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carte postale

Publié le par Eric Bertrand

Tout va bien sous le ciel sicilien. Hier, la plage Capo dOrlando et beaucoup de ceramique sous le ciel bleu. Je traduis une version de la legende d Angelika pour demain. Reportages a venir des le retour... Buone vacanze ....

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En route vers Santo Stefano di Camastra

Publié le par Eric Bertrand

Je l’avais annoncé à mots couverts, lundi matin nous partons de Nantes pour l’aéroport de Punta Raisi, à proximité de Palerme. Interruption du blog pendant une petite quinzaine par conséquent, même si, à l’occasion, je trouverai peut-être un moyen de me connecter et de mettre une petite « carte postale »… Et puis j’ai promis une carte aux membres de la troupe.

              L’objectif est, tout comme l’an dernier au Caithness, d’aller respirer l’air de Sicile et de s’en imprégner avant la représentation. Faire le plein de photos également (encore merci à Nino dont le site et les nombreuses photos m’ont permis d’assurer la jonction !). Certaines de ces photos permettront notamment un travail avec le rétro-projecteur comme l’an dernier : on projettera des images en fond…

              Au programme donc, pour cet énième retour vers la Sicile, Torremuzza, où nous louons (pas la maison de l’Américaine qui n’existe pas !), et sur la colline (ça, c’est exact !), la petite ville de Santo Stefano di Camastra !)… Beaucoup de céramique, d’excursions, de rencontres avec des gens dont les noms ou les silhouettes figurent discrêtement dans la fiction.

A bientôt, aux environs du 14 avril si tout va bien !
 

« (…) Ma nouvelle maison est en face, à Torremuzza... Tout là-bas, sur la plage… Elle est blanche. Blanche sous le ciel bleu. Elle est belle ! Une maison de carte postale… Sur la colline, on distingue le village de Santo Stefano di Camastra. Le village de la céramique ! (…) »

 

              Ci-joint, un mèl reçu comme par hasard ces jours-ci : c’est amusant comme il rejoint la pièce. C’est signé Marinella… Joli prénom ! Je le laisse à votre perspicacité !

 
“ Ciao Erik,
 

 ti ricordi di me? Sono Marinella…Santo Stefano di Camastra. Ho visitato il tuo sito e ho visto con piacere che hai realizzato il tuo sogno!

Mi piacerebbe leggere un tuo libro soprattutto quella storia ambientata in Sicilia. Potrei trovarci un po’ della mia adolescenza! Un caro saluto”.

HPIM1089.JPGVia per la Sicilia ! Ci sentiamo presto !


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« Sono belle le cose »

Publié le par Eric Bertrand

Depuis le début de l’écriture même de la pièce, j’avais idée de terminer le spectacle sur la note poétique du beau texte de Gian-Maria Testa qu’on trouve dans son album « Gli amanti di Roma ». C’est un hommage à la vie, aux couleurs, à l’un des aspects que véhicule la fable d’Angelika…

 

« (…) Aussitôt, et comme mus par une force surnaturelle, les habitants de la ville coururent chercher tout ce qui faisait couleur : du vin, des fruits, des fleurs, et des peintures… des peintures de toutes les couleurs ! Peintures vives comme l’amour, pourpres, roses, jaunes, vertes, bleues… »

 

               A ce moment, je dirai le texte en italien, écho au texte en gaélique de l’an dernier. Et ce sera le mot de la fin pour l’atelier à Loudéac…

 

« Sono belle le cose, belli i contorni degli occhi e icontorni del rosso

Gli accenti sulle a, lacrime di pagliacci, le ciglia delle dive le bolle di sapone,

Il cerchio del mondo è bello, l’ossigeno delle stelle e la poesia dei ritorni,

Di emigranti e isole, cercande l’invisibile : l’appartenenza

E bello il fuoco e il sonno e il buio petulante gola dei fantasmi

E il brodo primordiale padre nostro che cola in questi nomi… »

 

« Elles sont belles les choses, beaux les contours des yeux et les contours du rouge

Les accents sur les a, larmes de Pierrot, les cils des divas, les bulles de savon,

Le cercle du monde est beau, l’oxygène des étoiles et la poésie des retours,

D’émigrants et des îles, cherchant l’invisible : l’appartenance.

Beau est le feu et le sommeil et la nuit pétulante, gorge des fantômes

Et le bouillon primordial notre père qui coule en ces noms. »

 

HPIM1753.JPGFiori, frutta, pitture, tutto cio che tingeva colore... 

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Préparatifs au lycée : l’aspect pédagogique.

