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Découverte du texte et de la distribution

Publié le par Eric Bertrand

Nous avons occupé le Moulin à Sons hier pour la première répétition. L’occasion de travailler sur le texte de la pièce, en table ronde, avec une distribution qui est fixée. Du côté garçons, Salvatore, l’ex-Sheumas, Ronan Glaziou de 1ère S, Gigi, l’ex-Max, Matthieu Martinet de 2nde 4. Du côté filles, les nouvelles recrues, Gilda, Coralie Leffondré de Terminale STGC, Ornella, Hélène Bouquet de 2nde 4, Tiziana, Diane Chazenoux, de 2nde 4, et Lauredana, une certaine Samantha de 2nde qui n’a pu venir mais qui est intéressée par le rôle.
              Distribution qui s’est imposée sans difficulté, sans audition, presque naturellement, chacun ayant manifesté une préférence pour l’un ou l’autre des personnages. L’occasion ensuite « d’essayer le texte », de s’amuser sur certaines situations aberrantes, certaines réparties, pas si faciles que cela à dire…
              Nous avons aussi rencontré le reste de l’équipe des musiciens et techniciens, chacun est prêt pour le rendez-vous. Arlette ne connaît pas la sélection italienne que je lui propose, première étape : graver un CD pour qu’on en reparle… Prochain rendez-vous, mardi 17 octobre… Avec pour mission d’apprendre le texte !

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Nell'arena del teatro !................

Rubrique Goncourt : de l’utilisation du Goncourt en cours de français…
              Après environ un mois de cours intensif avec les 1ère L (emploi du temps chargé en lettres !) il est temps de voir comment utiliser cette « manne » qu’apporte le Goncourt. Comme dans certains romans, j’ai l’impression de tisser des fils qui finiront par se réunir au bon moment, lorsqu’il s’agira de raconter l’éternelle histoire de la liste de bac
              J’ai d’ores et déjà placé quelques textes en lecture analytique, des textes qui trouvent leur cadre dans le biographique, l’argumentatif, la lettre, la réécriture… D’autre part, j’envisage à partir de cette semaine une série d’exposés rapides sur chacun des romans afin d’orienter la lecture des élèves. De quelle façon ? C’est le thème de la rubrique de demain !
Réaction de collègue :
Quelques nouvelles du front sartrouvillois (78) : les 35 élèves semblent assez bien lancés dans les lectures, les livres tournent, certains -il fallait s'y attendre - s'ennuient sur certains romans (mais faut-il / peut-on tous les nommer des romans ?), mais comme ils ont la liberté de prendre et laisser un livre à leur gré, c'est moins de pression pour eux; L'une de mes élèves en est à son 5e livre. je cite son commentaire sur Nothomb : "j'ai rien compris, on se demande où elle veut en venir, et ce n'est pas non plus vraiment bine écrit : je l'ai lu deux fois pour en être sûre... et je pense la même chose après la deuxième lecture." D'autres, en revanche, ont aimé le vocabuliare facile à comprendre et les phrases pas trop longues... le 1er café littéraire est programmé lundi prochain, avec Nothomb, fleisher et les frères Poivre.
Nous qui rouspétons souvent après des élèves un peu trop bavards, les miens au contraire arrivent en classe, ouvrent leur livre et se mettent à lire; ce sont eux qui râlent lorsque je leur demande de livrer quelques impressions de lecture... les choses avancent doucement, mais, appremment, sûrement.
En ce qui concerne Bataille, même impression que vous tous pour ma part; Je me désespérais de n'y avoir paas compris grand chose en me traitant intérieurement d'inculte, mais je suis un peu soulagée de constater que les rares passages qui ont un peu accroché mon attention sont les mêmes pour d'autres. Quant au reste...
Ouest semble être déjà favori dans ma classe, lu par 6 -7 élèves.
 
je retourne à mes lectures et vous laisse aux vôtres, c'est que plus de 4000 pages (lun des léèves s'est amusé à faire le compte), ça ne se lit pas en 1 nuit (je ne suis pas Grasset !)
 

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Love affair : tomber amoureuse.

