Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Il ne manque que les combattants !

Publié le par Eric Bertrand

               Problèmes de communication sans doute… mais le groupe des intéressés cette année était considérablement réduit. N’étaient présents que trois « anciens », deux comédiens et l’une des chanteuses… Nous ferons donc une annonce sur une affiche plus visible pour une dernière réunion la semaine prochaine.
              Pour autant, l’après-midi n’a pas été perdue... Nous avons repris contact avec l’école de musique, partenaire privilégié, pour évoquer l’univers italien que nous explorons pour la première fois cette année. La salle du Moulin à Son est encore mieux équipée que par le passé (cela fait bon temps que nous avons déserté le lycée, et de là à ce que nous recrutions chez les musiciens...)
              Un rideau de fond a été installé et l’éclairage est beaucoup plus soutenu. Alain, le technicien, travaille maintenant à plein temps et il sera un allié précieux pour le montage des spectacles. Nous avons aussi réservé la salle pour le mardi soir entre 19 h 30 et 20 et 21 h 30, et Jennifer bénéficiera de la plage qui précède (entre 18 heures et 19 h 30) pour chausser ses claquettes.
              Tout est fin prêt, même le livre est chez l’imprimeur, annoncé sur le site d’Aléas pour le 15 octobre prochain : http://www.aleas.fr/
 
              Rendez-vous donc le 28 septembre prochain !
 
 
TenPremi--re-1002.jpg
 
Un'altro anno sul teatro !
 
 
 
Rubrique Goncourt : activités en classe. En dehors d’un bilan progressif des lectures et de l’utilisation que j’en fais dans les cours, l’objectif de cette rubrique est aussi d’informer le lecteur des activités menées en classe autour des romans. Elles sont nombreuses et visent à diversifier les approches. Par exemple, on nous demande de tenir un journal de bord confié aux élèves. Ce journal de bord est donc effectivement rempli sous la forme d’un cahier. Mais nous allons opter pour un blog afin de pouvoir utiliser la matière informatique. D’autre part, le cours est émaillé de petits événements variés qui ponctuent le quotidien. Je reviens demain sur ses diverses formes de collaboration.
 
J’ajoute d’autres témoignages de collègues arrivés hier :
 
« l'opération a démarré tambour battant:
une classe de seconde inscrite officiellement, quatre
classes de seconde qui s'associent sur une partie de
la sélection et un prix Goncourt du lycée ouvert à
tous: administration, profs, élèves et parents.

L'ambiance est donc à la lecture et à des discussions
stimulantes. Mes élèves se sont d'abord jetés sur "Les
Bienveillantes"!! Incroyable!! Je me suis contenté
d'indiquer les passages qu'on pouvait lire beaucoup
plus vite comme l'avant-dernière partie "Air".

Nous organisons, les collègues de français et la
documentaliste, à tour de rôle des cafés littéraires à
partir de la semaine prochaine sur trois ou quatre
livres et pour une trentaine de participants à chaque
rencontre………………….
 