Publié le par Eric Bertrand

L’une des raisons d’être de cet atelier trouve sa justification au sein du projet d’établissement puisqu’il s’appuie sur l’idée d’ouvrir les élèves de Centre Bretagne au monde extérieur. Depuis le début, la représentation crée l’événement en fin d’année scolaire. Le spectacle est ouvert à toutes les classes mais il suppose que chacune l’ait anticipé auparavant. C’est la raison pour laquelle il y a toujours dans mes pièces une référence plus ou moins explicite à un élément du « programme » de lettres ou de langue. « Macbeth » l’an dernier, Pirandello cette année… Voici donc le mot que je viens d’adresser à tous les collègues afin qu’ils puissent intégrer la pièce à leur progression… 

 

Spectacle de l’Atelier d’Expression Artistique

 

MARDI 22 MAI, entre 13h30 et 16h00. Palais des Congrès

 
Cher (e) collègue
 

              Pour la dernière année (mutation oblige !), l’Atelier d’Expression Artistique s’apprête à donner son prochain spectacle les 22 mai et 2 juin prochains. Une séance « lycéens » est programmée le 22 mai au Palais des Congrès à partir de 13h30 : la durée est environ de deux heures trente.

              Elle propose une première pièce inspirée du livre de Franck Pavloff, « Matin brun », mise en scène par Fabrice Chabreiron, et une pièce intitulée « le Ponton » qui nous amène en Sicile. Comme c’est le cas depuis 2003, les lycéens musiciens du Moulin à Sons participent également à ce spectacle. C’est donc l’occasion d’un bon moment de partage et de culture qui est offert dans le cadre de cette après-midi aux accents pirandelliens.

              Il est toutefois nécessaire, pour apprécier et respecter le travail réalisé, d’obtenir un « laisser passer » : aussi un temps de préparation est exigé de la part des élèves qui souhaitent venir au Palais des Congrès. Les deux textes fournissent pour les collègues de lettres de bons exemples de fables : l’une sur le nazisme (Matin Brun), l’autre sur l’adolescence et le choc des cultures (Le Ponton). Le livre, paru chez Aléas, est disponible au CDI et le site de l’atelier fournit les informations nécessaires à la bonne appréhension de la pièce. http://www.atelier-expression-artistique.com

              Les élèves ont, en outre, pu régulièrement réfléchir sur les enjeux du texte et de sa mise en scène à travers un blog : http://genese.over-blog.com              

              Enfin, les comédiens de la troupe du lycée se proposent également d’intervenir dans vos cours pour présenter leur travail. Pour tout renseignement, n’hésitez pas à me contacter.

 

"Stasera, un spettacolo unico ! C'est l'été sicilien qui recommence...

(Photo Nino, Sicilia)

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Répétition du 27.03

Publié le par Eric Bertrand

Une bonne répétition mardi soir, même si le filage complet que j’espérais n’a pu s’achever… J’ai voulu revenir sur le travail de certaines scènes, profitant de la bonne réceptivité des comédiens et de leur meilleure maîtrise du texte.
              L’acte un fonctionne bien. Jenny a mis au point la chorégraphie « provocation » avec Coralie, et cela lui donne de l’aisance dans les déplacements, notamment quand elle s’avance vers la table des garçons. Il y a un échange de regards appuyé qui dure huit temps.
              Les commères perfectionnent leurs airs de gallinacées : je leur suggère de donner des coups de bec au moment où elles embêtent Ornella.
 
« (…) Tiziana : elle adresse un clin d’œil à Lauredana et provoque Ornella : Qu’est-ce que tu dirais, toi, si, par exemple, Salvatore se mettait à la reluquer celle-là ?
Lauredana : oui, parfaitement ! Elle s’exprime dans un registre parodique. Si Salvatore descendait jusqu’à la plage avec son caleçon blanc et son beau vélo, pour poser à l’horizon son bleu regard si romantique…
Tiziana : si Salvatore descendait de son vélo pour aller prendre un bain... Lui qui, soi disant, craint l’eau tiède !
Lauredana : si Salvatore se mouillait un peu les cheveux, lui qui porte toujours son peigne à la ceinture pour arranger les mèches folles…
Tiziana : si Salvatore……..(...)”
 
              Enfin, la scène sur le ponton entre Tiziana et Salvatore gagne en qualité. Salvatore parvient à troubler sa rigide partenaire et Marion trouve assez bien le moyen de le faire percevoir au public, d’autant que Ronan devient plus entreprenant. Comme le fait remarquer Liliane, reprenant une expression anglaise : « she lets her hair down »… Au propre comme au figuré…
 
« (…) N’importe ! Toi, tu es venue jusque là… Alors, regarde vers le large, Tiziana ! Respire enfin ! Est-ce que tu sens, comme moi, ta poitrine qui se gonfle et tes yeux qui se dilatent… (Il lui ébouriffe les cheveux) Comme ça, ça te va mieux ! Ça te donne un air sauvage à tout faire craquer ! Embarquons-nous, Tiziana ! Tes cheveux se soulèvent, ta bouche est humide… »
 
              Fabien (ex-comédien dans le Gainsbourg et le Loft) est venu nous voir ce soir et trouve ce spectacle encore plus « osé » que les autres, et il ajoute que les comédiens maîtrisent bien leur jeu et n’ont vraiment pas froid aux yeux…
Attenti giovanni ! (Photo Nino)
 

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