Publié le par Eric Bertrand

« Journal du6.08 : je continue la scène du ponton en soignant la relation entre les deux filles. Il faut montrer comment la présence de Gilda aide Tiziana à révéler la profondeur de ses sentiments. L’une est pudique et l’autre impudique. Ce qui les réunit, outre l’intimité du ponton, c’est qu’elles éprouvent le sentiment amoureux. Mais elles le vivent différemment.
              La beauté et l’élégance de Gilda doivent s’affirmer à la fois pour le lecteur et pour Tiziana qui se trouve comme envoûtée par ce qu’elle représente. Ce préambule prépare la scène à venir avec Salvatore. N’ayant pu travailler suffisamment hier, j’entame dans la foulée la scène suivante.
              J’y passe du temps d’autant que les problèmes informatiques viennent compliquer la saisie. Quand je suis absent de mon domicile, je travaille essentiellement sur un vieux portable Toshiba. J’enregistre sur disquette, mais seulement à la fin de chaque session. Les habitués de l’ordinateur connaissent ce genre de tracas : la machine s’est éteinte sans prévenir en plein milieu du travail et j’ai tout perdu…
               C’est difficile de revenir sur ce qui a été déjà fait. L’attrait de la découverte a disparu et je me demande si la « seconde version » est aussi bonne que la première. En tout cas, je retiens la leçon et j’emprunte un autre poste de travail… J’avance dans la scène avec Salvatore ; il subit d’abord une certaine attraction : Tiziana lui paraît plus attirante que de coutume dans ce cadre, mais son tempérament la rend plus désagréable. Il reprend le contrôle de la situation et décide finalement de se jouer d’elle : c’est par Ornella qu’il est attiré.

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Du côté de chez Marilyn, entre New York et Los Angeles...

Rubrique Goncourt : un peu d’Etats-Unis
Du côté lecture, j’avance un petit peu à la manière du rouleau compresseur. Un roman, peut en cacher un autre ! Derrière moi déjà, « le journal d’hirondelle », « le Bois des amoureux », « Ouest », « Fils Unique », « les Contours du jour », « Quartier général du bruit », « Disparaître », « un Pont d’oiseaux »… Je suis en ce moment dans le « Marilyn »…
              De ces lectures, quatre titres se détachent : « Ouest » d’abord, que je trouve écrit avec beaucoup de maîtrise et dont l’histoire est intéressante, « Fils unique », au rythme enlevé, le personnage en est intéressant et malicieux, « Journal d’hirondelle », même si les ailes de l’oiseau battent un peu dans le vide, l’intrigue est prenante et le livre se lit vite (ce qui, vu le contexte, est un avantage…), « Disparaître » enfin, parce que le dispositif narratif pour évoquer la figure de Lawrence me paraît intéressant. Les autres s’ils ne m’agacent, me laissent indifférents. Le « Marilyn », ne me déplaît pas. La personnalité de Marilyn est intéressante. J’ai en mémoire tous les beaux clichés si célèbres et qu’on feuillette en librairie à l’occasion d’une commémoration quelconque. Mais c’est surtout dû au fait qu’il me balade dans l’Amérique des années cinquante, entre des lieux aussi mythiques que Los Angeles et New York… Si le lecteur se souvient, c’est l’axe romanesque et « logistique » de « la Route, la Poussière et le sable », d’où la photo clin d’œil que j’ai choisie ce matin… Ce voyage en stop aux Etats-Unis était aussi lié à la fascination pour les grandes figures du cinéma américain.
Réaction de collègue :
Allez tenons la barre! Une note positive : Léonora Miano que je viens de finir. Une écriture fine , ciselée, une histoire émouvante et bien construite (quoique plus inégale au milieu du livre quand elle décrit les errrances de Musango...est ce volontaire? Pour ma part je le pense)....Merci à elle, et vous qu'en pensez vous?
A Angers, les élèves préparent leur premier "repas littéraire" durant lequel ils débattront avec d'autres élèves, profs ou personnels administratifs... Ils sont stressés mais cela les motive. Ils travaillent aussi pas mal avec la radio scolaire : au programme: une chronique par semaine de 15min et une fois par mois une heure d'émission... Ils Adorent et je suis surprise car les plus timides en classe sont les plus volontaires pour cette activité.
 

