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Le ceilidh par le menu : préparation des programmes

Publié le par Eric Bertrand

Les élèves sont passés dans les classes. J’ai expliqué la pièce à tous ceux que j’ai en cours. Les collègues, de leur côté, ont fait la même chose et tout est prêt pour que la représentation se déroule dans de bonnes conditions. Il reste cependant à inviter le public à la plus grande concentration.
              Liliane et Jenny ont travaillé mardi sur les documents que l’on va distribuer à l’entrée, de façon à ce que ceux qui découvrent le spectacle soient informés de la difficulté relative liée à la mise en abyme. Je viens de remettre au point une notice explicative essentiellement axée sur la pièce : avant de tenter de mettre en ligne le fameux document (sans doute un peu lourd), je joins cette notice inspirée du quatrième de couverture mais largement adaptée dans sa deuxième partie.
 
              « Le grand metteur en scène et auteur Ronald Mac Donald qui vient de connaître un immense succès pour son interprétation du « Macbeth » de Shakespeare entraîne sa troupe dans une nouvelle aventure théâtrale dont il a conçu le diabolique scénario.
         C’est dans les Highlands qu’il réunit ses comédiens, et plus précisément dans le Caithness, à Wick et sur le site de la Baie des Sinclair où se dressent les deux châteaux hantés de Sinclair Girnigoe castle et d’Ackergill Tower…Dans ce cadre à la fois grandiose et tragique, la troupe va devoir jouer la pièce « le ceilidh », écrite par Ronald : le machinateur (qui médite un odieux projet) y a mis tout son art et sa duplicité.
         Châteaux hantés, sorcières et green lady composent les éléments légendaires de l’histoire locale dont il s’est inspiré pour attirer ses comédiens dans un jeu où la réalité finit par rattraper la fiction. Nous sommes au XVII° siècle. John Sinclair, condamné par son père, le sinistre Master of Caithness, agonise dans son cachot de Girnigoe. Sa fiancée, la princesse Fiona, elle aussi emprisonnée dans le donjon d’Ackergill Tower, à 500 mètres de là, se jette du haut de la tour. Tous deux se rejoignent pour l’éternité… Et cette éternité là fait les affaires de Ronald… »
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A flying spirit over Sinclair Girnigoe. Just have a look on the new web site :
 

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Da Vinci code et Heather Mackenzie

Publié le par Eric Bertrand

Après les différentes parenthèses ouvertes sur le spectacle, je reprends le blog des vacances d’avril. J’avais annoncé un article sur le deuxième personnage du Ceilidh qui a marqué les Écossais…
              Beaucoup de rire avec Rena dimanche, au moment du déjeuner chez les Dunnet. Rena apprécie les noms que j’ai attribués aux personnages. D’abord, Sheumas Mac Leod… « Je suis Mac Leod ! » s’exclame-t-elle avec un accent écossais. « Mon père s’appelait MacLeod et a grandi à Melness ! Mes ancêtres étaient rattachés à la branche des Sinclair et j’ai grandi à Westerdale, tout près de Dirlot Castle… C’est la photo du livre ! »
              Kay, très fière de son clan, affirme que beaucoup de gens aimeraient y être rattachés. « I didn’t want that ! » souligne son mari, Graham, rompu visiblement à l’exercice de ce type de plaisanterie depuis plus de 40 ans qu’il a épousé l’héritière des Sinclair ! Kay se rebelle et joue son va-tout : un Français lui a récemment demandé une adhésion depuis sa lecture du Da Vinci Code. Les Sinclair (St Clair) sont en effet associés à la chapelle Rosslyn qui figure dans le livre… (Je reviendrai prochainement sur cette question agitée le surlendemain par le spécialiste Ian Sinclair, l’homme du phare…)
              Dernier éclat de rire de Rena au sujet de Heather Mackenzie… Heather n’a rien àvoir avec mon héroïne : c’était une pâle demoiselle de la « Staff room » à Thurso. Je l’avais oubliée pour ma part ! « Elle s’appelait Heather Mackenzie, mais maintenant, elle est Heather Mac Lean ! » précise Rena, soudain facétieuse.
              Nous finissons notre revue des noms en compagnie de Kay en visitant le site dans sa version anglaise. Clic sur casting, rires: « That’s Heather Mackenzie ! That’s Sheumas Mac Leod ! »

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Main hero in the show

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Ultimes mises au point

Publié le par Eric Bertrand

Avant le long week-end qui s’annonce, il faut programmer les dernières mises au point…
-         Répétition hier soir au lycée avec la troupe. Image symbolique des difficultés matérielle de notre activité : nous sommes contraints de répéter dans une salle de classe. Cf : article « coup de gueule » sur ce blog… Un nouveau est en préparation ! Ce qui n’a pas empêché de travailler avec précision et efficacité. Beaucoup de rire aussi lié à la mise en scène des sorcières…
-         J’ai également récupéré hier le vidéo projecteur du laboratoire d’histoire géo lettres, ceci afin d’éviter les désagréments liés à l’utilisation d’un autre matériel. La question des diapositives semble donc bien réglée.
-         J’ai rencontré Gilles le technicien du palais des congrès afin de lui exposer le contenu du spectacle et de lui expliquer dans les grandes lignes la façon dont les choses vont se dérouler. Pour le détail, Alain sera là le jour de la représentation. Nous serons en liaison permanente par le biais du micro et des écouteurs.
-         Enfin, nouveauté cette année, j’envisage de faire filmer la pièce par un professionnel. Cela suppose un gros investissement financier mais je crois que le jeu en vaut la chandelle. Nous en sommes à la phase de négociation et j’attends le devis qui va nous permettre de confirmer ce nouveau partenariat. Il est évident qu’un film réussi est un précieux atout.
              D’abord il nous permet, à nous qui vivons la scène de l’intérieur, d’en revivre les moments comme si nous étions dans le public. D’autre part, tous les absents, et je pense notamment aux Écossais qui m’ont demandé de leur fournir une vidéo, peuvent ainsi assister, en différé, à la pièce. Enfin, on peut exploiter pédagogiquement ce document pour les autres années. Jusqu’à présent, à part les photos, et les documents vidéos de mauvaise qualité, nous n’avons rien préservé des beaux spectacles des années passées (sinon les souvenirs lumineux).

