Serge du côté de chez Victor Hugo
La seule chanson qui soit de Victor Hugo dans le répertoire de Serge s’intitule « la chanson de Maglia ». le thème qui y est abordé est pour le moins fondateur de l’une des grandes thématiques de l’univers gainsbourien : celui de la laideur... et de son cynisme en face de la beauté...
Hugo Gainsbourg
Serge du côté des romantiques
Avant le cynisme, Serge penche du côté romantique et j’ai souvent évoqué au moment de la conception des textes, la pureté de Sergio. C’est à ses grands modèles, Hugo, Musset, Nerval qu’il se réfère. Malgré les dérives de chacun, on retrouve dans leurs textes, leurs poèmes ou leurs personnages un versant pur et idéaliste. Je propose de faire un détour par ces « romantiques » du début du XIX° dont Serge a emprunté le profil ou les textes.
Par exemple Nerval... Sur un rythme étonnant ce poème qu’il a baptisé « le Rock de Nerval »...
Serge et son double, Musset et son double
A la différence des autres, le personnage de Sergio est un pur, un pur qui finit par reculer devant les « turbulences » dont il est pourtant responsable... C’est un peu la thématique tragique du double qui fait que, entrainé par le personnage qu’il a commencé à jouer, l’être se délite et finit par ne plus se reconnaitre. On peut penser par exemple au Lorenzaccio de Musset... Le double est fondamental pour entrer dans l’univers de Gainsbourg. En cela, il ressemble au complexe Alfred de Musset dont il a mis en musique l’un des poèmes.
Musset; Gainsbourg