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Le miroir aux alouettes

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 5.08 : la scène du ponton qui débute le matin suivant avec l’apparition de Tiziana est aussi l’occasion de traquer la psychologie de cette jeune fille qui n’ose pas se déclarer mais qui en même temps subit l’attraction du ponton et qui se sent fascinée par la figure de Gilda. Avant de la mettre en présence de cette dernière, je soigne particulièrement ce moment matinal où elle est la première au ponton. Il y a comme une invitation dans l’air, l’eau, sur les planches tièdes… Une sorte d’organisme humide qui fait miroir aux alouettes et qui la rend amoureuse ».

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Sul pontile o sul teatro...

Rubrique Goncourt : voici, comme annoncé, le résultat de cette chanson Goncourt, telle qu’elle est sortie de l’inconscient et de l’imaginaire des élèves de la classe :
Résultat : chanson de la 1ère L pour le Goncourt des lycéens 2006
 
« L’élève unique »
 
Déjà à dix, onze ans, j’étais le plus bête, le plus marrant, le plus machiavélique !
J’étaisfille unique, Fils unique !
Dans mes socks, dans mon short, je stockais mon doudou, ma tétine, mon tout petit casse-tête!
Amante en socquettes blanches, Amant en culottes courtes !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
J’ai quitté culottes courtes et socquettes blanches, je vois un oiseau, une feuille, un mandarin,
Je vois Un pont d’oiseaux !
Autour de moi, j’entends des aspirateurs, des klaxons et des histoires d’amour qui finissent mal,
C’est le Quartier général du bruit !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
Je veux des baisers, des câlins, des regards pétillants et mystérieux,
Je veux le Bois des amoureux !
Je veux toujours plus, des richesses, des trésors, des retrouvailles !
Je veux le Supplément au roman national !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
Tu me dis que je suis coupable de ne pas être sérieuse, de ne dire que des conneries, d’être trop nostalgique !
Ce n’estNi toi, ni moi !
Tu es ma couette bien chaude, tu es le vent chaud, tu es une caresse
Tu es mon ange gardien, tu es ma Bienveillante !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
Le matin, quand le jour se lève, quand le rêve s’interrompt, quand je t’aurai trouvé
C’est le Contour du jour qui vient !
Je parle, mes mots s’envolent comme un A320, une chauve-souris, une plume,
C’est mon Journal d’hirondelle !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
Je m’évade : je vais là où en Grèce on a vu un temple fantastique, là où je vivrai avec toi, là où je rêve.
Je vais Disparaître !
Là où il y a une plage pour dormir, mon but dans la vie, le bonheur absolu
A l’ouest, toujours à l’Ouest !
Je vais retrouver. Anthony Hopkins, Slipknot, Matmatah,
Et retrouver Marilyn, Marilyn, dernières séances !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
Réaction de collègue :
je viens de 
me faire adresser des reproches par le jeune homme chargé des TICE au 
lycée parce que le Rectorat les aurait agonis d’avoir voulu installer 
un forum, acte contraire à sa politique (celle du Rectorat). 
L’administration est en émoi, mais ne m’en a rien dit (je les ai 
entendus causer de moi dans le téléphone en appelant le 
secrétariat…)le forum n’est toujours pas installé (j’en ai demandé 
l’autorisation à  la rentrée, et je devais le modérer, en outre) et je 
suis une criminelle en puissance, je le sens bien !
 

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Schéma narratif

Publié le par Eric Bertrand

J’indiquais hier que, pour la version narrative, il fallait accentuer l’effort sur la construction, d’où la nécessité de poser un schéma sur le papier… Voilà ce que consignait le journal du 3.08 dernier :
 
Schéma
-         1 : p26 : présentation du village.
-         2 : p27 : scène de rue pour rendre compte de l’ambiance au village en ce début d’été.
-         3 : p29 : le nouveau spectacle de « la Beffana sotto le stelle » : Carolina et Francesca racontent la fable d’Angelika.
-         Jour 1 -
-         4 : p33 : Sept heures du matin : le rituel de Gilda sur le ponton de Torremuzza.
-         5 : p34 : sentiment amoureux pour Gilda, elle se remémore la scène de la veille au village.
-         J (-1) -
-         6 : p35 : Quatorze heures : Gigi et Salvatore se retrouvent au bar. Salvatore évoque le ponton. Apparition de Gilda et coup de foudre réciproque. Rendez-vous le surlendemain.
-         Jour 2 -
-         7 : p38 : Sept heures du matin : Tiziana, Lauredana et Ornella découvrent la présence de Gilda sur le ponton. La polémique est interrompue par le retour de la jeune fille.
-         8 : p41 : Neuf heures du matin : Carolina arrive sur la plage et s’installe au ponton.

