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Les bonnes surprises d’un tournage

Publié le par Eric Bertrand

J’ai évoqué récemment la question du tournage du « Ponton » et l’éventuelle collaboration d’un « ancien », Raphaël, que j’ai déjà présenté dans ce blog. Voilà une partie du mail que je viens de recevoir de sa part et qui fait le point sur cette idée. Le plus amusant, c’est la réapparition d’une autre ancienne actrice (qui jouait dans « Jack » et dans « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut »…)
              Cette perspective est réjouissante, elle nous permet de travailler en collaboration avec d’anciens élèves et comédiens sur un projet lié à ce qu’ils font maintenant dans leur vie professionnelle ou étudiante…
              « (…) Je me suis renseigné au sujet de sociétés qui pourraient louer du matériel technique audiovisuel en Bretagne mais malheureusement je n'en ai pas trouvées. Les seules sociétés qui effectuent de la location de matériel audiovisuel, il s'agit de matériel de lumière et de sonorisation. Par contre, il me reste une chance d'obtenir du matériel (caméras, micros etc..) par le biais de Céline C. ! En effet, elle étudie à la faculté de R. et la filière art du spectacle de son Université possède un peu de matériel. Elle m'a dit qu'elle pourrait surement l'obtenir, peut-être même gratuitement, mais il faut que cela passe par un projet qu'elle voudrait faire (par exemple la captation d'une pièce de théâtre).
Est-ce que je peux lui transmettre également tes coordonnées afin qu'elle puisse s'entretenir avec toi pour que vous définissiez ensemble le projet à présenter à sa faculté et qu'elle puisse te tenir informé de l'avancée des choses?
Si nous arrivons à obtenir du matériel, Céline fera surement partie de l'équipe si elle est disponible afin de m'aider à filmer la pièce de théâtre (…)"
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Ricordo della squadra di "Tête de chou"...
 

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Répétition du 6.02 (7/7)

Publié le par Eric Bertrand

              Avant une période de vacances, c’est le moment de proposer un bilan et des perspectives… Nous nous retrouverons donc la semaine de la rentrée avec, à l’affiche, deux répétitions rapprochées : celle du mardi avec l’ensemble de la troupe, et l’objectif sera alors de jouer l’acte deux selon le principe du filage, puis une répétition supplémentaire le mercredi afin d’occuper l’espace du Palais des Congrès.
              La surface scénique est tout à fait différente de celle du Moulin à Sons. Même si Françoise et Aurélie ne peuvent être présentes, il sera important de répéter dans ces lieux. Nous aurons une deuxième répétition au Palais le 28 mars.
              A la veille de ces vacances je réitère les ultimes recommandations concernant les textes comme toujours. C’est aussi pour les deux nouvelles comédiennes l’occasion de « rencontrer » leur personnage. De mon côté, je dois essayer de voir Arlette et Alain pour faire le point sur la collaboration entre comédiens et musiciens. Alain nous a fait découvrir par exemple le morceau de composition de Gilles qui avait déjà proposé une création très originale sur « Le Ceilidh ». Cette fois, c’est dans le style « strip-tease » et c’est très réussi. Ce morceau sera diffusé au moment où Gilda monte pour la première fois sur le ponton.
              Et dans l’intervalle, ce blog continue avec les dernières nouvelles et réflexions diverses qui ne manquent jamais de se formuler.
Cambiamento di scena !

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Répétition du 6.02 (6/7)

Publié le par Eric Bertrand

L’un des secrets de l’acteur, c’est la façon dont, dès la première scène, il impose son énergie, son discours, sa façon d’être. Tout n’est pas dans le texte qu’il faut à tout prix débiter (défaut des jeunes comédiens)… L’essentiel est au contraire dans la façon d’entrer en scène et d’installer son personnage.
              A la scène 5, c’est la première entrée de Salvatore. Depuis le début, il entre en trottinette, soucieux de son image, parade, se donne un coup de peigne (scène déjà vue en Sicile, je l’affirme, même si ce n’était pas une trottinette mais un vélo, du reste, on se souvient que la scène du Moulin est petite et ne favorise pas les coups de pédale !)
              Ronan passe très vite. Il a trop hâte de dire le texte. Liliane inaugure ce soir-là un nouveau caméscope numérique qui va nous permettre entre autres d’améliorer la qualité de nos reportages. Il permet aussi d’offrir un regard immédiat sur une scène. Effet radical de ce petit bout de film : Ronan constate lui-même : « ça va trop vite. Je dois ralentir !... » Et pour cause !
 