nous avons fait notre première rencontre cet 
après-midi, et à cinquante deux élèves dans le CDI, c'était un peu 
difficile. Non qu'ils aient été indisciplinés, ils se sont écoutés, 
répondus, et sont intervenus pour infirmer ou compléter ce que 
disaient leurs camarades. Mais  ils n'étaient pas disposés de manière 
pratique ni spécialement confortable, nous n'avions pas pensé à leur 
demander d'apporter leurs livres pour appuyer leurs propos, et il y a 
eu quelques flottements. C'était plutôt une affaire de tension et de 
rythme, un peu relâchés. J'ai découvert ce matin dans vos courriers 
l'idée des tables rondes, et on va se pencher dessus pour des raisons 
pratiques. Cela dit, il en est sorti pas mal de choses intéressantes. 
On a eu le temps en une heure de parler et de discuter des 
"Bienveillantes" (deux exemplaires distribués, seulement une centaine 
de pages lues), de "L'amant en culottes courtes", du "Journal 
d'hirondelle", d"'Ouest", du "Fils unique", de "Disparaître", du 
"Supplément", et du "Quartier général du bruit". Il y a eu des 
remarques, comme la présence insistante des thèmes du racisme et de la 
sexualité, des questions plus ou moins explicites : qu'est-ce qui fait 
un roman ? Qu'adresse un écrivain à son lecteur quand il écrit ? 
Qu'est-ce qui fait l'intérêt ou non d'une intrigue ? Ce n'est déjà pas 
si mal.
"Disparaître" a été chaudement recommandé par un élève qui a critiqué 
avec finesse le "Journal d'hirondelle" auquel il reproche une analyse 
psychologique trop insistante et une fin bâclée, on a pas mal débattu 
du "Fils unique", succès de lecture à cause des passages érotiques, 
mais apprécié aussi à cause de la reconstitution du contexte 
historique et l'allégresse du rythme - un élève s'interrogeant sur la 
légitimité de cette réponse légère aux "Confessions" (je ne l'ai pas 
encore lu), un autre pas du tout lecteur a expliqué assez clairement 
ce qu'il avait saisi de "Quartier général du bruit". C'était 
intéressant, parce que le reproche le plus fréquent était celui de 
l'ennui suscité par une intrigue "où il ne pass[ait] rien", en même 
temps que certains romans étaient loués malgré leur peu d'événements 
("Ouest", par exemple). En outre, c'est agréable d'être deux parce 
qu'on se renvoie la parole, et que notre dialogue s'inscrit dans le 
cadre de celui des élèves. Donc, c'était un peu brouillon, mais riche, 
et de façon générale, les élèves sont en effet très fiers et soucieux 
d'être à la hauteur de l'aventure qu'on leur propose. J'en ai un qui a 
haï "Le bois des amoureux", et qui est très content à la perspective 
de rencontrer Gilles Lapouge auquel il a envie de dire sa façon de 
penser, il en fait une affaire personnelle.
Finalement, certains élèves ont à peine lu une cinquantaine de pages, 
mais d'autres en sont à leur troisième, voire quatrième bouquin en une 
semaine, et la rencontre a dû stimuler leur esprit d'émulation. Les 
livres partent bien ? nous venons d'en récupérer une seconde série 
parmi laquelle "Un pont d'oiseaux" qui n'était pas dans la première 
livraison. Nous n'avons pensé à aucune manière rationnelle de les 
distribuer, ils les prennent au feeling ou selon le bouche à oreille. 
En tout cas nous remettons ça mardi prochain (c'est notre seule heure 
commune), histoire de faire les choses de façon plus formelle, et que 
les lecteurs récalcitrants ou paresseux se sentent tenus par des 
échéances précises.
Pour ma part, je n'ai lu que "Marilyn", qui m'a intéressée pour des 
tas de raisons mais que je trouve trop  long et pas vraiment réussi, 
et le "Supplément" qui m'inspire une violente antipathie. C'était donc 
tout à fait intéressant de découvrir les livres à travers les propos 
des élèves, et le prochain, pour moi, c'est Audeguy!

Pour répondre à la question posée par Florence au sujet des "aides à 
la lecture", je me suis posé la même question à propos de "Marilyn", 
et j'ai décidé de ne pas le faire parce que la confusion des 
personnages est à mon avis un des défauts du livre (je ne crois pas 
qu'il ait réussi son pari de la construction fragmentée) et qu'il est 
important qu'ils le formulent. Pas forcément comme défaut, mais pour 
qu'ils comprennent ce qui les égare. Et qu'ils décident si comme 
lecteurs ils ont envie ou non de suivre le romancier. Nous nous sommes 
bornés à éclairer le titre des "Bienveillantes", et à préciser tel ou 
tel détail à propos d'Audeguy parce que le sujet venait sur le tapis, 
comme dans une conversation, pas comme dans un cours.

"On leur a procuré une priorité à la cantine et une salle dans le CDI 
est consacrée à la lecture pour tous les élèves qui le désirent. Les 
tables rondes vont commencer." Ça c'est carrément bien ! mais notre 
CDI n'a qu'une salle? On voit qu'il y a des établissements où tout est 
très organisé et accompagné : chez nous, la simple "ouverture" du 
forum est une vraie galère, alors qu'au lycée de Poitiers, le Goncourt 
est dans les rubriques d'accueil du lycée, c'est super !........................
 

