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livres

Imaginer Simenon à La Rochelle (3/4)

Publié le par Eric Bertrand

Maison Simenon (2) [1600x1200]

 

              Une fois installé dans cette campagne maritime, parfois, il propose d’amener sa femme Régine en ville. Ils ont acquis un « tilbury », tiré joyeusement par Zouzou, la jument. Ils avancent tranquillement sur le Mail, passent sur la Promenade de la Concurrence, sous ce pin parasol que Simenon fera baptiser à l’un de ses personnages, « le parapluie ».

              Régine apprécie ce secteur, surtout lorqu’il fait beau et que, en fin de semaine, les Rochelais se pressent dans ces avenues ombragées ou rafraichies par la mer. Mais au fond d’elle-même, ne se fait pas à cette vie paisible et provinciale et rêve de s’établir un petit atelier de peinture bien en vue.             

              Alors il pique une colère, donne une tape bourrue à Zouzou, détache son cheval blanc « Polo » et part sur le sentier qui passe devant la Richardière en direction de La Rochelle, longe la mer, prolonge sa course jusqu’au café de la Paix (...)

 

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Imaginer Simenon à La Rochelle (1/4)

Publié le par Eric Bertrand

La Rochelle Toussaint (8) [1600x1200]

             Cela a commencé en 1927, l’écrivain belge Simenon découvre la région par l’ile d’Aix. Il en tombe immédiatement amoureux et déclare à sa femme Régine avec qui il voyage qu’il souhaite s’établir dans cette ville...

             A l’occasion d’un retour sur Simenon sur lequel une étudiante m’a posé une question, je propose dans les jours à venir une série de trois articles qui consisteront surtout à le mettre en scène de façon réelle dans l’espace de la ville.

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Livre et changement d’éditeur

Publié le par Eric Bertrand

Highlands1 (202) [1600x1200]

                Un regard du côté de mon futur éditeur dont le site continue de se construire et qui attire l’attention du lecteur sur le domaine des nouvelles technologies à travers deux articles fort intéressant à consulter !

                Je sais que certains de mes lecteurs ont du mal à se résigner à cette idée du livre, mais que ceux là se rassurent, il y aura possibilité d’une version papier.

 

http://alteredition.net/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=30&Itemid=53

 

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Nolwenn Leroy et le « Balcon en forêt »

Publié le par Eric Bertrand

Il y a des romans qui incrustent dans la mémoire des médaillons de silhouettes indissociables de leur origine, un subtil dosage entre l’humus du style et la référence à un territoire. Lorque je suis arrivé en Bretagne, je lisais « le Balcon en forêt » de Julien Gracq. Nous avions loué un petit cottage sur la côte nord et nous faisions de grandes balades sur le rivage, dans la bruyère et l’écume. La forêt n’était jamais loin, les forêts sont mythiques en Bretagne et elles prolongent dans l’imaginaire les mille histoires de l’antique forêt de Brocéliande.

                 La petite Mona apparait un jour sous un chêne, sous sa capeline, jouant à cloche-pied avec les gouttes, s’amusant de sa nature farfadette. Et l’aspirant Grange, l’un des rares personnages de l’histoire (une romance à deux), la raccompagne sous la pluie et se met à l’attendre chaque jour dans les sentiers mouillés. Chevelure épaisse, yeux malicieux, bijoux et tenues fantasques, c’est un peu de la Mona du « Balcon en Forêt » que je retrouve dans le clip de Nolwenn Leroy.

 

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« Les Ritals » (8/8) : Les habits du dimanche

Publié le par Eric Bertrand

Highland2 (24) [1600x1200]

               Une institution chez Cavanna !

               C’est la fin de semaine. Tu as remisé la caisse à fourbi. Le vélo du travail est accroché au clou. La retraite est proche. Tu t’es offert un beau vélo de course et tu le sors le dimanche pour partir dans de longues expéditions solitaires ou en club dont tu reviens vers midi et demi, tonitruant et la tête chargée de mini exploits. Tu es, l’espace de cinq minutes, la frénésie de l’effort aidant, une espèce d’Homére italien, multipliant les foudres et les épithètes.

                 Puis tu ranges le vélo, tu te passes le gant sur la figure. Tu mets la chemise blanche, le pantalon à plis bien repassé. Celui qui n’a pas les grandes poches... Des boutons de manchettes dorés. Il est temps de passer à table. Tu es redevenu calme, mesuré, élégant. L’après-midi, tu sortiras en ville, tu marcheras doucement dans les rues avec l’air posé d’un grand monsieur. Parfois tu te reposeras sur les murettes pour en apprécier les arêtes et la qualité du ciment.

                 Et tu seras grand de savourer la légèreté du temps qui passe, la saveur des fruits et des fleurs, la délicieuse mélancolie de la vie dont tu sais qu’elle n’a qu’un temps.

 

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