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Répétition du 23.01 (2/5)

Publié le par Eric Bertrand

 
Toujours privé de connexion, je glisse ce nouvel article en décalage par rapport au précédent (répétition du 23.01 : 3/5) Il manquait un échelon, c’est réparé !
J’en profite pour rappeler que mardi, en présence des « nouvelles », nous travaillons au filage de l’acte 1. Parallèlement, nous ferons un rapide bilan, en début de séance, avec Marina qui propose une synthèse de son questionnaire (premier trimestre). Quelques uns des enregistrements MP3 ayant raté, nous les rerpendrons parallèlement afin que je puisse distribuer les CD dès jeudi.
Une grande partie du jeu de scène du début consiste à « installer » la conteuse… Moment burlesque ! C’est Carolina qui est chargée de « l’opération » : elle fait tomber la cape et Francesca jaillit de la chignole. Pendant qu’elle s’adresse aux enfants qu’elle reconnaît bien même si certains ont grandi, elle installe les ustensiles et notamment la cafetière et la tasse en céramique. Francesca a besoin de son café pour stimuler son imagination…
Il faut que le public sente « la vibration » du café quand elle en boit la première gorgée ! Commence alors l’évocation de la légende d’Angelika. La marionette fournit un bon ustensile scénique. Carolina la fait vivre par un jeu de mouvements. En même temps, elle interpelle les enfants, les invite à réagir… Il faut que les jeunes comédiens qui ne sont encore que des figurants dans la foule des petits réagissent. Certes, ils ont grandi mais ils ont gardé le même attachement pour la Befana. Et je demande à Matthieu, à Ronan, à Hélène et Samantha, de retrouver une spontanéité d’enfants. C’est comme un jeu entre eux et la Befana, et la participation est un vieux rituel excentrique qui a ses codes et ses initiés ! Le public doit sentir cela.

« … Francesca : c’était il y a bien longtemps… Le ciel étoilé couvrait la mer et les montagnes de Sicile. L’Etna fumait paisiblement sa dernière cigarette avant de s’endormir. Quand, soudain… Une traînée lumineuse et… « Badaboum ! »… Une drôle de petite fille tomba par terre, au pied d’un olivier !... D’où venait-elle ? Qui était-elle ? Personne ne le sait !
Carolina : à un enfant dans l’assistance.
Descendante du Petit Prince tombée d’avion ?... Non !... Drôle de poisson volant surfant sur une vague de nuages ?... Non !... Espèce de rêveuse aux cheveux d’or tombée des nues !... Non !... Non et non ! Niente cosi… Assolutamente niente ! Una cosa incredibile!1… »
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Caretta per le Befana...
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Nouvelles recrues !

Publié le par Eric Bertrand

              Je l’avais annoncé et la nouvelle a circulé, les deux nouvelles Siciliennes sont « recutées »… Aurélie, ma jeune partenaire pour la mise en scène, pratiquant par ailleurs le théâtre dans le cadre de l’IUFM, piaffait à l’idée de jouer dans une « vraie pièce ».

              Je lui ai proposé de choisir et elle a retenu Lauredana. Il me restait à trouver parmi mes élèves une fille motivée, prête à incarner Tiziana. Il y a eu quelques hésitations… Envie chez deux d’entre elles mais retenue et panique à l’idée de jouer devant les lycéens.

              Finalement, c’est Marion, élève de seconde, qui a décidé de s’impliquer dans le rôle. Elle a donc d’ores et déjà le texte et le programme de répétitions. Rendez-vous mardi pour cette nouvelle version du Ponton ! Et peut être avant sur ce blog, mais rien ne va plus avec la connexion !

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Répétition du 23.01 (3/5)

Publié le par Eric Bertrand

 
Encore un peu de patience, une actrice m’a dit oui pour Lauredana, reste Tiziana et l’actrice potentielle se réserve encore vingt quatre heures pour apporter sa réponse. Et puis la connexion est annoncée (sous réserves !) pour demain… A suivre !
En attendant, la suite de la répétition du 23…