Voir les commentaires

Retour aux planches

Publié le par Eric Bertrand

 
              La trêve liée à la période de grandes vacances et du renouvellement de la matière est maintenant terminée. Je fais donc aujourd’hui une parenthèse dans le journal de l’élaboration de la nouvelle pièce pour évoquer l’un des premiers moments forts de « de la saison », celui de la présentation du projet aux élèves intéressés.
              J’ai fait afficher depuis la semaine dernière une annonce afin que tous les acteurs intéressés (comédiens, mais aussi claquettistes et musiciens) viennent se manifester et, le cas échéant, proposer leur participation. Il y a, comme l’année dernière, peu de rôles à distribuer du point de vue de la pièce elle-même : deux rôles masculins, et quatre rôles féminins, (elles sont six dans le Ponton, mais deux rôles sont déjà retenus par nos deux actrices attitrées qui, depuis maintenant quatre ans, cumulent les rôles de composition !
              Le lycée reçoit une assistante américaine cette année. Si elle est intéressée par le théâtre, j’aimerais bien lui proposer le rôle de Gilda qui est américaine : son accent donnerait un charme supplémentaire au personnage. La collaboration avec l’assistant américain d’il y a trois ans, avait produit des éclats sur le Tennessee club.(Christopher jouait bien mais en plus, faisait des claquettes à un très bon niveau…) Nous verrons en fonction de la demande... Le fait est que nous avons prévu le dispositif habituel pour une audition en bonne et due forme…
 
 
Una vista sul mare...
Rubrique Goncourt : ça démarre vraiment cette semaine. Les documentalistes ont affiché la sélection avec la photo des couvertures, d’autres élèves s’associent à l’opération et veulent rédiger des critiques Goncourt, certains collègues commencent à « courtiser » les romans. La course est entamée entre les élèves, un certain climat d’émulation dans l’équipe, prof, documentalistes, élèves… Par ailleurs, le courrier que j’ai envoyé à l’ensemble des 60 collègues qui participent à l’opération produit ses fruits. Il est intéressant de mêler nos expériences et de voir comment, au sein de chaque établissement, l’aventure est vécue. En guise d’illustration, je retiens quelques témoignages dont je maintiens cependant l’anonymat. Que l’aventure continue !
……………………….
"Nous avons commencé par préparer une expo sur l’ Académie Goncourt, les prix Goncourt et les « goncourables » que nous avons affichée dans le hall du lycée ; Nothomb passe tout seul ainsi que les « Poivre ». Les élèves ont eu à imaginer une lettre à l’un des goncourables pour leur présenter les avantages de préténdre à un prix (après débat oral) , vendredi nous avons prévu « coups de cœur et coups de gueule » petits articles très courts et spontanés, le tout avec le soutien des documentalistes. Pour aider les élèves à tenir dans l’effort , les docs et moi avons construit un classeur de toutes les critiques que nous avons trouvées dans la presse écrite et une doc a téléchargé des interviews d’auteurs (mais je n’ai pas eu le temps de les exploiter avec les élèves…). Voilà où nous en sommes mais je m’inquiète fort des délais, je trouve qu’ils ne lisent pas très vite (moi non plus d’ailleurs !)   en même temps je ne veux pas les brusquer et les bloquer !......................................
La prof est un peu dépassée par l'enthousiasme des élèves... Certains avancent vite, vraiment (certains élèves ont déjà fait un sort à Ni toi ni moi ou à L'amant en culotte courte...), et l'enthousiasme des autres lycéens a poussé à la création d'un prix en interne. Une cinquantaine de lycéens volontaires, de la seconde SMS à une terminale S veulent aussi se plonger dans les oeuvres et donner leur point de vue. Le Goncourt a crée au lycée une véritable dynamique de lecture, et c'est tout aussi effrayant qu'enthousiasmant…………………………………….
 
    "Même enthousiasme au lycée … les
élèves  ont commencé leurs lectures
 et  certains bons lecteurs attaquent le 3ème  livre : pour l'instant,
Amélie Nothomb, Stéphane Audéguy,  Camille Laurens
semblent ceux qu'ils ont lu le plus rapidement. Premiers débats
également par petits groupes avec des regards critiques plutôt
stimulants. Un travail d'équipe se met en place avec les autres
collègues de la classe………………………………………………………………………………….
 
"Nous avons mis en place dans notre lycée un forum
accessible à tous les participants. N'hésitez pas à y faire écrire vos
élèves, c'est fait pour cela :
http://www.lpi.ac-poitiers.fr/www/rubrique.php3?id_rubrique=101
N'hésitez pas à le nourrir vous aussi en tant que professeurs et
documentalistes (à ce propos, je ne crois pas qu'ils ou elles soient
dans cette liste; je viens d'y rajouter celui de notre lycée afin que ce
message lui parvienne aussi)……………………………………………………………..

