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Les représentations de « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut »

Publié le par Eric Bertrand

Les présentations ayant été faites et avant d’entrer dans une approche du contenu, voici un moyen simple de visualiser la pièce par extraits à travers la page du site qui lui est désormais consacrée. La version proposée et rebaptisée « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut » est « inédite » dans le sens où elle diffère légèrement de la version écrite puisque j’y ai effectué des modifications liées aux contraintes de « format » et de distribution. Le titre choisi est peut-être plus « accrocheur » que le titre de la pièce originale : « du Kangourou club au pays d’Alice », mais il enlève la référence au pays d’Alice qui renvoie à toute la part du rêve et de l’imaginaire, si présente chez Gainsbourg.

http://www.ericbertrand.fr/representations.htm

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L’hôpital psychiatrique chez GAINSBOURG

Publié le par Eric Bertrand

Ceux qui s’attendaient à ne trouver dans les chansons de Gainsbourg que du sexe et de la provocation sont, quand ils ouvrent « ma Rue de Verneuil », accueillis par un première surprise de taille : le prologue de la pièce (et du roman) se joue dans un hôpital psychiatrique. Le personnage principal (« l’homme à la tête de chou » en l’occurrence !) est un aliéné (« un débile mental perdu dans son exil physique et cérébral »).

Il occupe son temps comme il peut et remâche « sous son crâne végétal » le souvenir douloureux de la seule fille qu’il aimait et qu’il a tuée (à coups d’extincteur d’incendie) : l’obsédante Marilou. L’album « l’homme à la tête de chou » raconte sous forme de flash-back l’aventure qui a mené le narrateur à ce « lunatic asylum »...

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L’imprévisible docteur Jekyll

Publié le par Eric Bertrand

C’est le dernier personnage de la pièce. Docteur Jekyll est chargée de « la blanche clinique neuro psychiatrique » et « pilote » son bataillon d’infirmières. Elle paraît de prime abord autoritariste et ne supporte pas la légèreté des jeunes infirmières dont elle a la charge. Mais, au fil du prologue, elle subit l’attraction de la folie... Cette folie n’est pas mentale, elle est davantage le produit d’une sensualité en éveil progressif, d’une intéraction entre chacune des filles dont les propos deviennent, à travers l’évocation du texte de Serge, de plus en plus troubles.

Visuellement, sur la scène, c’est au moment où Docteur Jekyll s’est emparée du roman « Lolita » de Nabokov qui « traînait » sur la table de chevet de Sergio qu’elle tombe le masque et révèle la sensualité débridée de sa nature.

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Bambou, la méfiante

Publié le par Eric Bertrand

Complice avec Shéhérazade, elle est agacée par Sergio, « le patient schizophrène »... Elle s’en méfie et le trouve même « vicieux ». Elle le dit avec son cheveu sur la langue, et ça lui donne un air charmant. Elle n’aime pas quand ses autres collègues se montrent trop attentionnées avec lui et ne supporte pas non plus quand elles se mettent à lui parler en anglais pour lui remémorer Marilou. Elle, « à part sea, sex and sun », elle ne sait rien de cette langue. De même, elle déteste le bocal à cornichons dans lequel elles ont enfermé le hanneton de Sergio. « Moi, ça me stresse cette histoire de hanneton dans un bocal ! J’ai une phobie des insectes et des serpents et j’aime pas les bocaux à cornichons, ça vient d’mon enfance ! »

Avec Jane B. Bambou est la seule des filles de la pièce dont le nom fasse référence au vécu de Serge : alors, une pensée pour la dernière compagne de ce dernier qui lui a aussi offert quelques chansons.

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Shéhérazade et les filles du marché persan

Publié le par Eric Bertrand

Parmi la joyeuse troupe des infirmières qui ont la charge de Sergio, la bien nommée Shéhérazade fait figure de râleuse. Elle n’a pas envie de traîner dans la chambre de ce patient qu’elle « ne sent pas » et qui la dérange. Elle a sans doute plein de choses à faire après le service « Shéhérazade : (remettant sa blouse à contrecœur) ah non, pas lui ! Je le supporte pas le Sergio, il est trop compliqué, j’ai jamais vu pareil oiseau ! Et puis j’étais sur le point de m’en aller, j’ai un rendez-vous, moi ! »

Dans les chansons de Serge, le thème de la belle orientale, de l’odalisque et de la fille du calife est très présent. Qu’on se rapporte par exemple à la chanson « oh my lady héroïne », dotée de « tous les charmes de la Perse ». Cette Shéhérazade traine dans son sillage quelqeu chose du sillage oriental, avec ses « doudounes comme deux rahat loukoums à la rose »...

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