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Une autre façon de draguer : faire rêver les filles

Publié le par Eric Bertrand

C’est la méthode de Sergio et de Max Coiffeur dans le Kangourou club. Lorsqu’ils s’adressent respectivement à Marilou et à la Javanaise, ils leur parlent du pays dans lequel ils leur promettent de les emmener. Ils vont plus loin puisqu’ils rendent palpables cet univers qu’ils décrivent :

« Sergio : Que dirais-tu, poupée, d’un voyage en Nouvelle-Guinée ?... Partir loin, très loin d’ici ! On décolle... Les heures passent... On survole la mer de corail... (Il lui prend la main et la fait déambuler au ralenti comme dans un rêve) On survole ces jungles mystérieuses au fond desquelles, parfois, s’agitent encore ces légendaires naufrageurs indigènes qui guettent les avions cargos de nuit... Imagine ! Nous sommes dans l’un de ces cargos. Eux, tapis dans l’ombre et armés de sarbacanes, nous voient passer au-dessus de leurs têtes... Nous ne craignons rien, nous sommes à bord de l’oiseau merveilleux, illuminé comme une Divinité de la Nuit...

Max Coiffeur : « et que dirais-tu, toi, la Javanaise, si moi aussi, Max Coiffeur, je te faisais prendre un grand paquebot pour te ramener dans ton ile ? (Il la prend à son tour par la main) Je te couvrirais de perles et de bijoux et je te logerais dans l’un de ces palaces cinq étoiles spécialement aménagés pour les amants en voyage ? Vois... Des escaliers à colonnades, des miroirs profonds, des lits à baldaquin ! Et, posés sur des meubles rococos, des bustes d’Aphrodite et de Vénus sortant de l’écume... »

Cette escapade dans le rêve passe par des références à la chanson déjà citée de « Cargo culte » mais aussi à une autre chanson de l’album : « Histoire de Mélody Nelson » : « l’Hôtel particulier ».

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Conférence Gainsbourg au musée du rock de La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

Un gros travail ces dernières semaines autour d’une conférence que je propose sur les diverses influences artistiques qui ont marqué les chansons de Gainsbourg... Vaste sujet qui mériterait tout un livre (j’y pense) et qu’il va falloir faire tenir dans le cadre d’environ une heure...

Voir infos sur la page du musée du Rock.

http://museedurock.com/conference-gainsbourg-au-musee-du-rock

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Draguer avec élégance, le « dandy à la dent dure »

Publié le par Eric Bertrand

C’est un personnage de la pièce qui l’affirme : « dandy à la dent dure, je traque les aphorismes ! J’aiguise le coupe-chou et la phrase assassine, j’mets du rouge à lèvres à la pensée et j’la fais saigner. J’adore le sang qui affleure et le rouge qui monte aux joues des timides cramoisies. »

Beaucoup d’élégance teintée de cynisme. Mélange de dédain et de distinction... Bref, le dandysme. C’est un peu la méthode Sergio héritée de toutes les influences des dandys prestigieux, Baudelaire, Oscar Wilde ou Bowie comme le chante si bien l’une des muses de Gainsbourg : Isabelle Adjani...

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Les différentes façons de draguer

Publié le par Eric Bertrand

Au « Kangourou club », les cinq compagnons de misère n’ont rien d’autre à faire qu’à essayer de « draguer »... « Les filles sont tellement belles que n’importe qui se damnerait pour elles ! » s’exclame d’ailleurs l’Ami Caouette.

La question est : comment s’y prendre quand on n’a pas le physique de l’emploi ? « On a une sale gueule, mais on n’y peut rien ! ». C’est l’occasion de voir ce que proposent les chansons de Serge en matière de drague ! Et avant de commencer, un détour par une « recette » proposée par le dandy cynique, « la recette de l’amour fou ».

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La folie amoureuse

Publié le par Eric Bertrand

La passion est tragique et mène à la folie. Folie dévastatrice dans « l’Homme à la tête de chou » puisque l’amant ivre de jalousie tue Marilou avant de sombrer dans la démence ou lente dérive vers des univers parallèles éloignés de la vie. C’est le cas du héros dans « Histoire de Mélody Nelson ». Dans la mer de corail, Mélody disparaît suite à un accident d’avion : « Où es-tu Mélody et ton corps disloqué hante-t-il l’archipel que peuplent les sirènes ? »... (Sinistre actualité de ces paroles qui évoquent une autre disparition d’avion...)

Ivre de douleur, celui qui reste n’a plus qu’une seule ressource : rejoindre les peuples indigènes de Nouvelle-Guinée, les papous, les sorciers de la nuit afin d’essayer de ramener Mélody en priant « les cargos de la nuit ». Définitivement, il tourne le dos à la civilisation occidentale et se rapproche de ce peuple primitif qui croit en ses totems et qui « espère encore des avions brisés ».

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