"Ici aussi, certains élèves en sont au troisième roman 
depuis mardi dernier, avec des enthousiasmes divers (peu sont 
lecteurs). J'ai souri en lisant sur le forum de Poitiers (nous avons 
aussi un projet de forum en cours de réalisation) l'unique critique 
sur Gilles Lapouge : un de mes élèves s'est littéralement mis en 
colère contre le roman, qu'il a abandonné à la centième page, et m'a 
dit souhaiter en parler avec l'auteur... Pour l'instant, les favoris 
semblent être Vallejo, Miano et Nothomb, au hasard des bavardages de 
fin de cours car notre première rencontre a lieu ce soir. En tout cas, 
nombre d'entre eux prennent l'aventure très au sérieux ! Chez nous, 
les classes concernées sont une première L/ SI (innovation 
provisorale...) et une ES.
J'ai fulminé d'avoir loupé les émissions sur FC, nous allons tâcher de 
les récupérer. C'est une bonne idée que ceux qui repèrent les passages 
d'auteurs le signalent à tous.
Cette avalanche de courriers de toute la France est un autre plaisir 
de l'aventure !...............................................................................................................................


"Pour le moment le moral est au beau fixe, même si certains élèves sont un peu   déconcertés par certains des livres...Ce qui m'angoisse le plus: maintenir la flamme! ……………………………..
 
 
"Le Goncourt a commencé. Il
nous manque encore des livres mais ils devraient arrivés aujourd'hui. Pour
le moment les élèves sont fiers et inquiets. Certains sont sûrs de ne pas
tout lire, cetains sont des "rats de CDI". On leur a procuré une priorité à
la cantine et une salle dans le CDI est consacrée à la lecture pour tous les
élèves qui le désirent. Les tables rondes vont commencer. Véra la
documentaliste nous abreuve en revue de presse. Comment allez vous mener les
tables rondes ? Je ne sais pas trop comment faire. Par livre, par groupes
d'élèves ? A quelle fréquence ?.............................................

Voir les commentaires

Gilda, Hélène de Troie !

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 22.07 : je continue à travailler le personnage de Gilda. Je la décris sur le ponton, « son ponton »… Ce que je veux suggérer c’est une sorte de « Naissance de Vénus ».
              Pour mieux la cerner, je la mets en scène en ville, lorsqu’elle fait son apparition. L’occasion d’élargir la scène et d’ironiser sur le regard des vieux siciliens qui la découvrent un peu comme les vieillards de Troie découvrent la silhouette d’Hélène.
              Que fait-elle à Santo Stefano ? Elle est montée jusqu’à Porta Messina pour manger une glace... C’est là qu’elle va rencontrer Salvatore et Gigi… Dans l’intervalle, je vais consacrer un chapitre à Francesca et Carolina. Je vais laisser Gilda en suspens et envisager à quel moment j’intercale leur intervention. »
 
img014.jpg
 
Una principessa ...

 
 
Rubrique Goncourt : après le Fils unique que j’ai dû lire en deux jours, je m’empare de deux autres romans. Dans la fin de lecture, j’ai encore repéré un passage qui serait susceptible d’être utilisable : celui qui évoque le combat des femmes pour une éventuelle « parité ». Ce qui est intéressant, c’est de faire sentir aux élèves l’immense chemin parcouru par les femmes depuis cette époque post-révolutionnaire. Le passage que je sélectionne montre très bien l’hostilité des hommes mais en même temps la soumission de certaines épouses. Peut-être un rapprochement avec la Colonie de Marivaux... L’auteur a eu la bonne idée de surnommer cet espace féminin « le coin des Poissonnières »…
              Prochain roman ? Cette fois, ils sont tous là. Je ne sais pas sur lequel porter ma préférence. Le fameux pavé des Bienveillantes est arrivé. Mes collègues s’amusent en me voyant passer, un livre sous le bras. La couverture change tous les jours ! Avec la résignation du bagnard, je le prends dans ma valise, de manière à en évaluer la matière. 894 pages en écriture fine…c’est un sacré investissement, au détriment des autres ! J’ai envie de m’évader des travaux forcés ! De me retirer de Cayenne où je brise du caillou (des copies et des réunions !) et de m’exiler dans le Pacifique pour le lire. Je me retiens. L’habit du bagnard a des barreaux. Les Bienveillantes seront un terminus.
 
