéressant de les approfondir. J’aborde le 29.12, Notre Dame de Paris. C’est le personnage de Quasimodo qui attire d’abord mon attention et la façon dont Hugo le
présente à l’échelle de l’édifice qu’il habite. Ce surdimensionnement est celui qui marque aussi bien le monstre Gwynplaine que le héros Gilliatt. J’achève le survol le 30.12, et
je trouve entre l’archidiacre Frollo (visage d’André Cuny qui a terrorisé mon enfance, en contrepoint à celui tellement charmant de Gina Lolobridgida !) et
Gwynplaine des similitudes intéressantes.
Je reviens dans la foulée au roman
Quatrevingt-treize, le dernier que je dois reparcourir avant de m’attaquer à l’écriture proprement dite (mais j’ai déjà noirci de nombreuses pages de notes et le plus dur
sera de mettre de l’ordre là-dedans et de ne pas excéder les vingt pages demandées. Fin du survol de reconnaissance de Quatrevingt-Treize : une réflexion sur les trois figures de
héros qui se disputent le tournant historique, monarchie, république, Terreur.
A partir du 3.01, je reprends l’Homme qui rit et les Travailleurs de
la mer que j’ai bien en tête et je travaille à la rédaction avant la reprise des cours qui, c’est une chance, sont prêts, mais ça, je l’avais
anticipé !
Ursus, un vecchio amico !
Travailleurs de la mer and co : Hugo, le retour !
Rentrée hier et première réunion de
l’atelier ce soir. Fidèle à son habitude, le blog va suivre les aléas et le cheminement de la mise en scène. Il sera émaillé, pour commencer, des « événements », réflexions
diverses de ces vacances. Je commence par un chantier qui est en cours depuis quelques semaines et qui concerne autre chose que le théâtre…
J’avais un peu laissé de côté la lecture de Hugo depuis
mes deux essais parus chez Ellipses et puis, courant décembre, le responsable de collection m’a contacté pour me suggérer de reprendre l’étude d’un aspect des romans de Hugo : les
personnages… L’ouvrage à paraître est un collectif qui couvrira un pan du programme de première de l’an prochain, lequel s’ouvre enfin sur les grands romans du 19° siècle. J’ai donc
remis la main sur mes romans favoris : Misérables, Notre Dame de Paris, Quatrevingt-treize, Homme qui rit, Travailleurs de la
mer…
Evidemment, cela supposait un petit travail de relecture,
Hugo ne fait jamais dans l’économie ! Mais j’ai de bons souvenirs et un survol m’a permis d’isoler certains passages qui me sont nécessaires pour élaborer une théorie du
personnage. Je commence par les Misérables et reviens notamment sur la part d’ombre qui rôde dans ce livre, en même temps que sur la part que tient le personnage dans la réflexion
historique que mène Hugo. Des personnages secondaires comme Enjolras, Thénardier, la bande à Patron-Minette, sont précieux à analyser parce qu’ils comportent des clés pour des personnages
importants d’autres romans…
Octopus nel mare !
Highland d'Ecosse : Le Ceilidh.
Retour sur la dernière aventure évoquée l’an dernier dans ce blog : l’Ecosse… Tous les détails y sont, c’est l’avantage du principe du
blog, et c’est à l’occasion de la volonté d’exploration de cet univers si méconnu que je l’ai créé.
On peut dire qu’entre la Sicile et les Highlands je suis dans
ce que l’on pourrait appeler mes deux « tropismes » ! Et c’est vrai qu’en termes de voyages, j’ai passé beaucoup de temps dans l’un et l’autre de ces deux pays.
Plus en Ecosse qu’en Sicile toutefois puisque j’y ai vécu deux ans. Mais comme pour le Ceilidh l’an dernier, j’emmène le Ponton dans son pays d’origine aux prochaines vacances de
Pâques…
Quoi qu’il en soit, j’ai voulu donner à l’Ecosse une tragédie car c’est
une terre âpre et sauvage qui ne supporte pas l’eau de rose !
« Dans les eaux du Pentland Firth, au seuil des Iles Orcades, se dresse depuis des siècles The Old Man of Hoy, pointe
de falaise évincée du reste de la côte, poignard de roche rouge aiguisé d’eau de mer. Et de l’autre côté du Pentland Firth, s’étend la région sauvage du Caithness, à l’extrémité nord est de
l’Ecosse. Terre battue par les vents, verte et mauve sous le soleil, quand les nuages s’absentent. Dans des temps anciens, les vikings ont fait de cette terre étrange leur hangar à
blé.
Lorsqu’elle était adolescente, Heather Mackenzie parcourait à vélo les collines du Caithness. C’est là
qu’elle a aimé les pierres levées dans lande, les cairns au sommet des tertres, les falaises au creux desquelles se réfugient les oiseaux de mer, les châteaux et les ruines le long des côtes, la
douceur ourlée de la Wick ou de la Thurso River.
Ce sont des lieux pleins de légende.
Heather les connaît toutes.
Naguère, elle interrogeait les anciens, elle cherchait le détail dans les livres, à la
bibliothèque. Elle confrontait les points de vue (…) ».
Un castello prima il pontile...