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Serge et son double, Musset et son double

Publié le par Eric Bertrand

A la différence des autres, le personnage de Sergio est un pur, un pur qui finit par reculer devant les « turbulences » dont il est pourtant responsable... C’est un peu la thématique tragique du double qui fait que, entrainé par le personnage qu’il a commencé à jouer, l’être se délite et finit par ne plus se reconnaitre. On peut penser par exemple au Lorenzaccio de Musset... Le double est fondamental pour entrer dans l’univers de Gainsbourg. En cela, il ressemble au complexe Alfred de Musset dont il a mis en musique l’un des poèmes.

Musset; Gainsbourg

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Insulter pour marquer son territoire

Publié le par Eric Bertrand

Autre moment d’insulte, c’est lorsque le gang Barrow “montre les dents”! Ils ont capturé un shérif et cherchent à l’épouvanter. Les insultes pleuvent, “vieille canaille” bien évidemment sans oublier l’inévitable “con!”, issu du fameux “requiem pour un con”, base d’un ballet claquettes à trois filles, véritable danse de guerre.

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Qui aime bien insulte bien

Publié le par Eric Bertrand

La relation amoureuse n’est pas un long fleuve tranquille dans les chansons de GAINSBOURG et les amants sont tourmentés, assaillis de violents desirs ou de moments de crise, la jalousie étant un passage oblige dans cette “carte du Tendre” d’un genre un peu tumultueux. Aussi les insultes y tiennent leur place, moyen de manifester violemment les tourments de l’âme.

Dans la pièce, Sergio a des raisons d’être jaloux et Marilou, de très mauvaise foi, ne supporte pas ses humeurs et lui réplique hardiment en le traitant par exemple de “plouc, de minable, d’abominable bouc”… Tous ces charmants noms d’oiseaux sont par exemple dans la chanson “aéroplanes”, extraite de “l’Homme à la tête de chou”.

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Draguer en essayant de parler anglais

Publié le par Eric Bertrand

Les personnages de la pièce ne sont pas des « vedettes » en anglais ! Ils sont davantage au goût d’Emmanuelle qui aime « les manuels » comme dit la chanson. Cependant, lorsqu’ils constatent que les filles du Kangourou Club parlent la langue de Shakespeare, ils s’essaient maladroitement à quelques phrases, ce qui donne lieu à un moment cocasse...

“Bloody Jack : (avec un fort accent français, comme les autres) please, please ! I’m a french man, and I prefer to say : « je t’aime ».

L’ami Caouette : yes, me too !

Max Coiffeur : (se précipitant vers Paméla Popo) I like your body, your eyes, baby blue !

Tatoué Jérémie : (se précipitant vers Lola Rastaquouère) I’m afraid I don’t speak very well english but I think you are the most pretty little girl I ever knew !”

Cet épisode fait écho à quelques chansons que Serge chante en anglais. Intéressant au passage, quand on connaît bien les paroles de l’originale, de confronter à la traduction proposée.

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Draguer en écrivant des lettres

Publié le par Eric Bertrand

« Jouer la farce du grand amour » préconisait « la recette de l’amour fou »... Les hommes qui vont au Kangourou club négligent un peu l’orthographe mais se lancent dans les serments d’amour qu’ils font lire aux filles. L’occasion pour elles de se moquer de leurs pauvres compétences dans ce domaine !

C’est justement le thème de la chanson « en relisant ta lettre » qui s’attache à démonter le pathétique et le lyrisme amoureux par la grille austère de l’orthographe. Pour les besoins de la pièce, la situation est retournée car dans la chanson originale, c’est l’homme qui « joue les maîtres d’école » et la femme qui souffre « la leçon » !

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