9 :p42 : Francesca rejoint Carolina sur le ponton. Cela n’était pas prévu et l’isolement et la méditation de l’artiste sont passablement perturbés avant la réconciliation.

 

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Il tempo vola via, come la luce o l'ucello...

Rubrique Goncourt :
Dans cette rude entreprise, il faut s’efforcer de garder un côté ludique à l’opération et à la découverte du Goncourt. J’ai proposé à la classe de rédiger une chanson et, qui sait, s’ils parviennent à maîtriser leur appréhension, de la mettre en musique pour la chanter. Voilà donc la méthode appliquée puis le résultat demain :
 
Exercice d’écriture : écriture d’une chanson
 
-          Le but est d’écrire une chanson un peu « décalée » (terme à la mode !) sur l’expérience du Goncourt en faisant fonctionner le hasard selon le principe bien connu de l’exercice du « cadavre exquis ».
-          Les élèves découpent onze bouts de papier puis les remplissent en suivant les instructions (données en italiques dans les instructions d’écriture ci-dessous).
-          On ramasse à chaque fois et on constitue onze tas distincts.
-          Pour la mise en commun, les élèves disposent de la grille ci-dessous qu’ils vont compléter au moment du dépouillement.
-          On met en commun en choisissant (parmi les onze tas) à chaque fois deux ou trois propositions selon le cas.
-          À la fin, cela fait une chanson, reste à la mettre en musique !
 
Instructions d’écriture
 
-          Un superlatif : Fils unique 
-          Des objets qu’on a dans ses poches quand on est enfant ! L’Amant en culottes courtes
 
-          Un objet qui vole : Un pont d’oiseaux
-          Quelque chose qui fait du bruit. Quartier général du bruit
 
-          Un geste, un mot, un objet qui indique l’amour : le Bois des amoureux
-          Un objets de désir sous forme de groupe nominal : Supplément au roman national
 
-          Un reproche formulé sous la forme d’un groupe infinitif : Ni toi, ni moi.
-          Une image, groupe métaphore, qui évoque la douceur : les Bienveillantes
 
-          Groupe verbal, circonstanciel de temps……….. : Contours du jour qui vient
-          Une comparaison pour désigner les mots qui s’envolent …………. Journal d’hirondelle
 
-          Lieu de rêve : complément de lieu qui commence par là où……………Disparaître
-          Quelque chose qui fait rêver (groupe nominal) Ouest
-          Nom d’une star………………………Marilyn : Marilyn, dernières séances
 
Grille de chanson pour le Goncourt des lycéens 2006
« L’élève unique »
 
Déjà à dix, onze ans, j’étais…………………………………………………………
J’étaisfille unique, Fils unique !..............................................................................
Dans mes socks, dans mon short, je stockais……………………………………… !
Amante en socquettes blanches, Amant en culottes courtes !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
J’ai quitté culottes courtes et socquettes blanches, je vois………………………..........
Je vois Un pont d’oiseaux !
Autour de moi, j’entends………………………………………………………………………
C’est le Quartier général du bruit !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
Je veux des…………………………………………….....................................................................
Je veux le Bois des amoureux !
Je veux toujours plus, des………………………………………………………………………
Je veux le Supplément au roman national !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
Tu me dis que je suis coupable de……………………………………………………………..
Ce n’estNi toi, ni moi !
Tu es ………………………………………………………………………………………
Tu es mon ange gardien, tu es ma Bienveillante !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
Le matin, quand………………………………………………………………………………….
C’est le Contour du jour qui vient !
Je parle, mes mots s’envolent comme…………. …………………………………………
C’est mon Journal d’hirondelle !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
Je m’évade : je vais là où …………………. …………………………………………………
Je vais Disparaître !
Là où il y a……………………..
A l’ouest, toujours à l’Ouest !
Je vais retrouver…………………………………………………………………………………
Et retrouver Marilyn, Marilyn, dernières séances !
 
