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livres

« Les Ritals » (2/8) : « la caisse à fourbi » du maçon italien.

Publié le par Eric Bertrand

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                   Le père de Cavanna était maçon et tu étais maçon. Tous les Italiens de cette génération étaient maçons !  Travailleur de force, tu charriais sur ton vélo tous les matins « la caisse à fourbi ». J’en ai hérité de cette caisse à fourbi. Lourde caisse en planches épaisses et remplie de matériel : le kit du maçon italien...

                  Tu aurais mis des pierres du chantier à l’intérieur qu’elle n’aurait pas été plus lourde. Mais quand tu me montrais la pierre que tu aimais tant travailler, ton doigt était léger, , gracieux, propre, comme lissé par la poussière aiguë que tu faisais lever autour de toi, à grands coups de burin.

                  Tout petit, je comparais ce burin à mon crayon de papier et je me disais qu’il faudrait en accumuler beaucoup des années à la pointe de mon crayon pour qu’il devienne aussi vigoureux, aussi souple, aussi incisif... Un crayon à la fine mine, capable pourtant de marquer son empreinte dans la pierre et dans les esprits comme dans une chair blanche.

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"Les Ritals" (1/8)

Publié le par Eric Bertrand

              La lecture de cet ouvrage de Cavanna m’a été vivement recommandé par une amie et l’envie que j’avais de le lire (indépendante de toute relation avec le programme de lettres, chose rarissime et uniquement concevable en vacances – ah, ce « surmoi » tyrannique du prof de lettres !... - ) était aussi conditionnée par la volonté de retrouver avec certains de mes proches les racines italiennes et la figure auréolée de ce grand-père à qui j’ai déjà consacré des lignes et une nouvelle entière dans « Nouvelles pour l’été ».

              Je n’ai pas tout aimé dans cette autobiographie que j’ai trouvée un peu décousue et souvent « débridée » tant dans le vocabulaire que dans la narration... Mais en revanche, j’ai pris plaisir à retrouver quelques fragments de l’image de mon grand-père. Je vais donc, dans les articles qui suivent, compléter cette figure que j’ai dessinée à grands traits dans la nouvelle « aimer la vie ».

 

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Un beau texte pour dire aurevoir à l’été

Publié le par Eric Bertrand

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Je lis avec plaisir et intérêt le blog d’Antigone qui nous donne à découvrir parfois de très beaux textes. http://antigone55.over-blog.com/ Je ne résiste pas à l’envie ce matin de vous faire partager la beauté de ce passage écrit par un auteur que j’apprécie, auteur qui évoque avec mélancolie la vie qui passe et les visages qu’il a croisés... Antigone le cite dans son blog à la date du 27 août.

 

               Je ne me ferai jamais à la fin de l'été. Jamais; Les charmes de l'arrière saison, la splendeur de l'automne, la douceur des pulls et le retour des feux de cheminée, c'est inutile de m'en parler, je refuse de toutes mes forces la fin de l'été. Je l'ai trop attendu, je l'ai trop voulu. Chaque année, au printemps, je guette la première explosion des feuilles. Enfin du vert, du vivant! Les arbres sont faits pour avoir des feuilles. Je ne connais rien de plus sinistre que la chute des feuilles, en automne, qui annoncent ces longs mois d'arbres noirs, d'arbres mots en hiver. Ce qui me fait tenir, c'est cette certitude qu'à partir du 21 décembre, les jours rallongent. Quelques secondes, puis quelques minutes, oui, c'est bien sûr, on va vers l'été. J'aime mai et juin quand les feuilles sont encore tendres, fraîches, luisantes. J'aime ce qu'elles annoncent, les longues journées d'été, l'explosion des couleurs, le soleil qui joue dans l'herbe, qui fait rêver la terre.

               C'est à cause des grandes vacances, de l'enfance, le nez dans l'herbe, pour des semaines et des semaines d'éternité. Les arbres qui chantent au-dessus de la tête. Le temps qui prend son temps. On peut se laisser aller, on peut croire au bonheur. On peut serrer la terre dans ses bras.C'est l'été. Les grandes vacances. Je me disais, enfant, qu'on devrait interdire la fin de l'été. Je n'ai pas changé d'avis.

              [....]Cette impatience est vaine. Bien sûr. Surtout, elle est cruelle : vouloir accélérer le temps, c'est comme brûler le temps qui reste. J'ai hâte d'être demain,  après-demain. Mais le temps, alors, aura passé. Ce temps que je ne regagnerai jamais. Il faudrait accepter l'automne et l'hiver, les arbres morts, les nuits trop longues, parce que c'est le temps de la vie, c'est du temps pour vivre. Mais j'ai cette impatience, toujours. Et toujours ce regret d'avoir accéléré le temps. Et l'été passe tellement vite....

 

Alain Rémond " Comme une chanson dans la nuit"

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Quelques précisions au sujet de la prochaine édition

Publié le par Eric Bertrand

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              Le lecteur pourra « acheter » le livre en ligne au prix de 7 euros. Ce livre sera lisible sur n’importe quel ordinateur ou « liseuse ». Les éditions croient en cette nouvelle forme d’édition pour diverses raisons.

               D’abord parce que le livre électronique, c’est l’avenir. La formule va se généraliser au fil du temps.

               Ensuite, quel que soit la taille du volume et surtout le contenu iconographique (possibilité d’ajouter de nombreuses photos couleurs) le prix sera le même. Moi qui conçois la photo comme une partie de mon activité artistique, je trouve cela très intéressant, d’autant que le thème du livre s’appuie sur un support réel

               D’autre part, le principe est de mettre l’auteur au centre de l’édition : l’auteur devient désormais membre actif de l’association, il perçoit directement ses droits d’auteur et peut échanger directement avec ses lecteurs via le site. Il peut également se tenir informé des ventes.

               Enfin, et surtout, cette édition se veut un contrepoids à la grande édition. Le site va fédérer de nombreux petits éditeurs qui ont connu beaucoup de difficultés à trouver leur place dans les librairies, victimes du mépris du marché de la grande distribution.

 

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Changement de ligne éditoriale

Publié le par Eric Bertrand

 

 

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                Avant d’aborder d’autres thèmes et de laisser au livre le temps d’avancer encore vers de nouvelles corrections, un dernier mot le concernant : la publication. Mon éditeur classique, Aléas, est en train de changer et, après en avoir parlé avec l’un des directeurs, il semble que nous nous dirigions vers une autre voie pour le prochain livre... Celle du livre en ligne et d’une nouvelle manière d’envisager le livre en tant qu’auteur...

                Tout n’est pas encore très clair dans mon esprit ni, à plus forte raison dans celui des lecteurs traditionnels, mais j’en dirai et saurai davantage prochainement. Quoi qu’il en soit, l’aventure Aléas semble terminée et place à Alter dont voici le lien

http://alteredition.net/

                J’y reviens demain pour d’autres précisions.

 

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