« (…) Tiziana : elle adresse un clin d’œil à Lauredana et provoque Ornella : Qu’est-ce que tu dirais, toi, si, par exemple, Salvatore se mettait à la reluquer celle-là ?
Lauredana : oui, parfaitement ! Elle s’exprime dans un registre parodique. Si Salvatore descendait jusqu’à la plage avec son caleçon blanc et son beau vélo, pour poser à l’horizon son bleu regard si romantique…
Tiziana : si Salvatore descendait de son vélo pour aller prendre un bain... Lui qui, soi disant, craint l’eau tiède ! (…) »
 
 
Non mi piace Salvatore !...
 

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Répétition du 6.02 (5/7)

Publié le par Eric Bertrand

              La scène 4. Autre scène « inédite » sous cette forme… Nouveau numéro de bravoure des deux sœurs où l’on voit l’excentricité de Carolina (qui a la drôle d’idée de venir faire ses céramiques sur un ponton : elle arrive péniblement à les véhiculer jusque là à la faveur d’une entrée en scène plutôt folklo, pots, pinceaux, peintures posés sur une planche !)
              Elle vient là aussi pour retrouver un peu de sa jeunesse, le ponton étant une constante sollicitation (la fameuse « branloire perenne » chère à Montaigne, d’où les propos cités ci-après…) Nous sommes encore dans les scènes d’expo et le lecteur-spectateur doit percevoir quelque chose derrière ces deux conteuses… Quelque chose qui touche leur vie privée et leur passé. Les fameuses fractures existentielles…
              L’un des facteurs comiques de la scène, c’est l’attachement viscéral de Francesca qui ne supporte pas de laisser partir sa « jumelle » et qui vient la retrouver malgré son grand âge ! D’où une nouvelle petite dispute suivie bien évidemment de réconcialiation !
 
« (…) Carolina : (agacée) : ici,c’est un endroit idéal pour trouver le silence et l’inspiration. A condition de ne pas être importunée… (Soudain gênée par son agressivité) Je dis pas ça pour toi ! Mais, vois-tu, pour réaliser mes céramiques, j’ai besoin de calme ! Et le calme, ça ne dure pas longtemps crois-moi !... Dés onze heures du matin, les jeunes du camping commencent à arriver sur la plage. Le ponton devient alors une véritable caisse de résonance ! On dirait qu’ils le font exprès et qu’ils n’ont que le ponton pour s’amuser !… Mais, j’ai très bien compris… Dans le fond, le ponton, c’est la jeunesse, le temps, la vie qui passe… Du matin au soir, ils défilent, ils se battent pour monter les premiers, ils plongent, ils disparaissent, ils reviennent à la surface, ils reprennent leur place, ils chuchotent, ils crient, ils s’esclaffent, ils pleurent, ils font des expériences… et des taches sur la peinture. Comme dans la vie réelle… »
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Un posto ideale per trovare l'ispirazione...

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Répétition du 6.02 (4/7)

Publié le par Eric Bertrand

Quelques détails sur la reprise des scènes de l’acte 1. Je ne vais pas reprendre les analyses que j’ai fournies à propos du texte et de son interprétation… On trouvera dans ce blog des indications précises sur chacune de ces scènes (et je vous invite, Marion et Aurélie à le faire afin de gagner du temps et réfléchir sur votre personnage : par ailleurs, la version narrative de l’ouvrage est très utile aussi pour mieux comprendre contexte et psychologie… et puis, sur la Sicile, il y a « Donna Mimma » de Pirandello vu en cours en seconde…)
              La scène du prologue : entrée en scène et réactivité des enfants. Le prologue dure environ 15 minutes et c’est un morceau de bravoure ! « Les enfants » sont appelés par Carolina qui entre à grands cris sur la scène.
              Quand ils sont installés, elles commencent leur discours. Le texte postule la présence du public et implique une série de réactions qui amènent les enfants à réagir. Les Befana leur indiquent à quels moments elles attendent une réaction (interrogations, applaudissements, excitations), mais en même temps, elles captent l’intensité de leurs regards. Et Jenny confie que c’est un réel plaisir de raconter cette histoire devant l’émerveillement de ses partenaires !
 
« … Carolina : à un enfant dans l’assistance.
Descendante du Petit Prince tombée d’avion ?... Non !... Drôle de poisson volant surfant sur une vague de nuages ?... Non !... Espèce de rêveuse aux cheveux d’or tombée des nues !... Non !... Non et non ! Niente cosi… »
 
Strano pesce caduto delle stelle?...... Niente cosi !

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