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Les différentes façons de draguer

Publié le par Eric Bertrand

Au « Kangourou club », les cinq compagnons de misère n’ont rien d’autre à faire qu’à essayer de « draguer »... « Les filles sont tellement belles que n’importe qui se damnerait pour elles ! » s’exclame d’ailleurs l’Ami Caouette.

La question est : comment s’y prendre quand on n’a pas le physique de l’emploi ? « On a une sale gueule, mais on n’y peut rien ! ». C’est l’occasion de voir ce que proposent les chansons de Serge en matière de drague ! Et avant de commencer, un détour par une « recette » proposée par le dandy cynique, « la recette de l’amour fou ».

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La folie amoureuse

Publié le par Eric Bertrand

La passion est tragique et mène à la folie. Folie dévastatrice dans « l’Homme à la tête de chou » puisque l’amant ivre de jalousie tue Marilou avant de sombrer dans la démence ou lente dérive vers des univers parallèles éloignés de la vie. C’est le cas du héros dans « Histoire de Mélody Nelson ». Dans la mer de corail, Mélody disparaît suite à un accident d’avion : « Où es-tu Mélody et ton corps disloqué hante-t-il l’archipel que peuplent les sirènes ? »... (Sinistre actualité de ces paroles qui évoquent une autre disparition d’avion...)

Ivre de douleur, celui qui reste n’a plus qu’une seule ressource : rejoindre les peuples indigènes de Nouvelle-Guinée, les papous, les sorciers de la nuit afin d’essayer de ramener Mélody en priant « les cargos de la nuit ». Définitivement, il tourne le dos à la civilisation occidentale et se rapproche de ce peuple primitif qui croit en ses totems et qui « espère encore des avions brisés ».

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Les représentations de « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut »

Publié le par Eric Bertrand

Les présentations ayant été faites et avant d’entrer dans une approche du contenu, voici un moyen simple de visualiser la pièce par extraits à travers la page du site qui lui est désormais consacrée. La version proposée et rebaptisée « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut » est « inédite » dans le sens où elle diffère légèrement de la version écrite puisque j’y ai effectué des modifications liées aux contraintes de « format » et de distribution. Le titre choisi est peut-être plus « accrocheur » que le titre de la pièce originale : « du Kangourou club au pays d’Alice », mais il enlève la référence au pays d’Alice qui renvoie à toute la part du rêve et de l’imaginaire, si présente chez Gainsbourg.

http://www.ericbertrand.fr/representations.htm

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L’hôpital psychiatrique chez GAINSBOURG

Publié le par Eric Bertrand

Ceux qui s’attendaient à ne trouver dans les chansons de Gainsbourg que du sexe et de la provocation sont, quand ils ouvrent « ma Rue de Verneuil », accueillis par un première surprise de taille : le prologue de la pièce (et du roman) se joue dans un hôpital psychiatrique. Le personnage principal (« l’homme à la tête de chou » en l’occurrence !) est un aliéné (« un débile mental perdu dans son exil physique et cérébral »).

Il occupe son temps comme il peut et remâche « sous son crâne végétal » le souvenir douloureux de la seule fille qu’il aimait et qu’il a tuée (à coups d’extincteur d’incendie) : l’obsédante Marilou. L’album « l’homme à la tête de chou » raconte sous forme de flash-back l’aventure qui a mené le narrateur à ce « lunatic asylum »...

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L’imprévisible docteur Jekyll

Publié le par Eric Bertrand

C’est le dernier personnage de la pièce. Docteur Jekyll est chargée de « la blanche clinique neuro psychiatrique » et « pilote » son bataillon d’infirmières. Elle paraît de prime abord autoritariste et ne supporte pas la légèreté des jeunes infirmières dont elle a la charge. Mais, au fil du prologue, elle subit l’attraction de la folie... Cette folie n’est pas mentale, elle est davantage le produit d’une sensualité en éveil progressif, d’une intéraction entre chacune des filles dont les propos deviennent, à travers l’évocation du texte de Serge, de plus en plus troubles.

Visuellement, sur la scène, c’est au moment où Docteur Jekyll s’est emparée du roman « Lolita » de Nabokov qui « traînait » sur la table de chevet de Sergio qu’elle tombe le masque et révèle la sensualité débridée de sa nature.

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