Info : France culture, 22h30, interview de l'auteur de "Marilyn"
 

Voir les commentaires

Paysage et psychologie

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 21.07 : c’est donc reparti pour une nouvelle aventure narrative… Dés que je reprends le clavier, après un moment d’hésitation (de lassitude presque) à l’idée de refaire la même chose, de procéder à une sorte de nouvelle variation au sein d’un exercice laborieux, je m’aperçois que je me lance non pas dans la même histoire mais dans un univers bien différent, qui a ses règles et sa logique interne. Et je me reprends très vite au jeu.
              Je consacre un premier temps à l’évocation du paysage pour camper le décor et mettre en situation mon héroïne : Gilda. A la différence de la pièce, je vais travailler l’évocation du corps et de la psychologie. »
 
HPIM0363.JPG
 
Teatro e romanzo
 
Rubrique Goncourt : j’ai dévoré « Fils unique », notamment parce qu’il est riche du point de vue de l’exploitation pédagogique. J’en donnerai quelques pistes par la suite, mais en voici le thème… François est enfant unique, élevé et chéri par sa mère, Suzanne, qui n’a pas encore eu Jean Jacques. Le père, Isaac Rousseau, est parti sur les routes mais il revient, engrosse sa femme, laquelle y laisse sa malheureuse vie, François se retrouve seul, à courir les rues, laissant derrière lui le petit « singe savant » Jean Jacques. Il accomplit son apprentissage dans la compagnie d’un noble aux idées libertines, devient apprenti en horlogerie, fugue, pourfend l’injustice, s’associe à un vendeur de godemichés, reprend l’affaire et la clientèle. Se comporte en parfait libertin, amusant, libre, critique, leste… leste comme le style de ce roman.
  

Voir les commentaires

De la pièce au récit et du récit à la pièce.

Publié le par Eric Bertrand

« Journal du 19.07 : après quelques jours d’hésitation, liée aussi à l’effet de fatigue et de soulagement, j’ai décidé de reprendre le travail par la rédaction du volet narratif de la pièce comme ça avait été le cas pour le Ceilidh.
              Les raisons sont les mêmes et j’éprouve notamment le besoin d’éclairer le contenu de cette pièce par un retour via le narratif. Tant au niveau du contenu que de la dramaturgie, l’expérience du Ceilidh prouve que les deux approches s’enrichissent mutuellement. »
 
              Je me félicite après coup d’avoir eu le courage de ne pas céder à la tentation de la paresse, au cours de ces heures chaudes du mois de juillet. La reprise de la pièce par le narratif a bouleversé les données initiales…
 

num_riser0001-1.jpg

La stessa cosa per la Scozia...

 

Rubrique Goncourt : quand les livres arrivent...
Remarque : Les événements se précipitent dans l’aventure du Goncourt et le lecteur excusera un léger différé dans la relation des événements ! J’écris depuis le début une sorte de journal du Goncourt, et l’écart se creuse entre l’écriture de l’article et la mise en ligne…
 
Ca sonne comme le titre d’un film à grand spectacle et pourtant il y a un peu de cela… Les documentalistes m’ont averti dans l’après-midi : les livres sont arrivés ! L’idée est alors de « scénariser l’événement ». Il en manque quelques uns, en retard ou en rupture de stock comme c’est le cas pour le fameux « Les Bienveillantes » que les élèves semblent attendrent avec convoitise… mais une chose est sûre, il y a du livre sur la table et de la lecture en perspective ! Sept séries : nous sommes 22. J’ai donc désigné six groupes de trois et un groupe de quatre. Chaque est donc « propriétaire » d’un stock et les livres vont ainsi pouvoir tourner de façon autonome au sein de chaque groupe. Profitant de cet arrivage, j’abandonne le « Marilyn » dont je me suis fait une petite idée jusqu’à la page 82, pour m’emparer de l’ouvrage « Fils unique », qui s’intéresse au frère de Rousseau et semble devoir donner au lecteur une peinture du XVIIIe siècle. J’entrevois là, peut-être, l’occasion d’anticiper sur un autre objet d’étude : un mouvement littéraire.

Voir les commentaires