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Répétition du 6.02 (3/7)

Publié le par Eric Bertrand

              Pour la première fois aussi sur la scène, avec l’aide d’Alain, nous avons tenu à mettre en perspective la série musicale qui accompagne les scènes : cela donne de la profondeur à l’acte. Du rythme aussi.
              Quelques temps forts, « Via con me » de Paolo Conte quand les « Befana » essaient de danser et s’essoufflent, les rebonds sur le dernier Celentano, leur moment de rêverie amoureuse sur Cocciante et « il mio rifugio », celui de Gilda, lascive sur « Gli amanti di Roma », la parade de Gigi sur « l’Italiano » de Tutto Cuttogno et enfin le désoeuvrement des deux garçons sur Zucchero « Senza una donna » que je traduis pour eux sous la forme : « privé de femmes » !
              Une parenthèse demain… Reprise du blog lundi matin…
Senza una donna, solamente masquerri !

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Répétition du 6.02 (2/7)

Publié le par Eric Bertrand

Pour redonner le moral à la troupe, rien de tel qu’un filage (même si, pour celles qui arrivaient, cette approche avait de quoi inquiéter…). J’ai fait quelques interruptions pour rappeler les grandes lignes mais globalement tout a pu se dérouler sans difficultés.
              Musique, bruitages, lumières, chronométrage, tournage, bref, il y avait de la variété sur la scène. Alain avait notamment préparé des bruitages qu’il a distillés tout au long de l’acte… D’abord, quand Gilda apparaît sur le ponton, à la scène 1, le spectateur entend la rumeur de la mer et quelques mouettes… De quoi se mettre dans l’ambiance ! Aussi bien côté public que côté scène… C’est important pour Gilda qui en profite pour se délasser et jouir de l’air du temps.
 
« (…) Gilda : il est à peine huit heures du matin… Qu’on est bien ! Elle se redresse, fixe l’horizon. Ma nouvelle maison est en face, à Torremuzza... Tout là-bas, sur la plage… Elle est blanche. Blanche sous le ciel bleu. Elle est belle ! Une maison de carte postale… Sur la colline, on distingue le village de Santo Stefano di Camastra. Le village de la céramique !... C’est l’été (…) »
 
Sono bella sotto il sole del mattino...
 
              Puis nouveau bruitage d’eau clapotante quand Francesca aborde au ponton. Enfin, au bar, scène 5, bruits de rue, klaxon…

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Répétition du 6.02 (1/7)

Publié le par Eric Bertrand

L’atelier a repris la « vitesse de croisière » d’un mois de février… Les comédiens sont bien à leur place et nos « petites nouvelles » ont témoigné d’un excellent esprit de troupe. Aurélie sait déjà tout le texte de Lauredana et épouse très bien le point de vue de cette commère qui reproduit l’esprit des Anciens… Quant à Marion, qui hérite du texte le plus long à apprendre, elle témoigne d’excellentes aptitudes face à la difficulté. Enthousiasme et souplesse sont des qualités importantes quand on prend un rôle au pied levé.
              Pour Gilda, c’est une renaissance… D’abord, du point de vue du texte (Coralie a très bien dit le fameux monologue qu’elle redoutait tant) et puis du point de vue du jeu : beaucoup plus à l’aise dans ses manières, ses déplacements, et la nécessaire arrogance mêlée de narcissisme du personnage.
              Matthieu avait chaussé des lunettes de soleil dont il jouait parfaitement dans son numéro d’Italien. Et puis il a progressé dans la façon dont il articule la langue italienne et notamment son fameux « una principessa ! ». Jenny me fait remarquer que c’est sans doute une rémisniscence de l’un de mes films favoris : « la Vie est belle » (dans sa première partie, celle qui chante l’amour pour la « principessa » !). Je reviens dans les jours qui viennent sur le contenu de cette répétition et notamment sur l’intervention d’Alain, le technicien.
Synopsis
 
Principessa !
 

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Répétition du 23.01 (5/5) : puppi siciliani

Publié le par Eric Bertrand

Je reprends enfin la main sur le net, ce qui assure des articles réguliers et des photos… Je reviens demain sur la répétition d’hier, je finis d’abord la série sur celle du 23...
Les deux sœurs ne font pas que raconter une histoire… Le lecteur / spectateur a le sentiment de pénétrer au sein d’une intimité. Les deux vieilles dames se disputent facilement, font des caprices, boudent… C’est ce qui se passe vers la fin de l’épilogue lorsque Carolina veut mettre un terme à l’histoire et que Francesca conteste sa proposition. Il y a fâcherie.
              Carolina va bouder dans un coin. Ses céramiques sont posées dans la chignole, elle va les retrouver et elle se met à peindre, feignant ouvertement l’énervement. Mais rien ne dure. Carolina a besoin de sa sœur. Elle l’invite à revenir dans le conte et c’est le motif du livre de légende dans lequel elle va lire « la suite de l’histoire ».
              Gros livre enluminé. Au départ un vieux trieur dans lequel je mettais mes fiches de paie. Objet détourné, n’est-ce pas le mérite de la légende et du théâtre ?
 
« (…) Carolina : ainsi finit l’histoire d’Angelika, la belle jeune femme prisonnière de son armure !
Francesca : mimant l’indignation. Non, c’est pas fini !
Carolina : je sais bien que c’est pas fini !... C’est pour remettre de la peinture sur ton pinceau que je dis ça !
Francesca : elle va voir ce que Carolina a dessiné et revient, l’air perplexe.
Alors, je continue !… Le matin suivant, une vieille femme qui ramassait des coquillages trouva l’armure sur la plage. Quand elle voulut la ramasser, toutes les pièces du métal se disloquèrent sous ses doigts et s’envolèrent comme des pétales dans l’air léger… Elle s’adresse directement à sa partenaire. Carolina, s’il te plaît, au lieu de bouder, ouvre maintenant le manuscrit de la légende (…) »
 
              HPIM0106bis.jpg
Vieni nella legenda di Angelika...

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Répétition du 23.01 (4/5)

Publié le par Eric Bertrand

 
Toute cette scène du prologue requiert une grande concentration de la part des comédiennes et une capacité à tenir la scène : elles ont en effet de longues tirades à dire, par conséquent, elles doivent occuper l’espace. Intonations, jeux avec le public, déplacements… Il faut donner une idée vaste de la Sicile : Carolina arpente la scène, s’enfonce vers le fond, s’arrête :

« (…) Carolina : elle plongea dans le Détroit de Messine, entre Charybde et Scylla, longea longtemps la côte, s’écarta un peu sur les collines, cueillit les fleurs et les oranges, marcha dans les temples et les théâtres antiques, s’enfonça dans la montagne, but du bout des lèvres le vin de l’Etna, grignota quelques amandes (…)

La marionnette les aide à raconter… Quand l’évocation de la vie et de l’échec des sensations s’achève, Angelika est allongée par terre. Francesca est à genoux à côté d’elle. Carolina la rejoint. Toutes les deux s’inclinent sur le corps étendu :

« (…) Francesca : et puis une nuit, elle s’est enfin assoupie… Pas très loin d’ici… sur la plage de Capo d’Orlando. Et alors, et alors, pour la première fois, quelque chose a bougé dans son corps, sous l’armure… Elle a commencé à rêver… »
HPIM0101.JPG
Puppo sognante !

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