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"Voyage au pays des secrets" dans les pas de Francis Lepioufle

Publié le par Eric Bertrand

Soleil couchant, mer, nuages crénelés, ciel en feu. Au premier plan de la couverture, un jeune homme qui s’interroge. Et, au sommet de l’image, les pages ouvertes d’un parchemin roulé dans les nuages… Ce jeune homme, c’est Jérémie, le héros du nouveau roman de Francis Lepioufle. Il habite à Istanbul en Turquie et est d’origine syrienne. Dans quelle sombre mélancolie est-il absorbé ? Les lignes de son destin s’écrivent-elles un peu sur les lignes du parchemin ? Personne autour de lui, sinon peut-être l’écrivain, et son silence énigmatique… Et puis la mer, rien que la mer et le feu du ciel, trompeur, cruel, cuisant, comme l’attentat qui ensanglante Istanbul dans les premières pages.

             L’actualité rattrape sans cesse la fiction dans ce pays à la géopolitique complexe, et c’est là l’une des forces de ce récit qui ne laisse jamais longtemps sa place à la légèreté et à la fantaisie rimbaldienne des dix-sept ans de Jérémie. Le romancier opère un patient travail autour de son personnage qu’il observe soigneusement dans les lignes soignées de son écriture. Au fil de ses vingt-huit chapitres et dans ce pays carrefour de civilisations, à l’intersection des rencontres, des entrecroisements, il laisse deviner la destinée et la destination du personnage.

             Obligé de partir loin de son lycée et de sa petite amie, il suit d’abord sa mère qui a obtenu une mutation mais qui a surtout envie que son fils aille au devant des révélations qui l’attendent. Jérémie ne se doute pas en effet qu’en se résignant à partir, il va vivre une grande aventure humaine et personnelle qui l’amènera à la découverte de lui-même.                 

             Pour suivre les ruelles et les corridors de cette destinée qui passe par la fascinante Andalousie, Francis Lepioufle, comme son héros, a fureté dans les ruelles, interrogé les monuments et leur histoire, senti les parfums, capté les sons, les couleurs, les goûts afin de remonter aux origines de ces peuples dont les traces sont si présentes dans ces pays qu’il connaît bien. C’est, pour le lecteur, en même temps qu’un certain lot de surprises et de confidences, la promesse d’un chemin et du miroir que le romancier promène toujours avec lui.

 

 

"Voyage au pays des secrets" dans les pas de Francis Lepioufle

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Séance de dédicaces de "Taper la route"...

Publié le par Eric Bertrand

Politique de Trump, mythe américain, pari fou et dangereux du tour des Etats-Unis en autostop, lieux de légende, films mythiques, musique de la route 66, société américaine et Américains au volant, héritage de Kérouac, Whitman et London, transmission, choc des générations… Tout est dans le roman et on peut en parler autour de « Taper la route ». Je vous donne rendez-vous demain à partir de 10 h00…

http://www.ericbertrand.fr/taper-la-route.htm

 

Séance de dédicaces de "Taper la route"...

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"Taper la route" dans le Phare de Ré

Publié le par Eric Bertrand

Il est toujours intéressant de lire un point de vue sur un livre que vous présentez dans tous les sens quand ce point de vue est écrit par un journaliste qui a vraiment lu le livre, ce qui souvent n’est pas le cas ! Voici en tout cas le bon papier rédigé par le journaliste du « Phare de Ré » qui a déjà rédigé des articles au sujet de quelques-uns de mes autres ouvrages.

"Taper la route" dans le Phare de Ré

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« Les vivants et les morts » de René Frégni Quand les mots font rougir les lunettes de l’écrivain…

Publié le par Eric Bertrand

Il y a toujours une dimension chaplinesque dans les romans de Frégni…

Le narrateur du nouveau roman : « les Vivants au prix des morts » est un homme sensible, tendre, attentif que je connais bien. Un poète paisible, installé dans les collines de Manosque, qui laisse le mistral et le souvenir de Giono écorner les pages de son cahier, souffler sur l’encre de sa plume… Pour un ami, il y a quelque chose d’émouvant dans le fait de lire à travers ces lignes du journal commencé le 1er janvier comme une page de nouvelles qui parlent de Marilou, d’Isabelle, de l’appartement de Manosque, de la petite place en bas et de la savoureuse pizzeria où nous avions dîné un soir.

Et puis un jour, un 22 janvier, brutalement, le tragique rattrape le héros des « Chemins noirs » (premier roman de René) et le lecteur se demande comment le malheureux chantre de la nature et de la beauté des femmes va pouvoir cette fois-ci retrouver le grand jour, les mésanges et le sentier sous les amandiers.

La tenaille du roman noir écrase l’ouvrier des mots qui, par générosité, se rend malgré lui complice d’un ancien détenu de la prison des Baumettes (dans laquelle il a animé des ateliers d’écriture). Au-dessus de son établi et de son étau, l’écrivain alchimiste équipe son second personnage de lunettes rouges ridicules et d’un pantalon à la Jerry Lewis. Portées par la folie de la cavale, les lunettes s’embrasent et le pantalon trop court remonte sur la chair nue, à vif comme les nerfs…

 

René Frégni

René Frégni

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Les villes fantômes des déserts américains

Publié le par Eric Bertrand

Il règne une atmosphère très particulière dans certaines zones perdues des déserts américains. On touche de près les mythes et les échos de toutes les images enregistrées... C'est le creux de l'écriture dans "Taper la route", témoin cet extrait du chapitre "la Vallée de la Mort".

 

« Une voiture s’arrête enfin. Saisissante, ténébreuse, une Plymouth Fury, le modèle mythique de « Christine », le film de John Carpenter. Sur l’ordre du conducteur, qui a jeté la valise et le reste dans le coffre, John et Lucky s’écrasent à l’arrière et s’endorment aussitôt sur la banquette en plastique dont la matière se liquéfie sous leurs cuisses. L’homme à l’avant se retourne à plusieurs reprises, surpris du comportement de ses passagers. Le désert est d’un ennui absolu, surtout quand on a chaud et qu’on cherche une distraction. Sans doute espérait-il trouver un réconfort dans la compagnie d’autostoppeurs vifs et truculents qui lui auraient raconté des aventures extraordinaires et des blagues cochonnes. »

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