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Small beach near Sinclair Girnigoe.

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"La tournée" des comédiens

Publié le par Eric Bertrand

Cinq comédiens sur six ont pris en main la présentation du spectacle dans les classes. Ils se donnent l’occasion de saisir au plein jour les visages de ceux qui seront dans la salle noire au moment du spectacle. Pendant deux jours, ils visitent une vingtaine de classes et font ainsi l’épreuve du premier contact….
              L’une des magies du théâtre, c’est précisément cette approche du public. Le public est un corps collectif sur lequel l’acteur ne met pas toujours de visage très précis. Quand on est dans les coulisses, on perçoit davantage une palpitation qui vient de la salle. Comme disait la claquettiste Thelma dans son beau monologue du Tennessee club :
 
« Thelma : et pendant ce temps, toutes les trois, on improvise autre chose dans le domaine de la nostalgie et du langoureux ! C’est peut être ça qui me fascine dans les claquettes ! Ca me parle d’une autre époque… Je m’avancerai devant le public, comme ça… (Elle suspend son jeu, se met à rêver)… Il est là, il ouvre la bouche, il s’attend à tout. Je me donne le luxe de quelques secondes de silence. Le temps est suspendu, les yeux sont grands ouverts, quelques sourires attendris sur les lèvres bienveillantes, un chuchotement ou deux à des oreilles attentives, les coudes qui se frôlent, la toux masquée d’un spectateur, un regard collectif… Je m’avance vers l’avant scène… « Se décidera-t-elle enfin à parler ou à dire quelque chose ?"… La musique s’élève, une musique troublante, la chorégraphie imaginée par Miranda et Sissy, je trouve ma place dans le ballet, les claquettes se mettent à résonner sur le parquet, la porte du « Ziegfeld Follies » vient de s’entrouvrir… »
 
              Dans cette épreuve, les cinq comédiens s’en sortent bien. Ils s’expriment pendant un petit quart d’heure au sujet de la pièce et le font de manière très efficace. Après une analyse de la question délicate de la mise en abyme si chère à Shakespeare, chacun se présente à travers le(s) personnage(s) qu’il joue.
              Ils sont dépouillés de leurs textes, de leur environnement, de leurs costumes, de leur dimension de personnages. Mais ils en parlent avec conviction et insistent, dans la troisième partie de leur intervention, sur la nécessité de respecter le travail accompli.
              Bien évidemment, je relaie cette information en insistant auprès de chacun des collègues afin qu’il n’hésite pas à sélectionner les élèves. Ceux qui sont susceptibles de « chahuter le spectacle » vont être écartés. Contrairement à ce que croient certains, cette sortie au théâtre n’est ni une obligation ni un pur divertissement. Elle s’inscrit dans une éducation, éducation à l’univers de la tragédie (certains ne sont jamais sortis au théâtre ou ignorent tout de ce genre si particulier), éducation au comportement de ceux que les professionnels du spectacle appellent souvent de ce beau néologisme « les spectacteurs ».
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The high school invited in Sinclair Girnigoe castle !
 
 
 

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sheumas Grant

Publié le par Eric Bertrand

Sheumas Mac Leod et Heather Mackenzie sont à l’honneur ces derniers jours ! Sheumas d’abord… Sheumas, l’homme trouble, le complice de Ronald, la manipulateur, l’ancien marin de la côte ouest, le Gaël, l’amoureux de l’Ecosse… J’ai dit, quelque part dans ce blog, que j’avais composé des personnages à partir de la figure de mon professeur de gaélique d’Aberdeen, Sheumas Grant., homme passionné par sa langue et sa culture d’origine. Or, samedi, chez Joan, j’ai retrouvé sa trace. Comme le monde est petit ! Tel est le titre du mail que je viens de recevoir de lui, énoncé sous la forme suivante : « Se saoghal beag a tha ann ! »  (It's a small world!)  
              Nous sommes juste à côté du village de Tongue, quand on traverse le bras de mer, sur une petite route qui mène jusqu’au hameau de Talmine. C’est une zone gaélique et j’y apprends, par la bouche de Kattie, que Sheumas a abandonné la fac depuis quelques années pour se consacrer à une recherche sur le terrain, recherche de type ethnographique…en effet, il existe, d’après le spécialiste, d’infinies nuances dans le gaélique en fonction des zones et des gens qui le parlent.
              Sheumas a loué un cottage à la nièce de Joan, Meg, que nous avions rencontré il y a deux ans ! Pas de chance, il est absent aujourd’hui, mais Joan m’invite à lui laisser un mot qu’elle lui transmettra dès son retour.
              Je lui adresse ma sympathie et lui indique ce que je viens de rappeler : quelle part il a jouée dans le personnage de la pièce. C’est une chance que le site soit accessible en anglais : je lui en donne l’adresse afin qu’il comprenne davantage dans quel contexte il apparaît.
              Autres figure inattendue : Heather Mackenzie… On en reparle demain.
 

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The kyle of Tongue, towards Talmine.

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