Le thème de la carcasse… Angelika est une marionnette envellopée dans une armure. Elle est lourde et sonore et cette « ceinture de chasteté » qui l’enveloppe donne prise à une réflexion sur la cuirasse de la part de la Befana. Angélika est belle mais son corps est emprisonné dans la ferraille. Tellement emprisonné qu’elle ne peut ni respirer, ni jouir.
Elle tombe du ciel, elle n’est pas de la terre, elle est d’une autre nature. Elle a pourtant, dit la légende, pris l’apparence humaine, mais elle ne peut pas en savourer les fruits. Cette réalité de l’armure, du casque, de la « quincaillerie » a fonction de métaphore puisqu’elle anticipe sur l’histoire à venir : l’adolescent sous le carcan de l’usage, sous la brimade du qu’en dira-t-on, sous la pression des principes inculqués de génération en génération, sous l’œil réprobateur des garants de la Tradition, les petits vieux sur les bancs, les mères, les pères, les frères, Francesca, Carolina, Tiziana, Lauredana et tous ceux du village qui disent la même chose…

« (…) Francesca : la petite fille dégringola, la petite fille n’eut même pas mal !… Son corps était tellement encapuchonné, blindé, zingué !
Carolina : un chevalier en armure ! Une carapace ! Une impénétrable coquille !
Francesca : mais une coquille vide ! Une coquille creuse. Sans noyau ! Un os sans la moelle !
Carolina : difficile début dans ce bas monde pour la voyageuse des astres ! Sous le carcan, impossible de sentir, impossible de s’enivrer, impossible de rêver, impossible de sourire, impossible de pleurer, impossible d’aimer… impossible d’aimer !… Vous vous rendez compte ! Condamnée, dés la naissance, à une pitoyable existence de feuille morte !
Elle se met à l’écart et commence à dessiner sur l’ardoise.
Francesca : la pauvre petite fille se mit alors à glisser, fruit sec, sur cette terre inconnue… Peut-être qu’en voyageant, peut-être qu’en mûrissant, ça finirait par aller mieux ! C’est en tout cas ce qu’elle se dit en se relevant sur ses petites jambes graciles sous la grosse armure (…) »

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Remaniement

Publié le par Eric Bertrand

 

Toujours pas de connexion mais je me débrouille ce matin pour passer cet article.

Je l’avais pressenti et inscrit en filigrane dans ce blog, des comédiens devaient « sauter » du ponton. Je nourrissais un certain nombre de griefs contre les deux comédiennes qui jouaient Lauredana et Tiziana. Hier soir, elles sont arrivées en alléguant qu’elles ne pouvaient pas venir parce qu’elles avaient « trop de travail »… Conséquence immédiate, je les ai « remerciées »… Pas possible de continuer ainsi ! Je n’aime pas en arriver à ces extrémités, d’autant que je sentais émerger une forte potentialité en Tiziana.

La nouvelle a un peu secoué le reste de la troupe mais a eu un effet fédérateur. L’envie de jouer est la plus forte et la manière dont le reste de la soirée s’est déroulée le prouve. Une répétition « à l’italienne » était au programme et, armés de MP3, assis en rond, livres en mains, nous avons enregistré l’intégrale de la pièce (moins les Befana), afin que chacun puisse travailler son texte. La lecture était excellente, avec beaucoup de nuances et d’énergie. Liliane s’est substituée à Tiziana et Jennifer à Lauredana. Dès aujourd’hui, je prends mon bâton de pellerin et je pars à la recherche de ces deux Siciliennes ! J’ai ma petite idée, je pense que vendredi la réponse sera sur ce blog.

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Répétition du 23.01 (1/5)

Publié le par Eric Bertrand

 

Ces mises au point ayant été faites, je reviens sur le corps de la répétition de mardi, très positive. (Je reste dans la formule « article sec » et sans photo tant que la connexion n’est pas revenue !)

Nous étions au complet et ma jeune collègue Aurélie, qui s’intéresse au théâtre, a accepté de prendre une partie de la troupe pour les amener répéter dans une salle. Je suis donc resté la majeure partie du temps dans la grande salle avec Liliane, Françoise et Jennifer. Il s’agit des Befana et de la fameuse scène du prologue qui n’avait jamais été jouée. Je vais y consacrer la série des remarques organisées en cinq articles.

En peu de temps, ces deux actrices précieuses (qui sont les seules que je puisse garder au fil des ans !), se sont emparées de ces rôles écrits spécialement pour elles… Mélange de dérision et de mélancolie, de tendresse et de violence…

L’entrée en scène des Befana est remarquable. J’ai amené la fameuse chignole de mon enfance et c’est là-dedans que Francesca est recroquevillée, au milieu de tous ses accessoires qui bringuebalent. Elle est d’abord dissimulée sous une vaste cape dont dépasse la marionnette Angelika…

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