Je croque et je craque au Goncourt, je suis l’élève unique, l’élève unique !
 
Réaction de collègue :
 
Le blog des élèves du lycée Jean Lurçat à Perpignan se trouve sur le site du lycée www.lyc-lurcat-perpignan.ac-montpellier.fr/. Les élèves ont une certaine autonomie pour le construire et l'organiser. Je fais le point avec eux et on ajoute des rubriques à la fin de la semaine. Je me bats pour l'instant avec leurs fautes d'orthographe! Les premiers compte-rendus critiques devraient être introduits.On marche à tâtons mais l'aventure a du piquant!
 

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Montaigne au ponton : une branloire pérenne ».

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 3.08 : je finis la scène des filles en réadaptant notamment les dialogues proposés à la scène : j’éprouve, à la relecture, la différence d’énonciation qu’il y a entre le discours pour le spectateur et le discours pour le lecteur de roman... Dans une fiction narrative, le cercle est clos… Comme je l’ai déjà noté, chemin faisant, je continue d’arranger l’une et l’autre des deux versions et parfois, cela crée un effet de vase communicant.
              Je rédige toute la scène entre Francesca et Carolina au ponton : j’accentue le caractère de la fable. Il s’agit, pour ces deux vieilles dames, de trouver leur place dans cet espace. Un clin d’œil à Montaigne en passant : la vie passe et le monde est « une branloire pérenne ». Qu’est-ce en effet que ce ponton sur lequel elles esquissent (un peu pitoyablement) un numéro de claquettes, sinon « une branloire pérenne » ?
              Autre épreuve qui se vérifie dans l’écriture narrative, c’est celle de la déconstruction du schéma narratif. J’en suis à peu près arrivé à une dizaine de chapitres et je me rends compte que, par rapport à l’écriture dramatique qui précipite l’action, il me faut poser les choses afin de continuer l’intrigue de façon plus cohérente.
 
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Il tempo nel paesaggio..........
 
Rubrique Goncourt :
 
La campagne autour du Goncourt s’organise. Nous avons envoyé notre première contribution au Journal du Goncourt sous la forme d’une chanson que je présenterai prochainement dans ce blog. De plus, nous préparons notre premier « café littéraire » ouvert à l’ensemble des élèves et des personnels jeudi prochain. La presse locale est invitée. A cette occasion, notre spécialiste de com a mis l’accent sur son nouveau bulletin disponible dorénavant sur le net à l’adresse suivante : http://www.stationbienvenue.fr. Enfin, les documentalistes ont travaillé d’arrache-pied pour que le blog de la première L soit ouvert dés vendredi : en voici l’adresse : http://goncourtdeslyceens.blogs.letelegramme.com
 
Réaction de collègue :
Je vous livre quelques consignes d’écriture que j’ai données, ou que je vais donner pour incarner un peu les avis sur les livres :
-          -          un inventaire, adressé à l’auteur, de questions : je me demande…. ( une phrase, on va à la ligne, on poursuit, sans s’arrêter, on ne relit qu’à la fin. Donner un temps court au début si les élèves n’ont pas l’habitude d’écrire)
-          -          dans le même esprit, une liste de « j’aime…/j’aime pas, à la manière de Barthes dans le RB par RB, toujours à propos du livre lu.
-          -          des portraits chinois sur le livre lu : si ce livre était un dessert ça serait….parce que…. ; une musique, un paysage, un pays etc…
-          -          écrire une brève de lecture : en une phrase conseiller ce livre ; déconseiller de livre…
-          -          faire faire une enveloppe dans l’idée du mail-art, adressée à l’auteur. Que mettrait-on dessus et pourquoi ?
-          -          écrire une lettre, à un ami/un parent/un grand-parent pour décrire le livre lu. Quels aspects mettre en avant ou non suivant l’âge du lecteur.
-          -          Faire écrire un pastiche après avoir repérer les stylèmes d’un auteur ( sur le Boulin c’est particulièrement drôle…) ça permet de parler du style. Une ou deux phrases bien choisies suffisent pour faire ce travail de repérage.
-          -          Faire le questionnaire de Proust, en le réorientant sur la question : qu’est-ce qu’un bon roman ?
 
 

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