Un grand merci pour ton bouquin
avec lequel j’ai passé un moment rare. Je ne l’ai pas lu, je l’ai gobé ! Cette histoire de cancre devenu cancrelat (ou cancre las) est
bourrée d’enseignements (si j’ose dire par rapport à l’EN). Hier au soir, j’étais à une réunion de la Fcpe du collège où je suis parent élu (eh oui, je suis de ces emmerdeurs qui dénoncent le
manque de communication et les absences des professeurs pour lesquelles personne n’est averti, ni avant, ni pendant).
Cela ce passait au collège Bouvier de .... Je sortais de ‘’L’organisme’’ et j’ai eu un éclair : il y a une faute dans le nom de notre collège local : le ‘’s’’
devrait remplacer le ‘’v’’ ! Ca m’a fait rire tout seul et il a fallu que je m’explique. J’ai donc résumé ton œuvre et tu as déjà quelques lectrices en devenir. Quant au principal, il est
arrivé après, mais je lui en parlerai à l’occasion. Ton bouquin, je le porte demain samedi à l’épouse de mon ami linguiste et prof de Français au collège de V. Elle travaille chez M. et elle
m’aidera à organiser tes dédicaces. Je m’en occupe demain.
A bientôt pour des nouvelles de ton attaché de presse amateur,
bénévole et volontaire. Tu le vaux bien comme dit l’Oréal.
Je vois Eric que tu poursuis le voyage. Je n’avais pas eu le temps d’ouvrir ton livre depuis quelques jours, des rencontres et des conférences un peu partout. J’ai donc commencé la
lecture il y a une heure, je n’en suis qu’à la page 48.
Oui, je crois que tu as écouté mes conseils, il y a là plus de férocité, de brutalité et je dirais de vitalité. Tu dois un peu souffrir au collège et cela fortifie ton style, comme pour Giono après la guerre, plus de douleur donc plus d’humanité. On
a dû te parler tellement de Kafka que je préfère citer Giono.
Je viens de
lire « l’Organisme » avec curiosité (le titre !) et j’ai pris beaucoup de plaisir à sa lecture. Je suis revenu à mon
enfance.
« Tout homme qui a été professeur garde en lui quelque chose de
l’écolier ». Quelle belle citation de Vigny ! Vous avez l’art de vous mettre dans la peau des collégiens. C’est une qualité
rare ! J’ai bien aimé l’idée de « l’Organisme », de la « métamorphose » et votre description subtile et profonde du malaise
de certains adolescents et enseignants fragiles dans cet univers de l’école.
J’apprécie votre humour et votre recul et votre culture littéraire qui enrichit
encore votre description et votre analyse. Je pense que vous devriez envoyer ce livre aux « Cahierspédagogiques » pour qu’un rédacteur en fasse une présentation dans la rubrique : « Des livres pour nous ». Il faudrait que beaucoup
d’enseignants le lisent. Dites-leur que c’est moi qui vous ai conseillé cette démarche.
Pour ce qui me concerne, je parlerai de votre livre aux
enseignants que je rencontre. Continuez à écrire !
Après plus d’un mois de circulation
libre des exemplaires de « l’Organisme », il est possible de faire un bilan et d’offrir aux lecteurs ou à ceux qui vont le devenir
une synthèse des avis que j’ai eu la chance de recevoir par écrit, considérant toujours que la face cachée d’un livre, c’est la façon dont les autres le lisent.
A partir de demain, je propose donc une série d’avis qui m’ont été
adressés. Ils émanent de lecteurs d’âges et de régions différents.
Je consacrais il y a deux jours un
article à Claude hagège, et dans ce sillage, je propose au lecteur un second hommage à quelqu’un d’autre qui a compté pour moi, dans mes lectures
et dans ma réflexion intellectuelle : Jean-Pierre Vernant.
Mon
fils est un amateur de mythologie grecque et j’en profite pour redécouvrir avec lui un livre que le maitre helléniste avait écrit pour son
petit fils « les Mythes racontés »... Ce que j’apprécie avant tout chez ce spécialiste, ancien professeur au Collège de France,
c’est sa capacité à raconter et à expliquer, avec des mots simples, des éléments qui renvoient à la plus haute philosophie.
Jean-Pierre Vernant est passionnant à lire mais aussi passionnant à écouter et c’est d’ailleurs sur une émission diffusée sur France Culture que je l’ai entendu s’exprimer à propos du
mythe de Prométhée. En outre, l’homme est profondément touchant, ami de René Char et ancien résistant il sait aussi trouver les mots pour
réfléchir sur le fait de dire « non » !
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/